Posts Tagged ‘reunification’

Signez la pétition de la plateforme « libérons les énergies en Bretagne » !

Le 4 avril dernier, la Gauche Indépendantiste Bretonne (Breizhistance-IS) paraphait aux côtés de 8 autres organisations politiques et associations (Ai’ta, Bretagne Réunie, EELV Bretagne, Kevre Breizh, MBP – Mouvement Bretagne et Progrès, Parti Breton, UDB -Union Démocratique Bretonne, 44= Breizh) le texte commun  de la plateforme « Libérons les énergies en Bretagne » comportant 4 revendications majeures pour la Bretagne :

- Ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et obtenir un statut de co-officialité des langues de Bretagne.

- Réunifier la Bretagne dans le cadre d’une collectivité territoriale ( Région Bretagne, départements de la Bretagne Administrative, département de la Loire-Atlantique).

- Créer un pôle multimédia bilingue publique (TV et radio).

- Doter la Bretagne d’un statut particulier dotant l’institution bretonne d’un parlement.

                        

 

Adhérez au manifeste et soutenez nos revendications pour le peuple breton en signant la pétition: galvpondi.net.

 

Blog de la plateforme : http://galvpondi.net/category/blog/

Rejoignez la plate-forme commune pour la Bretagne !

Le jeudi 4 avril 2013, une plate-forme revendicative commune pour la Bretagne a été présentée à Rennes lors d’une conférence de presse et signée par les organisations et parti politiques suivants: Ai’ta, Bretagne Réunie, la Gauche Indépendantiste (Breizhistance-IS), EELV Bretagne, Kevre Breizh, MBP (Mouvement Bretagne et Progrès), Parti Breton, UDB (Union Démocratique Bretonne), 44= Breizh.

Les 4 revendications majeures sont :

- Ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et obtenir un statut de co-officialité des langues de Bretagne.

- Réunifier la Bretagne dans le cadre d’une collectivité territoriale ( Région Bretagne, départements de la Bretagne Administrative, département de la Loire-Atlantique).

- Créer un pôle multimédia bilingue publique (TV et radio).

- Doter la Bretagne d’un statut particulier dotant l’institution bretonne d’un parlement.

 

Cliquez ci-dessous pour pouvoir imprimer le texte de la plate-forme.

 

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Retrouvez le blog de la plate-forme en cliquant sur : galvpondi.net

Retrouvez la page Facebook en cliquant sur : LiberonsLesEnergiesEnBretagne

 

Plateforme pour la Bretagne : l’instrumentalisation politicienne de la droite rennaise.

La plateforme « Libérons les énergies en Bretagne » co-signée par 11 différents partis politiques bretons et associations de défense de la langue bretonne, dont la gauche indépendantiste (Breizhistance-IS), et présentée en conférence de presse le 4 avril dernier à Rennes revendiquant la création d’une assemblée bretonne dotée pouvoirs législatifs et d’une fiscalité lui permettant de fonctionner, la réunification de la Bretagne dans le cadre d’une collectivité unique englobant les départements de la Bretagne administrative, la Loire-Atlantique et la Région Bretagne, le statut co-officiel de la langue bretonne permise par la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires et un pôle TV-Radio bilingue, aiguise visiblement l’appétit électoral de la future tête de liste de la droite rennaise aux municipales 2014, Mr Chavanat, d’un de ces futurs probables co-listiers, Mr Plouvier (UMP) et de Mr Le Brun (ancien conseiller municipal rennais, UDI).

Ainsi avons nous appris par voie de presse que Mrs Chavanat et Plouvier, actuels conseillers municipaux UDI et UMP, et Mr Le Brun l’interêt qu’ils portent à nos revendications pour le peuple breton. Sur la forme, la manoeuvre politique consistant à couper l’herbe sous le pied à leurs adversaires socialistes en vue des élections municipales 2014 et territoriales de 2015 jette le discrédit sur les intentions réelles. Sur le fond, il est permis de douter de l’adhésion véritable de Mr Chavanat à notre plate-forme qui revendique la co-officialité de la langue bretonne alors qu’il déclara lors de la campagne législative 2012 être défavorable « une obligation systématique de bilinguisme dans  toutes les démarches de la vie administrative ou économique ». Faut-il rappeler que lui-même est membre du Conseil d’Etat, celui-même ayant émis un avis défavorable à la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires le mois dernier pour le même argument que celui présenté par Mr Chavanat lors de sa campagne législative de 2012. Alors que la droite sarkozyste a fait unanimement preuve d’un centralisme à tout rompre pendant 5 ans, Mr Plouvier, secrétaire national de l’UMP, et ses amis se découvrent des velléité décentralisatrices en se prononceant pour une consultation auprès des bretons sur l’avenir de la Bretagne dont la création d’une assemblée.

Si on ne peut que se réjouir que la démarche de la plateforme suscicte débats et intérets nous ne laisserons personne l’instrumentaliser à des fins politiciennes.

 

La Gauche Indépendantiste (Breizhistance-IS), section de Rennes.

 

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Votation pour la réunification, Primael Petit et Breizhistance appellent à y participer

Breizhistance-IS, s’associe à son conseiller municipal herblinois, Primael Petit et appelle à participer à l’action du collectif 44=Breizh samedi à Nantes.

Primael Petit, Breizhistance, conseiller municipal de Saint-Herblain

« Je serais présent à Nantes samedi pour participer à la votation citoyenne symbolique sur la réunification de la Bretagne organisée par le collectif 44=breizh. En tant que conseiller municipal de Saint-Herblain je adresse mon soutien à l’action et prie le collectif d’accepter mon vote par procuration.
Malgré l’engagement de François Hollande « en faveur de la démocratie et des libertés locales », le projet de loi de décentralisation qui sera présenté le 10 avril prochain en conseil des ministres ne fera vraisemblablement pas de proposition pour sortir de l’impasse démocratique dans laquelle se trouve la question de la réunification de la Bretagne. Il faudra bien trouver nos propres solutions en Bretagne face aux défaillances de l’Etat central. Parce que je crois à la libre détermination démocratique des bretonnes et des bretons sur leur avenir institutionnel, j’appelle donc à participer à l’action organisée par le collectif 44=breizh, samedi 6 avril à Nantes »
Primael Petit

Amendement sur la réunification, décentralisation, … : Autodétermination !

La semaine dernière, l’amendement 3 ter  a été retiré du projet de loi sur le referendum d’initiative partagée par le Sénat. Il avait été voté en décembre 2011 par le parlement  français et était à l’initiative du député EELV, F. De Rugy. Au travers d’un processus référendaire peu crédible, cet amendement avait le mérite de remettre le processus de réunification de la Bretagne entre les mains de ses habitants et des collectivités Loire-Atlantique et région Bretagne, sans que la région Pays de la Loire ne puisse bloquer ce processus, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette séance, outre les propos caricaturaux du jacobinisme habituel, aura permis quelques interventions intéressantes, et de constater que c’est bien la question spécifique de la territorialité bretonne, qui induit ce débat sur un changement législatif nécessaire. Le gouvernement « partage l’impatience » sur cette question, mais ne peut y répondre du fait de ce que cela pourrait entrainer sur d’autres territoires (intervention du sénateur Fr. Fortassin), où la revendication n’existe pourtant pas. En somme, nous constatons que le cadre législatif de l’Etat français ne permet pas de répondre aux attentes démocratiques spécifiques du peuple breton.

Alors qu’on oppose l’avenir des régions de l’ouest de France à la résolution de la partition administrative de la Bretagne, ce débat au Sénat doit faire comprendre que c’est bien la réunification de la Bretagne qui dénouera ce problème. C’est elle qui permettra d’amener un débat dans les collectivités concernées par un remodelage et une amélioration des limites régionales de l’Ouest de la France selon le modèle proposé aujourd’hui par Bretagne Réunie et plusieurs associations.

Si Christiane Taubira, en tant que représentante du gouvernement, indique que la loi sur la décentralisation à venir pourrait proposer une « opportunité » pour répondre à la question soulevée, nous en doutons fortement. Notamment parce que la ministre de la décentralisation, Marylise Lebranchu, malgré son vote en faveur de l’amendement en décembre 2011, semble indiquer l’inverse dans ses déclarations.

De même, l’avant-projet de loi annonce la création de «communautés d’agglomérations nouvelles». C’est-à-dire la constitution d’une énième structure administrative créant des métropoles aux compétences élargies, notamment pour Nantes et très possiblement pour Rennes. Tout laisse donc présager d’une stagnation des capacités d’intervention au niveau régional au profit d’une prise de puissance des métropoles rennaise et nantaise. Ceci entrainerait nécessairement un accroissement du déséquilibre entre l’est et l’ouest de la Bretagne, entre régions pauvres et régions riches, et compliquerait encore le processus de réunification porteur d’une vision régionale et équilibrée du territoire. Le peu de compétences nouvelles pour les régions dont semble présager l’avant-projet, renforce encore cette perception insatisfaisante que l’on peut avoir de la prochaine loi.

Comme toutes les lois sur la décentralisation, la prochaine ne répondra certainement pas aux attentes démocratiques existant en Bretagne. L’inaction et le double discours d’élus du PSf en Bretagne est pour partie l’origine de la déception que provoquera la future loi. Si petite soit l’avancée, nous n’obtiendrons des compétences significatives pour la Bretagne, qu’en inscrivant le destin national du peuple breton dans notre action et en mettant en pratique notre droit à l’autodétermination, jusque dans les collectivités. L’Etat français ne fera un pas dans le sens d’un pouvoir politique et démocratique pour une Bretagne réunifiée, que s’il perçoit, qu’elle lui échappe.

J.G., pour Breizhistance

Tous et toutes le 15/12 à Morlaix pour une Bretagne unie et solidaire !

Le 15 décembre 2012, Bretagne Réunie et 44=Breizh appellent à une manifestation «Démocratie et Réunification pour la Bretagne», à Morlaix. Celle-ci se déroulera dans le cadre de la prochaine réforme sur la décentralisation présentée dans les prochains mois par la ministre Marylise Le Branchu, élue de la circonscription de Morlaix.

Breizhistance se joint à cette manifestation et appelle le plus grand nombre à y participer. Lors de la manifestation «Bretagne en résistance» en faveur de la Réunification, le 18 juin 2011 à Nantes, la Gauche Indépendantiste Bretonne avait contribué à faire émerger un pôle anticapitaliste unitaire prenant en compte la question des droits démocratiques du peuple breton. Nous invitons les organisations s’étant retrouvé autour de cet appel pour une Bretagne unie, rebelle et solidaire, et se retrouvant autour de l’appel Démocratie et Réunification pour la Bretagne à se retrouver le 15 décembre 2012 à Morlaix.

Un été hollandais

Petit retour sur le premier été de l’ère Hollande-Ayrault

Bien sûr on dira que le nouveau gouvernement PS (+ EELV et PRG) n’est en place que depuis quelques mois, qu’« il faut lui laisser le temps » pour imposer un « changement » qui devait à l’origine être « maintenant ». En attendant les attaques antisociales contre les travailleurs et les travailleuses continuent inlassablement et les mouvements sociaux sont encore et toujours réprimés, notamment en Bretagne. Tout ne serait donc qu’une affaire de «style», pourtant, qu’il est étonnant (pour ceux et celles qui y croyaient encore) de voir cette nouvelle majorité reprendre les mêmes mots que l’ancienne, «morale républicaine» ou «laïque» à l’école, imposition d’une politique européenne néo-libérale avec le traité budgétaire et évacuation estivale de camps roms. En tout cas, nous, en Bretagne, qu’on soit ouvrier-e de l’industrie, paysan-ne prolétarisé-e, militant-e anti-nucléaire, opposé à l’aéroport ou pour la langue bretonne, on a pas vu la différence … Cela ne veut pas dire que nous sommes condamnés à cette réalité, juste que la solution ne se trouve ni à Paris, ni avec le PS ou l’UMP.

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De DOUX à PSA, construisons l’alternative ici, en Bretagne

L’actualité sociale et industrielle en Bretagne aura notamment été marquée par les dossiers DOUX et PSA. En effet, peu après les présidentielles, les plans sociaux sont tombés. 800 agriculteurs et 2000 emplois menacés à DOUX, 1400 dans l’usine PSA de Rennes avec la fermeture d’un site en France, à Aulnay (3000 salariés), sans compter les sous-traitants. Ceci au moment même où la Commission européenne accorde 12 millions d’euros d’aides pour plus de 2000 salariés de PSA licenciés en 2009 et 2010, s’ajoutant au 4 milliards d’aides publiques perçues ces dernières années par l’entreprise. Alors que l’entreprise DOUX a bénéficié elle de près d’un milliard d’euros d’aide de la PAC en 15 ans, de centaines de millions d’euros d’aides publiques des différents gouvernements français et que la famille DOUX est une des plus riche de Bretagne.

Le cas de la société DOUX était prévisible tant l’agriculture productiviste et ultra-libérale a montré ses limites, que ce soit en terme environnemental ou en terme social, comme on le constate aujourd’hui. La « rationalisation » des exploitations agricoles, en les spécialisant à outrance, a rapidement montré ses dérives entrainant la prolétarisation des paysans et des salariés de l’agro-industrie, des produits de masse de faible qualité, une dépendance à l’Europe de ses élevages par manque de protéines végétales, des problèmes environnementaux dus à la concentration de la production sur des territoires de plus en plus restreints, le dumping des excédents exportés qui anéantissent les paysans locaux.

Alors que l’affaire Doux devrait être un coup de semonce nous permettant de poser les bonnes questions et d’apporter les bonnes réponses, on ne peut que déplorer les déclarations du gouvernement ou des députés nouvellement élus ne dépassant pas les appels à la « pérennisation de l’outil industriel ».

Sans doute dans les prochains mois verrons nous les mêmes catastrophes sociales se reproduire dans la filière porcine, avec les mêmes responsables politiques se prononçant pour une « économie verte » et une « agriculture durable » qui défendront la filière productiviste au détriment d’une restructuration radicale du modèle agricole breton.

Quant à PSA, les chiffres parlent d’eux-mêmes : des milliards d’euros de l’Etat pour le groupe PSA, prime à la casse, chômage partiel financé par la collectivité (APLD), augmentation du chiffre d’affaires du groupe à 60 milliards d’euros…. et des licenciements de masse qui se succèdent. Tout comme avec les salariés de DOUX nous serons aux côtés de ceux et celles qui refusent de payer la crise à la place de ses responsables. Il y a besoin d’une refonte radicale de l’industrie vers une production socialement et écologiquement utile qui ne pourra se faire sans un contrôle publique de l’entreprise. En attendant les représentants de la nouvelle majorité devraient pouvoir imposer la mise en place d’un fonds patronal mutualisé, financé par les entreprises du secteur de l’automobile (Renault, Toyota, etc.), ils devraient instaurer un droit de véto pour les comités d’entreprises contre les licenciements collectifs. Encore faudrait-il qu’ils le veuillent, encore faudrait-il que le « changement soit maintenant ». De même tout en dénonçant l’injustice du modèle économique de DOUX nous devons agir en Bretagne pour une réappropriation collective des structures de l’entreprise vers une agriculture paysanne. Ce qui arrive aux salarié-e-s de DOUX ou PSA est bien la conséquence de l’absence de contrôle démocratique et économique de ces secteurs stratégiques laissés dans les mains des pires spéculateurs. Via un parlement breton nous pourrions imposer un contrôle citoyen et un contrôle social des CA de ces entreprises, et ceci est bien légitime quand presque l’ensemble des collectivités en Bretagne participent à leur financement !

Force est de constater que les salariés de Doux ou PSA sont assez isolés. Malgré nos critiques sur le modèle économique désastreux sur le plan environnementale que représente ces entreprises, nous souhaitons rappeler avec force que c’est les ouvriers que nous défendons et pas leur travail !

Il est clair que ces salariés n’ont pas à payer la crise des grands patrons. Leurs mobilisations légitimes ne sont pas ou peu appuyer par le reste du paysage syndical et politique.

Aujourd’hui c’est eux, demain ça sera nous tous et toutes à qui ont fera payer par des licenciements de masse et des mesures d’austérité la crise provoquée par une minorité de spéculateurs et de capitalistes.

On ne peut que le constater, les mobilisations traditionnelles de type journées nationales d’action pour l’emploi ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Les mobilisations victorieuses de la Guadeloupe et de la Martinique de l’année 2010 nous on montré la voie à suivre, un regroupement à la base des forces syndicales et politiques sur la base d’un programme revendicatif pour défendre les intérêts populaires. Plus près de nous, les grèves générales massives construites par les syndicats basques ou galiciens vont dans le même sens et nous invitent à nous émanciper du syndicalisme centralisé. L’ampleur des mobilisations des syndicats andalous (SAT/SOC) et de la gauche souverainiste andalouse organisée autour de CUT-BAI, et qui se déroulent depuis début septembre à travers des marches ouvrières pour imposer des mesures favorables aux travailleurs (logements, emplois, contre les aides publiques aux banques, etc …), doivent alimenter notre réflexion et notre pratique. Elles doivent nous inspirer pour contribuer à construire une riposte de classe ici, en Bretagne et à la base, sans attendre la grève générale dont aucun grand syndicat français ne veut, tant leurs dirigeants sont liés au nouveau pouvoir.

BREIZHISTANCE-IS et ses militant-e-s sont disponibles pour construire des mobilisations à la base ici en Bretagne, clairement anticapitalistes, pour la défense des emplois socialement utiles, pour la reconversion dans cette perspective, pour l’augmentation des salaires, pour le logement et contre la spéculation immobilière, contre la hausse des prix et pour la défense des minimas sociaux que sans doute on attaquera bientôt.

Répression ? oui, mais de gauche

Les tribunaux français n’ont pas chômé durant les congés ! Yoann Colas et Corentin Lemonnier, deux militants de Breizhistance – IS, ont été condamnés le 16 août à Rennes à 1000 et 1500 euros d’amende pour avoir barbouillé deux panneaux routiers unilingues. La présence publique de la langue bretonne est un droit légitime et démocratique qui progresse de Brest à Clisson. Il semble cependant que le Conseil général d’Ille et Vilaine qui avait porté plainte, tout comme les magistrats rennais, ne soient pas encore prêt à emboiter le pas de ceux du Finistère, des Côtes et d’Armor et du Morbihan. Le refus du président du tribunal d’accorder un interprète à nos deux camarades ayant souhaiter défendre leurs droits en breton, alors même que la police française leur avait accordé ce droit lors de leur interrogatoire, les réquisitions du procureur, les remarques humiliantes de la juge pour notre langue nationale et ses défenseurs, et ces condamnations témoignent une fois encore de la vision jacobine de la justice de l’Etat français et de sa partialité politique.

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Face au coupable immobilisme d’une part réactionnaire des élus en Bretagne, l’action de désobéissance civile et populaire reste un des meilleurs moyens d’avancer vers l’officialité de notre langue.

Mickael Garabello, guingampais de 24 ans et étudiant à Rennes, a lui été condamné à 3 mois de prison ferme le 21 août pour avoir participé au week-end de résistance et à l’action anti-THT du 24 juin dernier à Chefresne dans la Manche (70km au nord de Fougères). Alors que le parquet lui-même avait abandonné les poursuites par manque de preuves, Mickael a été reconnu coupable des blessures légères occasionnées à deux gendarmes. Lors de la marche qui devait conduire les participants au week-end au chantier d’un pylône, ceux-ci avait tout de suite été empêchés par les gardes-mobiles usant de grenades assourdissantes et de bombes lacrymogènes envoyées à tirs tendus. Deux manifestants ont été touchés à l’œil, entrainant pour l’un une hémorragie du vitré et pour l’autre une triple fracture du massif facial nécessitant une opération chirurgicale. Enfin une troisième personne s’est vu percluse d’éclats de grenades dont l’un ayant sectionné un nerf de l’avant-bras.

Le mardi 28 août sont passées devant le tribunal de Saint-Nazaire les 37e et 38e personnes inculpées dans le cadre de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils sont accusés de « violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique » pour Sylvain Fresneau (porte-parole de l’ADECA) et « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « refus de fichage ADN » pour l’autre, Clément, arrêté un mois après les faits à son domicile. Le 21 juin 2012, ils participaient à un rassemblement contre le déroulement d’une enquête publique préalable à la réalisation du projet d’Aéroport Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Rassemblement devant la mairie, blocage des entrées par des tracteurs et des serrures collées et occupation du toit. Des centaines de personnes marquaient ainsi leur opposition à ce projet contre lequel elles luttent depuis plus de 30 ans. Sylvain Fresneau s’était alors fait arrêté dans son tracteur (« arme par destination ») manœuvrant devant les forces de l’ordre. L’audience s’est déroulée sous la pression populaire comme en témoigne la présence de 150 tracteurs et près de 1000 personnes réunies pour soutenir les deux prévenus, une mobilisation importante en cette fin d’été. La venue de quelques personnalités comme José Bové aura permis une médiatisation relativement importante de l’événement. Clément sera relaxé pour le délit d’attroupement, son avocat faisant état de l’absence de PV des forces de l’ordre quant à l’effectivité de sommations… mais 2 mois de prison avec sursis seront requis pour chacun des autres chefs d’inculpation. C’est ensuite Sylvain qui comparaît. La procureure s’offusquera aussi qu’on ait pu faire « rentrer la politique dans le tribunal », rappelant « l’indépendance de la justice » avant de requérir des peines dont le caractère politique n’échappera à personne : amende de 800 euros, interdiction de manifester pendant un an à Notre-Dame-des-Landes, confiscation et interdiction de porter des armes (le tracteur n’étant cependant ici plus une arme). Délibéré le 11 septembre à Saint-Nazaire (ce même jour verra l’audience de la famille Herbin, locataires sur la ZAD et mis en demeure par Vinci malgré l’accord signé avec le PS suite à la grève de la faim du printemps). Rappelons aussi que les expulsions sauvages par les gardes mobiles et les CRS sont de plus en plus redoutées…

Si l’acharnement judiciaire continue contre les militants, rien n’a non plus vraiment changé dans la politique intérieur du gouvernement actuel. En témoigne les démantèlements hebdomadaires des camps de Roms sous la houlette d’un ministre de l’Intérieur il est vrai coutumier du fait depuis son mandat à la tête de la commune d’Evry. Les fallacieux prétextes sanitaires ne sauraient nous duper. Ces actions menées à grand renforts de forces policières sous l’œil des caméras ne conduisent qu’à la stigmatisation d’une population qui dérange la vision normative qu’à le gouvernement de la société.

Le gouvernement socialiste continue de même à collaborer avec l’Etat sécuritaire espagnol dans la gestion du conflit basque où un processus de paix est impulsé. Aux arrestations des militants indépendantistes basques sur le territoire français, se succèdent les silences aux demandes du rapprochement des prisonniers politiques basques et de la libération de 14 d’entre eux gravement malades. Le pays se targuant d’être celui de la patrie des Droits de l’Homme, qui a fait libérer Papon pour raisons de santé, a-t-il fait un quelconque signe envers ces prisonniers (dont 150 sont incarcérés en France) ?

Dans ces conditions, il est difficile de voir une ministre EELV de ce gouvernement français prendre la défense du groupe russe Pussy Riot, quand répression et injustices se succèdent sur le territoire hexagonal. L’indépendantiste guyanaise que fut la Garde des Sceaux Christiane Taubira n’a pas d’ailleurs plus fait de signe envers les militants corses ni le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah embastillé depuis bientôt 30 ans en France.

Enfin on remarquera le silence des partenaires du PS a commencer par Europe Ecologie, ou même du Front de Gauche, à propos des lois liberticides dites anti-terroristes votées par la droite en 1986 et renforcées depuis par tous les gouvernements, et dont plus personnes ne demandent l’abolition. A la

prochaine rafle du style Tarnac, ou anti-indépendantistes bretons, basques ou corses on en reparlera.

Ministère de la Défense, un «décolonisateur» qui colonise

La gauche indépendantiste bretonne s’est toujours élevée contre toute politique militariste où que ce soit dans le monde, à fortiori quand elle touche directement notre territoire. Ainsi il y a un an nous impulsions une campagne antimilitariste en nous élevant notamment contre les journées de recrutement de l’armée française en Bretagne, les JAPD.

C’est dans ce cadre, qu’au mois de juillet nous avons interpellé l’ancien président de la Région Bretagne et actuel ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, et le député Paul Molac (apparenté UDB et siégeant dans le groupe parlementaire d’EELV) sur le choix sulfureux du nom de la promotion des élèves officiers de St-Cyr, De Castelneau. Ni l’un, ni l’autre n’ont réagi à notre indignation publique que soulève l’idéologie d’extrême-droite véhiculée par ce personnage, soutien de Franco et créateur d’une ligue fasciste dans l’entre deux-guerre. Ce député « autonomiste mais pas trop » avait pourtant félicité J.-Y. Le Drian de sa nomination à la Défense, disant de lui qu’il avait « fait sortir la Bretagne de l’ère coloniale »… Pas vraiment le genre de « Bretagne décolonisée » dont nous rêvons… Ce qui n’a pas empêché les deux compères de se retrouver pour assister au baptême de la classe St-Cyr.

D’ailleurs cette politique de promotion de l’armée française et de ses valeurs impérialistes en Bretagne poursuit allègrement son cours. Entre le 28 et le 31 août, des recruteurs du poste d’information de Nantes ont sillonné les routes bretonnes de St-Malo à Pontivy en passant par Lamballe, Morlaix et La Baule afin de recruter pour la Légion étrangère.

On retrouvera d’ailleurs Le Drian le 10 septembre à Brest, pas au service du lobby militaro-nucléaire pour un sou, à l’université d’été de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique, cabinet privé de lobbying douteux et officine sarkozyste s’il en est, mise en accusation dans un dossier de corruption avec Bouygues par le Canard Enchainé en début d’année… On choisit la « décolonisation » que l’on peut …

Cheñch penn d’ar vazh*

Encore une fois nous le disons, nous n’avons rien à attendre du Parti Socialiste en Bretagne, et encore moins de ceux qui choisiront de s’aligner sur sa politique. Que dire de la participation à ce gouvernement d’EELV, notamment sur la politique énergétique ? Cela a toutes les chances de conduire à un échec politique qui profitera à un Front de Gauche dont les structures dirigeantes reposent malheureusement sur des caciques du nationalisme français et du productivisme.

Le changement ne pourra être porté que par une prise de conscience massive du peuple dans sa capacité à s’autodéterminer et à mettre en place les élément d’une alternative au capitalisme et au productivisme. C’est le seul moyen d’aller vers un véritable partage des richesses et le bien-être collectif. En ce sens, face à un gouvernement qui nous endort, il faut être prêt à proposer et à construire cette alternative par nous-mêmes, et au-delà des mots d’ordre des centrales parisiennes. En Bretagne ces exigences sociales et environnementales ne peuvent passer à côté de la revendication démocratique à disposer de nos propres institutions et d’un territoire réunifié.

* Changer radicalement

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8/05 : Chaîne humaine pour la réunification de la Bretagne

Jonathan Guillaume et Nathalie Roynard, candidats de Breizhistance s’associent à Eloise Cordier et Jef Monnier, candidats de Breizhistance et de l’UDB, pour lancer un appel à participer à une «chaîne humaine pour la réunification» sur le pont St-Nicolas entre Redon et St-Nicolas de Redon, le Mardi 8 Mai à partir de 11h.

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« Nous faisons le constat que la problématique «régionale» a été complètement oubliée du débat présidentielle, ceci alors même qu’elle est un échelon essentiel en terme de démocratie. Il nous parait fondamental de faire émerger cette question lors des élections législatives, alors que beaucoup d’autres voudraient la nier.

Le pays de Redon est pour nous emblématique de la question territoriale bretonne. A l’heure de l’Europe, alors que de plus en plus de personnes ont l’impression que les décisions sont prises sans eux, il nous paraît primordiale de parler de nouveaux pouvoirs politiques et démocratiques pour la Bretagne. Et cela passe d’abord par la Réunification de la Bretagne, réclamée depuis de nombreuses années par la population.

Nous appelons toutes les personnes attachées à l’unité de la Bretagne, dont les autres candidats et candidates aux élections législatives, à venir participer à cette action symbolique et débattre avec nous. »

11h rendez-vous devant le pont St-Nicolas,
12h Débat + pique nique militant
boissons, nourritures et animations musicales sur place

Autodétermination pour la Bretagne ? Breizhistance dit Chiche au PS.

Vendredi dernier, c’est encore une trentaine de personne qui se sont rassemblés à l’appel de 44 = Breizh pour «la démocratie en Bretagne» lancé le 15 décembre dernier auquel avait répondu Breizhistance, l’UDB jeunes , les jeunes écologistes 35 et 44, le PB et auquel s’est adjoint NPA 35 vendredi dernier. De nouveaux rassemblements sont prévus, le 19 mars devant le CG à Nantes et le 28 mars devant le CR, en réclamant auprès des collectivités de Bretagne :

> Un acte fort permettant d’engager clairement notre territoire sur la voie de l’unité territoriale.
> La réactivation de la commission mixte Loire-Atlantique/Région Bretagne et sa transformation en commission pour la réunification.
La réunification n’est pas une question identitaire ou historique, c’est une question de démocratie. Nombre de déclarations de l’exécutif régional sur la gestion de l’eau, les OGM, le logement et le foncier, les compétences linguistiques, la politique énergétique, la politique de la mer, etc … sont en réalité sans effets en raison d’un manque de compétences démocratiques locales . Nous demandons de la cohérence et de véritables engagements dans cette direction, en réclamant :
> Un débat permettant d’engager, comme en Alsace, la fusion des départements bretons (dont la Loire-Atlantique) et de la région dans une collectivité unique.
> Une collectivité unique dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe, qui s’engage sur la voie d’un vrai parlement régional.

Vendredi 3 février, lors du rassemblement en compagnie de la conseillère régionale UDB Naig le Gars.

Vendredi 3 février, lors du rassemblement en compagnie de la conseillère régionale UDB Naig le Gars.

La mobilisation de vendredi dernier est modeste certes, mais c’est le deuxième rendez vous et cette campagne est faite dans l’esprit de ses initiateurs pour s’inscrire dans la durée.

De plus elle a eu lieu quelques jours après le passage de François Hollande à Brest où il a réaffirmé le néant du projet du PS français pour la Bretagne. Lors du meeting de Brest , et devant la presse, il a évoqué «les territoires» comme un atout pour «La France» . Tout en parlant d «une nouvelle étape dans la décentralisation», qui accorderait de nouveaux pouvoirs aux collectivités territoriales et aux régions, notamment en matière budgétaire il a exclu de faire «une décentralisation spécifique pour la Bretagne». C’est on ne peut plus clair, et n’oublions que lors de cette visite à Brest celui-ci s’est rendu à la base de sous-marins nucléaire de l’Ile Longue. En compagnie de Jean-Yves Le Drian, actuel président du conseil régional et son conseiller spéciale pour la défense, ministrable dans ce domaine en cas de victoire du PS lors de la présidentielle française, tant ses liens avec le lobby militaro-industriel sont forts.

Avant la venue de Hollande à Brest, le BREIS (Bureau Régionale d’Etudes et Initaitives Socialistes) devait se réunir pour affiner l’argumentaire pour sa «république des régions» et la «nouvelle étape de la décentralisation», qui enthousiasme tant LeDrian. Argumentaire qui figurera, parait-il, dans le projet du candidat à la présidentielle.
“Les militants et élus locaux des quatre fédérations du Parti Socialiste se retrouveront ce dimanche pour élaborer avec les élus régionaux une nouvelle avancée en termes de décentralisation, de régionalisation.”
C’est ainsi que commence l’invitation faite le dimanche 05 février aux militants du parti socialiste pour participer à la journée du BREIS, sorte d’Union Régionale PS en Bretagne. Nous ne pouvons que constater que rien n’interdisait aux membres du PS de Bretagne administrative d’inviter leurs camarades de Loire-Atlantique. Cela en dit long sur le manque de cohérence du PS au sujet de l’unité territoriale de la Bretagne. Nous avons pu constater également que la conférence de presse du BREIS a été annulée par Jean-Yves le Drian. Bernard Poignant, maire de Quimper, et chargé avec Marylise LeBranchu de donner un peu de crédit à l’aspect régional du programme, n’ayant pu assisté pour cause de maladie à cette réunion. La journée du BREIS ne sera donc restée qu’une journée de briefing confidentielle pour les candidats investis par le PS venus majoritairement des départements 29, 22 et 56… les militants de la fédération 35 étant visiblement peu préoccupés du projet «breton» du PS pour se déplacer en nombre.

Ce flop tranche avec les propos de plusieurs membres du Parti Socialiste en Bretagne, qui se sont prononcés pour des compétences larges et renforcées en Bretagne.

M. Le Drian, président PS du Conseil Régional disait en juin 2011« Le Pays de Galles nous fait rêver par sa capacité d’actions régionales ». Le 21 décembre, M. Urvoas et Mme Lebranchu ont défendu l’amendement donnant au peuple breton la possibilité de s’exprimer sur son intégrité territoriale.

A la lecture attentive de Ouest-France du 29 janvier on apprenait que Bernard Poignant, que l’on sait proche du staff de Hollande, avait, lors des vœux à la mairie de Kemper, prôné une collectivité bretonne unique (un fusion de la région et des 4 départements de la région administrative), cela lui semblant «plus facile à mettre en place qu’une modification des frontières de la région». Ce point de vue d’un homme influent au sein du PS éclaire une fois encore l’absence de cohérence sur le dossier de l’unité de la Bretagne.

Les précisions que nous sommes en droit d’attendre de la part des élus PS bretons, aurait pu intervenir lors cette sessions régionale du 3 février. Notamment au moment où le groupe Nouveau Centre-Alliance Centriste du conseil régional des pays de la Loire, propose, le vendredi 27 janvier, un vœu revendiquant pour les Pays de la Loire le «pouvoir de s’autodéterminer». Vœu soutenu par le conseiller en communication de Sarkozy, Franck Louvier, et dont rien ne peut faire douter qu’il a été formulé en réponse aux partisans de l’unité de la Bretagne. Ces précisions auraient aussi pu être réclamé au nom des groupes UDB et EELV du conseil régional, pourtant clairement engagés en faveur de l’unité territoriale et d’une autonomie régionale.

Les élus du PS en Bretagne souhaitent-ils répondre aux quatre points évoqués plus haut ? Désirent-ils réellement s’engager dans des «capacités d’actions égales à celles du Pays de Galles» ? Depuis 2006 l’assemblée nationale galloise peut voter ses propres lois dans ses domaines de compétence sans passer par le Parlement britannique de Westminster, exiger le transfert de compétence de nouveaux secteurs, et organiser, à terme, un référendum pour mettre en place un pouvoir législatif global.

En clair sont-ils prêts à s’engager en faveur du droit à l’autodétermination du peuple Breton sur l’ensemble de son territoire ? Si oui qu’ils présentent un vœu revendiquant pour la BRETAGNE le pouvoir de s’autodéterminer. Ils pourraient le faire au conseil général de Loire-Atlantique et dans l’enceinte de la région «Bretagne» .

Ainsi ils ne laisseraient pas le terme «autodétermination» issu de la grande tradition du mouvement ouvrier et des luttes de libération nationale être galvaudés par la droite. Sans doute est ce trop leur demander, mais cela contribuerait à apporter dans la transparence des votes à apporter, les précisions que nous attendons.

Pour notre part, alors que les têtes pensantes des socialistes de la Bretagne à quatre départements semblent se diriger vers l’idée d’une réforme des collectivités version PS, maintenant le statu quo de la partition, et que les autres, opposants à la réunification dans le giron de Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, prônent la construction d’une eurorégion Ouest, ils nous semblent important de maintenir notre participation à cette campagne. Ceci pour gagner les outils institutionnels qui permettront aux bretonnes et aux bretons de construire ensemble et en toute liberté leur destin et leur avenir, basés sur la justice sociale et une répartition équitable des services sur notre territoire de Brest à Clisson sans que ces choix se voient contredits par les politiques du gouvernement de Paris.

Michel Hunault trahit son vote de l’assemblée

Le comité Breizhistance du Pays de la Mée dénonce l’attitude contradictoire de Michel Hunault (député de Châteaubriant) sur de nombreux sujets, et notamment sur celui de la Réunification de la Bretagne.

Le 21 décembre 2011, M. Hunault (3e en partant de la droite) en compagnie de l'ensemble des députés bretons qui ont votés l'amendement

Le 21 décembre 2011, M. Hunault (3e en partant de la droite) en compagnie de l'ensemble des députés bretons qui ont votés l'amendement

En effet il vient de déposer aujourd’hui au conseil régional des Pays de la Loire un vœu contre la Réunification de la Bretagne. Avec son groupe de sept élus, il déclare «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne». D’où leur décision de soumettre un vœu au vote qui rejettera «l’idée d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

Alors que les élus de la région Pays de la Loire n’ont jamais voulu reconnaître l’existence du débat sur les limites régionales, ils défendent aujourd’hui une position en contradiction avec l’expression populaire et l’intérêt des populations des territoires concernés. Ceci dans le seul but de préserver des intérêts particuliers. Pire, l’un deux, M. Hunault, a voté à l’assemblée nationale le 21 décembre dernier, l’amendement qu’il semble aujourd’hui dénoncer. Il n’était pourtant pas peu fier de poser ce jour là pour défendre un amendement qui pour la première fois donnerait la possibilité à la population de s’exprimer sur la réunification de la Bretagne, sans que la région Pays de Loire n’y oppose un droit de veto. Voyant l’échéance arrivée, certains voudraient contourner le problème en proposant un référendum contradictoire niant la question principale posée depuis quarante ans par la population, celle d’une Bretagne unie.

Il semble aujourd’hui que certains élus comme M. Hunault préfèrent les effets d’annonce et la communication à la cohérence politique.