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les hélicos tournent toujours dans le ciel de Notre-Dame-des-Landes

Hier mardi 9 avril, les personnes nommées par le gouvernement en décembre pour former une commission de dialogue ont rendus leur copie. Quelques jours avant, le président de la commission, Claude Chereau avait prévenu « il ne doute pas de l’intérêt du projet ». N’empêche que tout dans ces trois rapports ( Commission de dialogue, commission agricole, commission scientifique sur l’environnement) indique que les arguments des opposants étaient bien réels, malgré l’enquête publique et le « temps du débat passé » selon Jacques Auxiette et Jean-MArc Ayrault.

  • Non il n’y a pas de saturation de l’aéroport de Nantes-Atlantique, c’est ce que dit le rapport. S’il note une progression élevé ces trois dernières années c’est bien dû à une « démarche commerciale très active » à mettre en perspective avec « une baisse du nombre de passagers des aéroports les plus proches ». Autrement dit les collectivités ont facilité l’implantation des compagnies low-cost au détriment de l’activité des autres aéroports. La piste pourrait « encaisser trois fois plus de mouvements », soit l’objectif à 50 ans de Notre-Dame-des-Landes.
  • Non l’aéroport de Nantes n’est pas particulièrement dangereux, « les risques sont très faibles et parfaitement maîtrisé par le contrôle aérien » et le survol du centre de Nantes peut-être évité en « rétablissant un ILS d’approche par le Nord-Est et en modifiant les procédures d’approches » comme l’ont rappelé les pilotes auditionnés.
  • Quant à l’impact sur le monde agricole, en rappelant que la Loire-Atlantique est lanterne rouge en terme de préservation des terres agricoles, la commission estime que les compensations prévues sont « insuffisantes » et demande une nouvelle étude. La commission demande la réduction de l’emprise du projet, notamment des parkings pourtant si chers à Vinci. Dans ces conditions, la multinationale ne demandera-t-elle pas plus d’argent aux collectivités et à l’Etat pour répondre à leurs attentes ?
  • Et pour ce qui concerne les compensations environnementales pour un site à 98% classé en zone humide, la commission « invalide le système choisie (…) qui est peu intelligible », et en « inéquation avec la loi sur l’eau ». Là encore le dossier doit être revu à la base.
  • On regrettera que la question de l’emploi ne soit pas abordée, car elle semble aujourd’hui être le dernier argument des défenseurs du projet. Néanmoins, cette question doit être évoquée et les croyances sérieusement contre-dites, nous apportons donc contribution à la question.

Au vue des manquements et des défaillances relevées dans ce projet, par des gens qui se sentent tout de même obligés de déclarer qu’ils n’ont « aucun doute sur la pertinence du projet », la résistance est aujourd’hui légitimée. Il semble maintenant que le gouvernement prendra prétexte de ces nouvelles recommandations pour reporter le début des travaux après l’échéance électorale de 2014. Néanmoins rien n’est moins sûr. Les porteurs publics du projet se basent sur la non remise en cause du projet par les commissions, pourtant obligée, et les hélicos de la gendarmerie mobile ont repris leur survol de la zone. La vigilance reste de mise et le travail d’organisation et de remise en culture sur la Z.A.D. doit continuer et s’amplifier, les comités de soutiens doivent toujours se tenir en alerte face à toute attaque militaire et policière sur la Z.A.D. De même nous devront être les plus nombreux possibles lors des prochaines échéances des 13 avril (sème ta ZAD), 11 mai (chaîne humaine) et 3-4 aout (grand rassemblement).

STOURMOMP BETEK AN TREC’H !

La Gauche Indépendantiste Bretonne (BREIZISTANCE-IS)

La question de l’emploi dans le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

La Gauche Indépendantiste (BREIZHISTANCE-IS) vous propose ici de revenir sur la question de l’emploi dans le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Ce dossier reprend en très grande partie les travaux de l’ACIPA, de la CEDPA et notamment du comité blinois de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.

Pourquoi cette opacité sur les chiffres de l’emploi ? En creusant davantage la question, nous nous sommes rendu-compte que de nombreux points du dossier étaient problématiques, voire contradictoires, tant au niveau de la construction que du fonctionnement.

 Après que la commission de dialogue ait sérieusement remis en cause les arguments sur la saturation et la dangerosité de Nantes-Atlantique, les promoteurs du projet affirme que le grand gagnant du chantier sera l’emploi. La construction de l’aéroport permettrait de créer environ 3000 emplois, soit 750 emplois équivalent temps plein sur 4 ans. Une fois en service, il générerait, selon la Chambre de commerce et d’industrie 3250 emplois directs et 2,8 fois plus d’emplois indirects. Les élus doutant du projet et le comité de soutien blinois ont demandé à la Chambre de commerce et d’industrie (Nantes/Saint-Nazaire) le détail des études réalisées afin d’apprécier au mieux les analyses et les méthodes utilisées. Voici la réponse qu’ils ont obtenu : « Nous avons effectivement travaillé sur les retombées économiques – dont l’emploi – de l’aéroport de Nantes Atlantique. Nous n’avons pas réalisé une véritable étude à publier. Il s’agissait pour nous de mettre à jour des données qui étaient anciennes (2003) ». Ils ont demandé à prendre connaissance de ces données anciennes, mais leur demande est restée lettre morte.

  • La construction de l’aéroport

Qui sont les travailleurs ?

Si les chantiers de BTP ne sont pas délocalisables, les travailleurs eux, peuvent arriver de loin. Le BTP est un secteur qui emploi massivement les travailleurs étrangers dans des conditions sociales régressives. Le pourcentage s’élève de 30 à 40 % selon la CGT. Ce chiffre est confirmé par le chantier de l’EPR à Flamanville où un travailleur sur trois vient de l’étranger, principalement de l’Europe de l’Est 1. Vinci ne manquera pas d’utiliser cette main d’œuvre précaire et bon marché 2, d’abord parce que l’entreprise et ses sous-traitants le pratique déjà, mais surtout parce que c’est légal !
Si une partie non négligeable des emplois n’échouera pas aux travailleurs locaux, il faut aussi ajouter les employés que Vinci envoie sur chacun de ses contrats. Si nous nous réjouissons que des travailleurs de Lisbonne ou Marseille trouvent du travail, il est malhonnête de la part des promoteurs du projet de laisser penser que les emplois créés profiterons d’abord aux ouvriers locaux.
Sans oublier que des emplois pérennes de proximité seront détruits : une centaine d’emplois agricoles sur la ZAD plus les emplois indirects qu’ils génèrent – une exploitation agricole ferait vivre jusqu’à cinq autres salariés en moyenne, selon la Confédération paysanne – soit près de 600 emplois.

Les emplois à Airbus

La compagnie Airbus, actuellement située à côté de l’aéroport de Nantes, a besoin d’une piste pour fonctionner, comme elle l’a toujours déclaré. Mais les promoteurs du projet ayant peur que les compagnies low-cost travaillent à Nantes plutôt qu’à NDDL 3 (ce qui est très révélateur !), ont décidé le 24 janvier 2013 que la piste fermerait, laissant le choix à Airbus de payer l’entretien de la piste nécessaire à son fonctionnement, ou pas.
Airbus ne voulant pas payer seul l’entretien de la piste 4 pour son usine (pompiers, maintenance générale, tour de contrôle, etc.), il existe deux scénaris possibles. Dans le premier, les collectivités locales financent le coût de l’entretien de la piste. Philippe Grosvalet (PS), le patron du conseil général, l’assurait encore en novembre 2012 : « Si le Département doit prendre sa part, il la prendra »5. Cependant, malgré la générosité de Mr Grosvalet avec l’argent public, il est probable que Boeing porte plainte pour concurrence déloyale auprès de l’OMC. Dans le second scénario, les collectivités locales ne payent pas, mais elles prennent le risque qu’Airbus quitte le territoire. Tous les syndicats de l’usine sont unanimes sur ce point : « Sans piste, Airbus Nantes serait fragilisé »6. C’est alors 2000 emplois directs qui menacent de quitter la région à plus ou moins longue échéance.

  • Le fonctionnement de l’aéroport

Déshabiller le Sud Loire pour habiller le Nord Loire ?

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’impacte négatif en cas de fermeture de l’actuel aéroport de Nantes sur l’emploi au Sud-Loire et en Vendée7. C’est le cas de Régis Lebrun, directeur général de Fleury-Michon qui dénonce « un projet d’un autre temps selon des modèles de pensée aujourd’hui dépassés. En outre il est à mon sens négatif pour la Vendée. Il la renvoie à l’extrémité de la région, particulièrement l’est et le sud » (Ouest-France – 14.12.12). De même, Marcel Barteau, co-gérant de la concession Alfa-Roméo à La Roche-sur-Yon explique qu’il ne croit pas aux nouveaux emplois promis : « Il y a déjà un déséquilibre deux-tiers – un tiers des emplois entre le
Nord et le Sud-Loire. Des emplois en plus au Nord, ce serait des emplois en moins au Sud-Loire, y compris en Nord-Vendée. » (Ouest-France – 21.12.12).
De même, si le projet d’aéroport de NDDL est une menace pour les emplois en Sud-Loire, qu’en sera t-il des autres aéroports de la région ? Certains drainent peu de passagers et beaucoup sont déficitaires, comme Angers-Marcé, Dinard, Saint-Brieuc ou encore Lannion. Il est donc tout à fait plausible d’envisager des fermetures ou pour le moins, des pertes d’emplois.

Les emplois à l’aéroport

Il s’agira principalement d’un transfert des emplois de Nantes Atlantique vers Notre dame des Landes. Certains défenseurs du projet l’admettent, comme Christophe Clergeau, 1er vice président de la Région Pays de la Loire : « La question centrale n’est pas celle de la création des emplois, puisqu’il est vrai que si on déplace l’aéroport, on déplace les emplois qui vont avec. Bien sûr il y aura un chantier, mais les emplois liés au chantier ne seront que provisoires » 8(France Inter – 03.12.12)
En ce qui concerne la structure elle-même, les porteurs de projet l’avoue sans détour, tout sera mis en œuvre pour limiter au maximum les coûts : suppression des taxiways (bandes de roulage qui permettent de remonter les pistes) ; suppression des passerelles reliant l’aérogare à l’avion (elle coûtent cher en « investissement, entretien, et formation du personnel » selon Éric Delobel, responsable du projet chez Vinci) ; suppression, également, des navettes passagers obligeant ces derniers à se rendre à pied dans les avions (Ouest-France – 04.02.13).
Ces choix économiques impliqueront inévitablement une baisse du nombre de salariés par rapport à l’actuel aéroport de Nantes. A cela s’ajoute certaines évolutions techniques comme les porte-bagages automatiques fonctionnant sans personnel 9, que Vinci ne manquera pas de mettre en place dans sa logique de rentabilité. A n’en pas douter, le « transfert » sera l’occasion de réduire au maximum le nombre d’employés nécessaires au fonctionnement de la structure.

L’emploi dans les compagnies low-cost

Sur le projet de NDDL, Nicolas Notebaert, président de Vinci Airport déclare que le trafic sera « plutôt axé sur les charters, les low-cost et le moyen courrier » (Presse Océan – 04.01.11). Or, sur la question de l’emploi, les compagnies low-cost soulèvent de nombreuses critiques. Pour vendre des billets à des prix défiant toute concurrence, la pression doit aussi s’exercer sur les salariés : mauvaise protection sociale, stagiaires employés en masse et bas salaires sont des pratiques courantes. Comme le déclare José Rocamora, délégué transport CGT, à propos de Ryanair : « Actuellement on vous sort des billets d’avions qui vous coûtent moins cher que la production du billet. Cherchez le truc. Le truc, c’est qu’on ne paye pas de cotisations sociales, et qu’on touche des cotisations illégales. Il n’y a pas de miracle »10.

De fait, les compagnies low-cost touchent beaucoup de subventions publiques à travers un chantage au « désenclavement » et donc à l’emploi. Cela peut aller de 200 000 à 1 000 000 d’euros par ligne, en fonction des situations. Selon une enquête d’Air France, « les Chambres de commerce et d’industrie, qui gèrent les aéroports, soutiennent l’activité de Ryanair en France à hauteur de 9 à 32 euros par passager embarqué » (Le Figaro – 11.03.2010). Autrement dit, c’est de l’argent public qui finance ces entreprises privées et porte à bout de bras les emplois créés.

* * *

De nombreuses zones d’ombres obscurcissent le tableau lorsqu’on se penche sur la question de l’emploi à Notre Dame des Landes : l’emploi des travailleurs étrangers, la logique de rentabilité et la réduction des coûts, la fermeture potentielle d’aéroports et la menace sur l’usine d’Airbus, le développement des low-cost et la précarité des emplois… sans oublier l’opacité des promoteurs sur leurs études. Tous ces éléments nous font penser que les prévisions sont extrêmement optimistes et que le bilan final ne sera pas aussi bon que ce qu’on veut bien nous faire croire.

C’est pourquoi il est grand temps de remettre à plat ce débat, de repartir sur des études fiables et ouvertes, pour que promoteurs et opposants au projet puissent avancer leurs arguments en toute transparence, loin des chiffres truqués et des campagnes de publicité qui salissent le débat public digne d’une démocratie.

1) « Selon une note confidentielle du ministère du Travail, le nombre de ces ouvriers low-cost venus travailler dans l’Hexagone [...] seraient de 220 000 à 330 000 » (Le Parisien – 13.11.12).
2) « Dix Portugais, détachés par une agence d’intérim portugaise sur un chantier de BTP, seraient payés 700 euros brut tout compris pour 40 heures hebdomadaires – salaire, panier repas, hébergement et transport inclus ! » (Médiapart – 12.11.12)
3) Selon Jean-Marie Ravier, chef d’entreprise en Loire-Atlantique, les frais de fonctionnement du nouvel équipement seront forcément plus élevés que ceux d’une structure déjà amortie. De façon mécanique, le prix du billet augmentera de 20 € selon lui, ce que les compagnies low cost ne pourront supporter. Voir http://www.europecreative.eu/jeux-de-dup-a-notre-dame-des-landes/
4) Le coût annuel de l’entretien est estimé à 800 000 € par an (Presse Océan – 12.03.13)
5) http://www.lexpress.fr/actualite/politique/notre-dame-d….html
6) http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_–Sans-piste…4109-aud_actu.Htm
7) Entre 1700 et 2000 selon Françoise Verchère.
8) http://communiques-acipa.blogspot.fr/2013/02/fiche-tech….html
9) « 5 porte-bagages automatiques fonctionnant sans personnel et enregistrant 60 bagages par heure (contre 20 à 30 à un comptoir traditionnel) ont été inauguré à l’aéroport Orly-Ouest ». (Le Canard enchaîné – 09.01.13)
10) http://www.verite-lowcost.com/

Amendement sur la réunification, décentralisation, … : Autodétermination !

La semaine dernière, l’amendement 3 ter  a été retiré du projet de loi sur le referendum d’initiative partagée par le Sénat. Il avait été voté en décembre 2011 par le parlement  français et était à l’initiative du député EELV, F. De Rugy. Au travers d’un processus référendaire peu crédible, cet amendement avait le mérite de remettre le processus de réunification de la Bretagne entre les mains de ses habitants et des collectivités Loire-Atlantique et région Bretagne, sans que la région Pays de la Loire ne puisse bloquer ce processus, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette séance, outre les propos caricaturaux du jacobinisme habituel, aura permis quelques interventions intéressantes, et de constater que c’est bien la question spécifique de la territorialité bretonne, qui induit ce débat sur un changement législatif nécessaire. Le gouvernement « partage l’impatience » sur cette question, mais ne peut y répondre du fait de ce que cela pourrait entrainer sur d’autres territoires (intervention du sénateur Fr. Fortassin), où la revendication n’existe pourtant pas. En somme, nous constatons que le cadre législatif de l’Etat français ne permet pas de répondre aux attentes démocratiques spécifiques du peuple breton.

Alors qu’on oppose l’avenir des régions de l’ouest de France à la résolution de la partition administrative de la Bretagne, ce débat au Sénat doit faire comprendre que c’est bien la réunification de la Bretagne qui dénouera ce problème. C’est elle qui permettra d’amener un débat dans les collectivités concernées par un remodelage et une amélioration des limites régionales de l’Ouest de la France selon le modèle proposé aujourd’hui par Bretagne Réunie et plusieurs associations.

Si Christiane Taubira, en tant que représentante du gouvernement, indique que la loi sur la décentralisation à venir pourrait proposer une « opportunité » pour répondre à la question soulevée, nous en doutons fortement. Notamment parce que la ministre de la décentralisation, Marylise Lebranchu, malgré son vote en faveur de l’amendement en décembre 2011, semble indiquer l’inverse dans ses déclarations.

De même, l’avant-projet de loi annonce la création de «communautés d’agglomérations nouvelles». C’est-à-dire la constitution d’une énième structure administrative créant des métropoles aux compétences élargies, notamment pour Nantes et très possiblement pour Rennes. Tout laisse donc présager d’une stagnation des capacités d’intervention au niveau régional au profit d’une prise de puissance des métropoles rennaise et nantaise. Ceci entrainerait nécessairement un accroissement du déséquilibre entre l’est et l’ouest de la Bretagne, entre régions pauvres et régions riches, et compliquerait encore le processus de réunification porteur d’une vision régionale et équilibrée du territoire. Le peu de compétences nouvelles pour les régions dont semble présager l’avant-projet, renforce encore cette perception insatisfaisante que l’on peut avoir de la prochaine loi.

Comme toutes les lois sur la décentralisation, la prochaine ne répondra certainement pas aux attentes démocratiques existant en Bretagne. L’inaction et le double discours d’élus du PSf en Bretagne est pour partie l’origine de la déception que provoquera la future loi. Si petite soit l’avancée, nous n’obtiendrons des compétences significatives pour la Bretagne, qu’en inscrivant le destin national du peuple breton dans notre action et en mettant en pratique notre droit à l’autodétermination, jusque dans les collectivités. L’Etat français ne fera un pas dans le sens d’un pouvoir politique et démocratique pour une Bretagne réunifiée, que s’il perçoit, qu’elle lui échappe.

J.G., pour Breizhistance

Dans la rue samedi pour un télévision bilingue.

Le samedi 9 février à Brest, Rennes et Nantes plusieurs rassemblements auront lieu devant les locaux de France 3 dans ces trois villes pour revendiquer la création d’une chaine de télévision Bretonne bilingue et ce à l’initiative de plusieurs collectifs : Kevre Breizh, 44 = Breizh  Ai’ta et Bretagne Réunie.

La Gauche Indépendantiste appelle ses militants à s’y joindre et à soutenir le mouvement culturel et cette revendication récurrente et méprisé depuis de longues années,  car elle pose de part le choix de manifester dans des grandes villes dont Rennes et Nantes la nécessité pour la langue bretonne d’avoir des outils modernes de communication et de normalisation sur l’ensemble du territoire breton (pays Nantais inclus).

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulier :

-La légitime mobilisation récente du personnel de France 3 Bretagne contre une réduction des programmes dit « régionaux ».

-Une absence quasi totale de mobilisation des élus locaux (singulièrement ceux de la majorité présidentielle ) pour doter la Bretagne et les bretons d’institutions spécifiques pour exercer leur droit à l’autodétermination, et ce alors que l’acte trois de la décentralisation portée par Marylise Lebranchu ne semble rien apporter de nouveau comme compétences fondamentales pour renforcer la démocratie en Bretagne sous la forme d’un parlement local.

Il est donc normal de se joindre à ceux et celles qui dans la société civile de Bretagne rappellent au pouvoir central socialiste, les décideurs de Paris, l’exigence d’un service public audiovisuel moderne et de qualité au service de tous les Bretons  et ce sur toute la Bretagne.

La Gauche Indépendantiste.

Défendons le mariage pour tous !

Alors que le texte de de loi sur le « mariage pour tous » passera devant le parlement français le 29 janvier prochain, en Bretagne comme en France plusieurs manifestations se sont déroulées pour empêcher l’accès au mariage aux homosexuel-le-s, ou au contraire pour le soutenir et dénoncer l’homophobie ambiante. Breizhistance-IS vous propose ici la contribution d’un sympathisant nantais qui rappelle que la lutte contre les discriminations commence d’abord par le revendication de l’égalité des droits.

« J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. » *François Hollande lors de la campagne pour les présidentielles

13 ans après l’adoption du Pacs que même la droite trouve maintenant légitime alors qu‘il devait entraîner le monde dans les abîmes du péché, le parti socialiste français va t’il avoir le courage politique de ses idéaux?

L’inégalité entre couples hétérosexuels et homosexuels va t’elle enfin être abolie totalement ou n’allons nous avoir que des bribes égalitaires comme ce fut le cas il y a 13 ans? Le « sous » mariage était une avancée, un symbole diront les plus optimistes. Il nous a pourtant montré à l’époque que la droite n’avait pas le monopole de l’homophobie et que la gauche française dans sa majorité considérait que « la famille » ne pouvait être gérée encore et toujours que sur le modèle patriarcal et hétéro-sexiste(1).

13 ans ont passés, les homosexuels sont mieux acceptés, plus visibles. Tout le monde a maintenant un « ami pédé » , pourtant seulement deux députés gays à l’assemblée sur 577, pas un sénateur. A croire qu’il ne fait pas toujours bon sortir du placard dans les grandes instances françaises. Devant une telle assemblée hétérosexuelle et sûr de sa supériorité le texte de loi sur le « mariage pour tous » a donc créé la situation actuelle.

Il y a 13 ans les manifestations de Christine Boutin et de l‘aile « respectable » de la droite française se mêlaient déjà aux rassemblements des catholiques intégristes qui scandaient « les pédés au bûcher! », aujourd’hui nous vivons exactement la même situation avec Frigide Barjot(2) qui passe ses journées à se justifier de ne pas être homophobe mais qui manifestera main dans la main avec Civitas(3) dont les membres crient « les pédés on va vous crever! » dans leur cortège. Les prochaines manifestations contre le « mariage pour tous » ne pourront donc plus nous leurrer puisque l’extrême droite française est convié ouvertement à grossir les rangs des réactionnaires.

Pour la Bretagne les cortèges homophobes n’ont pas été très impressionnants malgré des organisations catholiques très présentes, qui ont sans doute préféré aller à la manif parisienne. Leur plus gros rassemblement en Bretagne a été celui de Nantes où 3000 personnes ont applaudi un flash mob d’enfants (qui parle d’instrumentalisation?) le tout dans une ambiance plutôt calme. Les manifs pour l’égalité ont eu lieu à Brest, Lorient, Rennes et là encore Nantes a eu la plus forte mobilisation.

Malgré une ambiance colorée et festive dans les rassemblements des « manifs pour tous » (terme flou récupéré par Frigide Barjot et ses comparses pour créer une confusion politique nuisible) leur revendication est tout simplement de ne pas accorder aux homosexuels les droits qu’ils trouvent légitiment pour les hétérosexuels.

Vouloir faire une hiérarchie entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels c’est être homophobe! Penser que les homosexuels ne sauront pas éduquer des enfants alors que c’est déjà le cas dans des milliers de familles c’est être homophobe ! Vouloir laisser perdurer la situation juridique précaire des familles homoparentales et de leurs enfants c’est être homophobe ! Le problème pour les enfants qui vivent dans des familles homoparentales c’est l’homophobie ambiante, pas les homosexuels!

Le débat tant réclamé par la droite n’est en fait que de la poudre aux yeux (vu qu‘il y a eu 50 auditions à l‘assemblée nationale où très peu de députés de la droite française ont daignés se déplacer), les seules questions que l’on soit en droit de se poser sont:
-Est on oui ou non d’accord avec la situation inégalitaire actuelle?
-Le fait que les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les autres doit il vraiment faire débat?

Etre contre le projet de « mariage pour tous » et dire ne pas être homophobe est donc un non sens. C’est d’ailleurs là que la gauche française a encore du mal à se positionner. Le couac de la PMA(4) (retiré du projet mais qui aura un amendement par le groupe PSF de l’assemblée), la phrase malheureuse de Hollande sur la liberté de conscience des maires, les non dits de Ayrault sont autant de signes d’encouragement donnés aux homophobes de tous bords. Tant que le PSF tergiversera en se demandant si les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels alors ce projet ne sera pas complet.

La Bretagne terre de liberté et de tolérance ne peut que se battre avec les progressistes qui défendent ce projet. A Nantes le collectif des Dures à Queer(5) a montré que la fierté était de notre côté et de celui des hétéros qui sont pour l’égalité lors de la manifestation du 15 décembre où près de 4000 personnes ont défilées.

Toute organisation progressiste devrait logiquement défendre ce projet de loi, mais nous ne signons pas un chèque en blanc aux socialistes français. La parole de Ayrault résonne autant dans les bureaux de Mittal, sur les chantiers de Vinci, sous les casques de la flicaille qui quadrille la ZAD que dans la geôle espagnole où est détenue Aurore Martin. Le parti socialiste français qui a abandonné le droit de vote des étrangers aux élections locales par manque de courage politique ne doit pas encore s’écraser face à cette France qui se droitise sans complexe. C’est d’ailleurs ce qu’était venu rappeler les Dures à queer et une centaine de personnes devant le local nantais du PSF le 20 novembre dernier suite au propos de Hollande sur la liberté de conscience.

En Bretagne comme ailleurs il est temps d’arrêter cette homophobie latente qui ronge nos vies. Ce projet de loi s’il est adopté sera un signe fort pour les autres états qui envisagent de telles lois, il ne faut pas oublier que 88 états pénalisent l’homosexualité (par de la prison, des travaux forcés, de la torture) et que dans 9 états elle est même passible de la peine de mort. Les bretons qui ont été les bougnoules de la France restent du côté des discriminés, les luttes sont liées et non pas concurrentes, une victoire ici ne peut que nous amener vers d’autres avancées sociales & politiques.

Les prochaines manifs pour l’égalité auront lieu à Nantes le 19 janvier 2013 et le 27 janvier à Paris.

Stéphane Bidge

1: l’hétéro-sexisme est le système de pensée qui considère l’hétérosexualité comme la seule norme valable: http://www.internationalcamp.org/spip.php?article299

2: Frigide Barjot, pathétique personnage des nuits parisiennes qui s’est reconvertie dans la défense des valeurs catholiques conservatrices sûrement dans le but de sauver son âme: http://adieufrigidebarjot.blogspot.fr/

3: Civitas, organisation d’extrême droite proche des milieux intégristes et des mouvements de jeunesse réactionnaires, proche idéologiquement du Renouveau Français, de l’Action Française et des sectes intégristes comme la Fraternité St Pie X très présente à Nantes.

4: Procréation Médicalement Assistée, un des points du projet où le gouvernement socialiste est très frileux. Il permettrait pourtant aux couples de lesbiennes d’avoir un enfant sans devoir aller se faire inséminer en Belgique ou dans l’état espagnol comme c’est le cas actuellement.

5: les Dures à Queer sont un collectif de transpédégouines visibles et fières, actif sur Nantes depuis 3 ans, anti racistes, anti fascistes et féministes, ils représentent un nouveau militantisme décomplexé et radical: http://dures-a-queer.tumblr.com/

De Morlaix à Clisson : un parlement Breton !

le message pour le parlement de Brest à Clisson était le plus repris

La Gauche Indépendantiste Bretonne ( Breizhistance) tient à féliciter ceux qui ont contribués au succès de la manifestation du 15 décembre à MORLAIX en faveur d’une Bretagne unie dotée d’un parlement breton organisée par le collectif 44 = Breizh et Bretagne Réunie.

Près de 1500 personnes y ont pris part à cette journée revendicative dans la circonscription d’origine de la ministre en charge de la décentralisation Marylise Lebranchu , malgré un temps de préparation court et une méteo des plus défavaroble.

Depuis le début, cette mobilisation a été portée à bout de bras par nos militants.

Car nous étions et nous sommes sans illusion sur la volonté des élus locaux membres de la majorité présidentielle d’aller vers la construction d’un pouvoir politique local.

Nous remercions les organisateurs d’avoir franchi un pas qualitatif en indiquant dans leur appel vouloir obtenir «  une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires. »  en Bretagne.  Ce qui semble avoir échappé totalement à la presse en amont et après cette mobilisation.

Voilà enfin une manifestation réclamant pour les bretons l’exercice du droit à l’autodétermination nationale premier pas vers l’indépendance.

bonne mobilisation des militants indépendantistes de gauche

Cette initiative redonne la parole à la société civile bretonne alors que la vaste  majorité des élus de Bretagne viennent de faire la preuve de leurs manque d’ambition pour notre nation en ne saisissant pas l’occasion du projet de loi sur la décentralisation pour faire progresser l’idée d’un pouvoir politique breton. Ce que nous avons, pour rappel,  initié il y a tout juste un an avec le collectif 44=Breizh par une campagne réclamant un parlement breton garant d’un pouvoir véritable pour la Bretagne. Depuis un an, des rassemblements sont organisés devant le Conseil régional de Bretagne à chaque session plénière sur cette base revendicative.

D’autres étaient présents à Morlaix comme par exemple (pardon à ceux et celles que nous aurions oublier de citer) :

Lena Louarn ( Vice- présidente de la Région Bretagne en charge de la langue bretonne), Phillipe Guillemot conseiller MBP de Spezed, Christian Troadec conseiller général MBP du Finistère et maire de Karaez, Daniel Cotten adjoint aux finances de cette commune, Glenn Jegou conseiller municipal de Rennes, Pierre Morvan de Paimpol (UDB), Naig le Gars et Kristian Guyonvarc’h , Mona Bras (élus UDB à la région) , Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil le Gast ), Paul Molac ( député EELV /UDB ) , Yannick Bigouin (conseiller régional EELV), Primael Petit, conseiller municipal de la gauche indépendantiste à St Herblain étant quant à lui excusé . Bravo à tous ces élus pour s’être associé  à cette mobilisation très clairement initiée par la gauche indépendantiste n’en déplaise a la majorité des médias qui nous ont superbement ignorés malgré notre visibilité.

De très nombreuses structures associatives notamment investies sur le terrain de la réappropriation linguistique (Diwan, Ai’ta, Skol Vreizh, KLT, Skeudenn Bro Roazhon, Kevre Breizh….) étaient également présentes. Tout comme les opposants à l’aéroport  de Notre-Dame des-Landes bien visibles dans le cortège ainsi que le PB et le NPA.

La lutte contre l’aéroport présente dans le cortège

Cette capacité à rassembler et à porter des revendications  claires et décomplexées est porteuse d’espoirs car elle ouvre des perspectives allant au delà  de la réformette parisienne relative à la décentralisation dont nous n’attendons rien , pour notre part nous sommes disposés à participer à la construction d’un vaste mouvement populaire en faveur d’un parlement breton nous permettant de prendre nos affaires en main en tant que peuple de Brest à Clisson.

La Gauche Indépendantiste.

Succés de la mobilisation à Rennes devant le conseil régional contre l’aéroport de NDDL !

devant le conseil régional de Bretagne

Entre 250 et 300 personnes ont répondues présents le 13 décembre  à l’appel du comité anti aéroport et de COPAIN 35 pour rappeler aux conseillers de la région administrative Bretagne qu’ils n’avaient pas été élus en ayant expliqués à leurs électeurs qu’ils ou elles s’engageaient à verser 29 millions d’euros à VINCI pour saccager le bocage du nord Loire, pour finir de liquider l’agriculture paysanne et pour justifier une répression aveugle contre les occupants de la ZAD. Nous avons tendance à penser que si le PS  et ses alliés du PCF avaient eu le courage d’inscrire ces points à leur programme électorale ils auraient fait moins de voix.

Cette session de fin d’année du conseil régional de Bretagne a donc été inaugurée sous très haute surveillance policière pour dissuader les tracteurs et la foule de venir demander des comptes aux élus régionaux.

Certains d’entre eux  , ceux et celles d’EELV ainsi qua Naig Le Gars de l’UDB pourtant elle membre de la majorité depuis peu, se sont joint aux manifestants.

D’autres sont rentrés dans l’enceinte de l’assemblée régionale, la tête dans les épaules, fuyant les manifestants tel Gérard Lahellec du PCF.

Le président de l’exécutif régional a refusé de rencontrer les organisations paysannes.

Gael Roblin de la Gauche Indépendantiste

Pour notre part  nous avons contribué au succès de ce rassemblement aux cotés des autres opposants dans leurs diversités. (syndicats , assemblées, associations partis et simples citoyens), venus de la ZAD, de Saint Brieuc, Rennes , Fougères , Pont l’Abbé…

Nous avons rappelés lors d’une prise de parole nos propositions de revendications pour la suite du mouvement :

-Abrogation de la DUP

-retrait des forces d’occupation militaires françaises de la ZAD

-Libération, abandon des poursuites  et amnistie pour les résistants au projet en proie à la répression de la justice de Hollande , Valls et compagnie.

Le fait que le conseil régional se réunisse sous la protection des forces de l’ordre a permis de délimiter les camps, c’est une victoire politique du mouvement populaire d’opposition à ce projet d’aéroport.

Nous sommes à la disposition de toutes les forces en lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des landes pour construire ensemble d’autres mobilisations  lors des sessions du conseil d’agglomération de Rennes métropole et du Conseil régional d’Ille et Vilaine la semaine prochaine.

Continuons avec force et détermination à défendre la planète contre VINCI et son comité de soutien le PS !

Les militants de la Gauche Indépendantiste présents à Rennes ce jour.

la police surveille le conseil régional de Bretagne gouverné par une majorité PS PC UDB et empêche le peuple d’y rentrer.

Grève à Arcelor-Mittal Basse-Indre : solidarité et détermination !

Hier, plus de 500 salariés de l’usine Arcelor Mitall de Basse-Indre ont voté la prolongation jusqu’à vendredi de la grève entamée hier. Cette grève fait suite à la décision du gouvernement Ayrault et du groupe Mittall de transférer les activités de laminage et de décapage vers l’usine de Florange, symbole de la complaisance du pouvoir français vis à vis des grands charognards de l’économie. Breizhistance-IS salue et encourage le mouvement des ouvriers indrais, cette grève doit être la première étape d’un revirement profond en faveur de l’emploi industriel en Bretagne.

hier à Basse Indre

hier à Basse Indre

Après avoir laisser espérer aux ouvriers de Florange une possible nationalisation, «temporaire», «partielle», qui leur aurait permis de maintenir leur emploi, le gouvernement et notamment son premier ministre se sont promptement couchés devant le milliardaire indien. En essayant de se sortir du marasme médiatique provoqué par la grève mosellane, le gouvernement n’a pas hésiter à fragiliser l’activité et l’emploi dans l’usine bretonne.

Les ouvriers du site ne s’y sont pas trompés et c’est aujourd’hui vers le pouvoir «socialiste» qu’ils jettent leur courroux. Le député-maire PS Jean-Pierre Fougerat a hier été accueilli par des huées et des rires amères alors qu’il était venu défendre la volonté du gouvernement de «faire respecter l’accord sur la préservation de l’emploi par Mittall».

Face à un gouvernement français qui n’hésite pas à déshabiller des sites bretons, non pas pour maintenir des emplois ailleurs, mais simplement pour sauver sa propre face, il devient important de se doter d’institutions démocratiques bretonnes capables de s’opposer aux requins de la finance et d’assurer un emploi industriel renouvelé en Bretagne. Seul la défense de notre droit à l’autodétermination en tant que peuple et aux côtés de nos revendications sociales permettra d’y accéder.

sur les piquets de grève jusqu’à la victoire !

Le gouvernement voit aujourd’hui s’ouvrir un nouveau front de contestation en Bretagne. C’est lui même qu’il l’a induit par sa mollesse, et même sa complaisance, face aux tenants du capitalisme. Complaisance et mollesse qui n’ont d’égal que sa rigidité face au peuple qui lutte à Notre-Dame-des-Landes. Continuons à le combattre si nous voulons obtenir satisfaction sur nos revendications.

E Roazhon, dirak ar c’huzul rannvro d’an 13 a viz Kerzu : nann d’an aerborzh !

Darn eus ar re zo oberiant war dachenn ar stourm evit enebiñ ouzh ar raktres aerborzh e Kernitron-al-Lann a bed ac’hanoc’h da gemer perzh en ur vanifestadeg a vo dalc’het d’ar yaou 13 a viz Kerzu e Roazhon dirak ar c’huzul rannvro. Harpañ an aozerien a fell deomp ober kar ez eo un heuliad poellek d’ar vanifestadeg o doa muioc’h evit 3000 den kemeret perzh enni e kêr Roazhon d’an 10 a viz Du evit nac’hañ groñs e kemerfe perzh kuzul rannvro Breizh, kuzul departamant Ill-ha-Gwilen ha meurgêr Roazhon er chanter bras diezhomm-se hep bezañ bet kelaouet en a-raok ar voterien deus ar skoazell degaset evel-se d’ur raktres a vez enebet kalzig outañ. Roet hor boa da c’houzout e soñje deomp e vije bet mat kenderc’hel war an hent-se.
Dalc’het e vo ar vanifestadeg pa vez riskloù bras e adkrogfe ar polis hag justis gall da  skarzhañ ac’huberien an takad da zifenn (TDZ) en deizioù.

Bezomp niverus diryaou !

 Dizalc’hourien an tu-kleiz.


Sed aze troidigezh galv an aozerien (komite bro Roazhon a-enep d’an aerborzh hag un toullad aozadurioù micherel  stag diouzh al labour-douar)  :

Kemmenadenn

Nann d’ar raktres aerborzh e Kernitron-al-lann !

D’an 22 a viz Here 2010 e vote kuzul rannvro Breizh ur yalc’had a 29 million a euroioù evit ma vefe savet aerborzh Kernitron-al-lann pa oa bet nac’het lakaat ar gaoz war ar raktres da vare mouezhiadegoù rannvro un toullad mizioù kent.  34 kuzulier rannvro o doa mouezhiet a-enep, en ur ziskouez evel-se ne sav ket an holl a-du ha ne vez ket an holl a unvouezh evit sevel seurt aveadur.

N’eus ket bet goulennet tamm studiadenn ebet gant Kuzul rannvro Breizh, ar c’huzulioù meur pe meurgêr Roazhon evit muzuliañ peseurt efed en defe an aerborzh war ar frammoù a vez dionte hiziv an deiz e Breizh.

Da c’houde , dilennidi ar CEDPA  o deus arc’hantaouet gant o gwenneien dezho ur studiadenn bet kaset a-benn gant CE-Delft  ur strollad studi brudet dre ar bed holl. Ar re-se o deus diskouezet avat pegen bresk e oa disoc’hoù ar studiadennoù a servij da reizhabegiñ an diskleriadenn a dalvoudegezh foran (DDF) ha dispaket splann ivez e c’hell emdreiñ c’hoazh aerborzh Naoned-Atlantel ar pezh a laka sklaer ez eo diezhomm kaout un aerborzh nevez.

En diskar-amzer studiadenn ul linenn LTB Roazhon/Kernitron-al-lann/Naoned zo  bet kalaet war ar stern e-pad labourioù ar c’huzul rannvro, pa vez diaes arc’hantaouiñ diorradur an hentoù-houarn evit ar brasañ niver evel ma vije ezhomm evit diorenn ar vro en ur mod talvoudus d’an holl.

D’an deiz a hiziv e vez c’hoazh kalz a a dud o deus savet amoug da c’houzout ha reizh eo DDF 2008, ha doujet e vez ouzh al lezenn gouestlet d’an dour (muioc’h evit 95% an TDZ zo tachennoù gleb), meur a hini zo bet tennet o douaroù digante o deus savet klemm ivez, ur sinadeg zo bet kaset da Unvaniezh Europa diwar-benn ar sturiad war an dour.

Kentoc’h evit gortoz disoc’hoù an oberennoù lezennel n’eus bet nemet un doare respont abaoe ar 16 a viz Here : tagañ en un daore feulst tre annezidi an TDZ , distruj an tiez  hag ar pezh a oa bet plantet pe hadet, dispriziañ enebourien ar raktres.

E Roazhon da heul manifestadeg an 23 a viz Du dirak ar prefeti rannvro (martenot) un dek bennak a labourer-douar, en o zouesk daou dileuriad e kambr al labour-douar, zo bet taget diabeg en un doare rust gant ar polis.

Setu m’oc’h galvet da zont niverus evit bezañ klevet gant an dilennidi  d’ar Yaou 13 a viz Kerzu da 1E GM straed Martenot e Roazhon da vare bodadeg kuzul rannvro Breizh.

Les élus PS soutiennent la répression à Notre-Dame des Landes et le projet d’aéroport : demandons leur des comptes !

Réaction de la Gauche Indépendantiste (Breizhistance-IS) suite aux derniers développements de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

Alors que les combats étaient en cours sur la ZAD les 23 et 24 novembre , que plus de 10 000 manifestants assiègeaient la préfecture à Nantes, le gouvernement PS/EELV a lâché du lest devant l’importance prise par la mobilisation contre le projet d’aéroport.

                                            

Dans un communiqué commun samedi matin, les ministres de l’Agriculture (Stéphane Le Foll), de l’Ecologie (Delphine Batho) et des Transports (Frédéric Cuvillier) ont annoncé “le renforcement des procédures en faveur du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles”.Ces nouvelles procédures, notamment “l’examen par un comité scientifique”, signifient qu’il n’y aura pas de défrichement à Notre-Dame-Des-Landes avant 6 mois. Quelques heures plus tard, le premier ministre Jean-Marc Ayrault, proposait la création d’une commission de dialogue. Pourtant samedi 24 novembre au soir encore les forces d’occupations militaires gazaient et réprimaient sauvagement des opposants.

Ces manœuvres du gouvernement ne trompent personne, il ne s’agit évidemment pas de problème de « préservation de la biodiversité des terres agricoles , mais bien de « gagner du temps ». Nous ne devons pas laisser endormir la lutte, partout en Bretagne et ailleurs allons demander des comptes aux élus du PS qui soutiennent l’occupation et la répression à Notre-Dame des Landes et votent les subventions à Vinci.

A Rennes Métropole et au Conseil Général d’Ille et Vilaine

Ainsi à Rennes nous pouvons continuer à faire pression sur le Conseil Général d’Ille et Vilaine (La prochaine session publique de l’Assemblée départementale d’Ille-et-Vilaine se déroulera les jeudi 20 et vendredi 21 décembre 2012, à l’Hôtel du Département à Rennes ) , sur Rennes Métropole ( le conseil d’agglomération aura également lieu le jeudi 20 décembre ) a qui plus de 3000 manifestants le 10 novembre dernier ont demandé de revoir leur participation au Syndicat Mixte de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Participation décidée sans avoir préalablement informé les électeurs de cet engagement irraisonné en faveur d’un projet contesté.          

                                         Devant les permanences des députés PS*

 Ce constat vaut également pour les deputés PS du département qui restent de fidèles suppôts de la multinationale VINCI et de son projet qui met en concurrence les territoires, est désastreux sur le plan environemental et liquide l’agriculture paysanne.

*François ANDRE (Député de l’Ille-et-Vilaine), Nathalie APPERE (Députée de l’Ille-et-Vilaine), Marie-Anne CHAPDELAINE (Députée de l’Ille-et-Vilaine), Marcel ROGEMONT (Député de l’Ille-et-Vilaine), Jean-René MARSAC (Député de l’Ille-et-Vilaine), Jacky LE MENN (Sénateur de l’Ille-et-Vilaine) , Edmond HERVE (Sénateur d’Ille-et-Vilaine) ont trés récemment signé un texte ou été écrit entre autres : “La contestation (du projet d’aéroport) par des activistes radicaux et violents n’est pas admissible et explique le déploiement récent des forces de l’ordre.”

                                                                            

                                               Au Conseil Régional de Bretagne

Nous aurons l’occasion de faire entendre notre colère et notre détermination lors de la prochaine session du Conseil Régional de Bretagne les jeudi 13 et vendredi 14 décembre lors de la prochaine session plénière à l’Hôtel de Courcy, près de la préfecture Martenot.

La majorité socialiste-communiste de cette collectivité a tout de même subventionné le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes à hauteur de 29 millions d’euros d’argent public, sans bien évidemment avoir fait part de leurs intentions lors de la campagne électorale.

Vendredi 23 novembre l’ancien président de région , Jean-Yves Le Drian, a du rentrer en catimini dans la préfecture de région encerclée par les opposants au projet. Continuons dans cette voie.

          

Contrairement aux élus socialistes et collectivités pré-citées, lors des dernières échéances cantonales, municipales et législatives auxquelles nous avions participé dans le département et au-delà nous avons toujours dénoncé ce projet pharaonique et néfaste.

Les militants de la Gauche Indépendantiste organisés au sein de Breizhistance-IS qui ont participé aux initiatives de protestation à Rennes, Chateaubriant, Nantes, Guingamp, Douarnenez, Saint-Brieuc et aux actions de résistance sur la ZAD sont disponibles pour permettre à l’ensemble du mouvement d’opposition de se saisir de ces dates pour continuer à demander des explications et faire entendre la colère du peuple à ceux et celles qui persistent à soutenir ce projet inutile et justifier la violence de la répression malgré l’opposition populaire et multiforme grandissante et ce jusqu’a la victoire totale : l’abandon du projet d’aéroport.