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Accord EELV-PS : NDDL, EPR … ba’ hon revr !

Ça y est ! La forme de l’accord entre Europe Ecologie et le PSf semble être finalisée après une ultime péripétie au sujet du MOX. De cette semaine ressortira principalement l’accord sur une soixantaine de circonscription en faveur d’EELV, et l’impossibilité de sortir le PS d’une vision productiviste et polluante de la politique énergétique en france.

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Ce que nous avait dit EELV sur l’accord avec le PS

A propos du projet de réacteur nucléaire EPR dans la Manche, Eva Joly avait affirmé sur France 3 : « Si François Hollande dit non pour arrêter le chantier de Flamanville, il n’y aura pas d’accord« . « Si nous achevons cet EPR-là, nous aurons l’énergie nucléaire pour les 50 prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible. Nous voulons sortir du nucléaire« . « Nous ne céderons pas sur ce qui est notre combat historique et très légitime pour quelques circonscriptions, c’est une question de courage politique« , a-t-elle dit.

Les propos d’Eva Joly ont été jusqu’alors les mêmes sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. En juillet pendant les 3 jours de résistance à l’aéroport, elle avait affirmé que NDDL était une condition « incontournable », et la porte-parole d’EELV, Cécile Duflot, nous disait « l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre-Dame-des-Landes, ce sera non ». Il y a seulement quelques jours, samedi dernier, lors de la manifestation des opposants à l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, José Bové déclarait « Si le PS maintient ce projet et passe en force, l’état de grâce est terminé avant d’avoir commencé.  On ira partout à la bataille, au rapport de forces, et le PS risque d’avoir des surprises. Il fait une erreur. » Autrement dit, EELV se présenterait sans le PS aux législatives s’ils maintiennent le projet en l’état.

Ce qu’on peut en dire

Les responsables d’EELV parlent eux même d’un accord de « basse intensité », « à minima », « il vaut mieux la moitié de quelque chose, que rien … », au moins ils ne feignent pas l’emballement ! N’empêche que sans accord sur les dossiers réels comme l’EPR ou l’Aéroport on a du mal à prendre au sérieux les accords sur « une réduction de la part du nucléaire » significative, ou le «réexamen de tous les projets d’infrastructure planifiés et financés par l’Etat (aérien, ferroviaire, routier), (…) sur la base de critères de moindre impact environnemental et énergétique, de meilleure efficacité des fonds publics, du droit à la mobilité du plus grand nombre, du renforcement des proximités, lutte contre l’étalement urbain ». On retira surtout de cet épisode EELV-PS le nombre de circonscription pour EELV, une soixantaine dans l’Hexagone, cinq en Bretagne, qui pourrait donné du poids à EELV à l’assemblée nationale, ils espèrent une quinzaine d’élus, mais qui les fait clairement reculer sur le plan du « courage politique » et de la cohérence idéologique.

Et maintenant ?

Certains opposants au projet d’aéroport se demandent clairement ce que va faire EELV au sein de la lutte contre le projet et même au sein de la coordination anti-aéroport, soit. Ce qu’on sait c’est que contrairement à ce que nous disait EELV jusque là, il n’y a donc aujourd’hui plus aucune perspective électorale en 2012 qui permettrait de stopper les chantiers de l’EPR et de NDDL. De même, Jean-Luc Mélenchon, autre candidat à l’élection présidentielle, qui n’a pas souhaité prendre une réelle décision sur le nucléaire « en proposant un référendum « ,  ne s’est toujours pas prononcé sur le sujet de l’aéroport, alors que sa formation politique, le Parti de Gauche, est bien un membre actif de la coordination anti-aéroport. En fait rien d’étonnant quand on sait que le candidat du Front de Gauche fait aussi campagne pour le vieux PCf farouchement favorable à l’aéroport, autant qu’au nucléaire.

"Le dossier de l'aéroport avance tranquillement à Notre-Dame-des-Landes"

"Le dossier de l'aéroport avance tranquillement à Notre-Dame-des-Landes"

Si le chantier de l’EPR est bien entamé, celui de l’aéroport ne l’est pas. Le champs politique (entendez celui des élus) témoigne aujourd’hui de son incapacité à proposer une solution, reste donc le champ juridique et l’opposition sur le terrain. Les différents recours portés par les opposants n’ont pour l’instant pas réussi à empêcher la marche forcée vers les travaux et la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes. José Bové, représentant EELV à Paris a déclaré « que si le PS s’obstinait il allait à l’affrontement », que « s’il le faut il faudra aller vers l’illégalité » qu’EELV « sera là pour s’opposer physiquement aux bulldozers de Vinci ». Si certains espèrent encore une solution juridique pour arrêter le chantier de NDDL, notamment sur le dossier des zones humides, elle n’est envisageable que dans le cas où elle représentait une porte de sortie pour le gouvernement centrale face à une opposition massive et directe sur le terrain. Au vue des positions de chacun on ne voit pas d’autre possibilité d’arriver à un abandon du projet. Nous attendons donc d’EELV qu’il s’inscrive dans le cadre stratégique esquisser par leur représentant à Paris, tout comme nous ne doutons pas désormais que nous reverrons régulièrement José Bové à Notre-Dame-des-Landes pour « s’opposer physiquement » aux bull de Vinci ou aux forces militaires qui occupe la zone.

Nucléaire, Aéroport, OGM, etc … démocratie et autodétermination !

La mascarade des élections présidentielles, dont la campagne commence à peine, nous montre à quel point ce processus s’écarte d’un vrai contrôle démocratique des décisions par la population. Revendiquer le droit à l’autodétermination du peuple breton, de posséder son propre pouvoir démocratique et législatif dans le cadre d’une Bretagne réunifiée, c’est construire les outils institutionnels qui pourront nous permettre de mettre en place une industrie énergétique non polluante et débarrassé du nucléaire français, de dépasser les vœux sans effet du Conseil régional pour interdire réellement les OGM sur notre territoire, de changer les processus de décision qui impose un mode d’aménagement et de développement déséquilibré et injuste de la Bretagne.

FAISONS BARRAGE AU CASTOR (convoi de déchets nucléaires) !


Breizhistance – Indépendance et Socialisme soutient et s’associe à l’appel à bloquer le convoi de déchets nucléaires CASTOR du 22 au 24 novembre à Valognes (50).

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La filière électronucléaire engendre nuisances, pollutions et dévastations à tous les étapes du cycle de vie des centrales. Ici, en Bretagne, ce sont notamment les résidus de l’extraction minière de l’uranium (plus de 30 sites répertoriés par l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire), les risques d’accident liés à l’activité des centrales les plus proches (Chinon, Civaux et Flamanville), sans compter la menace que représenterait un accident majeur en lien avec l’armement atomique (dépôt de missiles nucléaires de l’Ile longue).

L’énergie d’origine nucléaire est une énergie sale qui fait peser des risques démesurés sur les populations et les écosystèmes. C’est une des raisons pour lesquelles les bretons avaient envoyé un signal fort de rejet du nucléaire dans leur pays lors de la manifestation du 15 octobre à Rennes. Ils seront probablement nombreux à rejoindre l’appel au blocage du convoi CASTOR. Des militants de Breizhistance seront aussi présents pour participer à cet acte de résistance dont le succès ne peut être que le fruit d’une mobilisation des forces antinucléaires à l’échelle hexagonale et au-delà. Tous à Valognes les 22, 23 et 24 novembre !

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Sortir du Nucléaire vite ? Construire l’indépendance ! RDV 15 oct. à Rennes

BREIZHISTANCE-IS appelle à la manifestation pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des chantiers EPR et THT qui aura lieu le samedi 15 octobre à Rennes. Nous donnons rendez-vous à nos militants et sympathisants à 12h à La Poste st Cyr, 66 mail François Miterrand

En Bretagne nous n’avons plus de centrale nucléaire en activité. De part les luttes anti nucléaires du peuple breton, de Plogoff au Carnet en passant par Erdeven et Le Pellerin, nous avons réussi à défendre notre territoire de ce mode de production énergétique dangereux et non renouvelable dans le temps. En luttant, une formidable conscience populaire s’est construite sur les possibilités des alternatives énergétiques disponibles en Bretagne, du plan Alter Breton de 1979 à aujourd’hui. Nous devons continuer à lutter contre l’occupation que représente les complexes militaro-nucléaires et pour sortir de notre dépendance énergétique.

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Parce que nous sommes écologistes et pour l’égalité entre les peuples.

Tout comme les ressources pétrolières, les ressources en uranium ou autre matière radioactive sont limitées sur la planète. La volonté des multinationales comme AREVA, soutenue par la France, de pousser plus loin les champs d’extraction tant au niveau géographique que dans les méthodes, contribue à creuser les inégalités nord-sud. Comme nous le montre l’exemple de la centrale d’Armit au Niger, les populations les plus pauvres du monde sont soumises à l’irradiation, à la corruption de leur classe dirigeante et à la violence de ces projets, dans le seul but de satisfaire les puissances occidentales. Enfin n’oublions pas que le nucléaire est avant tout une arme de guerre, et que c’est de l’occupation de l’Ile Longue par la base française de sous-marins nucléaires tireurs d’engins que partiront peut-être un jour les nouveaux missiles nucléaires M51 français.

Refusons l’irresponsabilité du capitalisme.

Le choix de l’énergie nucléaire est celui du capitalisme. L’énergie nucléaire à un coût pour les populations (retraitement des déchets, démantèlement, sécurité, prix d’une centrale, … ) que les responsables politiques refusent d’admettre au nom du libéralisme économique. On voit bien aujourd’hui le problème posé par le démantèlement de la centrale de Brennelis. Mais la logique productiviste qui se retrouve tant dans le projet coûteux et inutile d’EPR et de la THT qui va avec, que dans le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, doit être abandonné si nous voulons mettre en place une politique énergétique écologique préservant les ressources pour les générations à venir.

Les potentiels en énergies renouvelables (biomasse, énergies marines, etc …) existant en Bretagne peuvent être des créateurs massifs d’emplois locaux, qui, alliés à une politique de réduction massive de la consommation électrique (proscription des chauffages électriques, contraintes industrielles, …) peut largement suffire aux besoins énergétiques du peuple breton. Le gouvernement écossais a voté un plan de sortie nucléaire avec une volonté d’autonomie électrique d’ici 2020 grâce aux énergies renouvelables. Pourquoi pas nous ?

Pour l’indépendance énergétique

La région Bretagne a voté cette année un voeux de sortie progressive du nucléaire, qui prévoient d’allier « sobriété et efficacité des énergies renouvelables ». Un vœux que même les pro-nucléaires pourront continuer à voter tant ils savent qu’il ne sert en rien. Sortir du nucléaire en Bretagne c’est d’abord revendiquer le droit à l’autodétermination pour nous permettre de nous émanciper de la sujétion au gouvernement central, qui de l’UMP au PS a toujours été pro-nucléaire. Nous possédons en Bretagne tous les avantages pour mettre en place un autre modèle énergétique (pas de centrales en activité, de forts potentiels en énergie renouvelable), il nous manque surtout les moyens politiques.

Aller vers l’indépendance énergétique, c’est aller vers l’indépendance tout court.

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les organisations appelant à manifester samedi :

Strollad Sant-Maloù a-enep d’an Nukleel, Strollad Sant-Brieg a-enep d’an Nukleel , AE2D (Penn ar Bed), SDN Kerne , Stop Nucléaire 56/Trawalc’h, SDN Liger & Gwilen, SDN 49, SDN Touraine, Kenurzhierezh etre rannvroel STOP-THT, Kernurzhierezh rannvro Normandi, SDN Bro Roazhon . Skoazellet eo gant : Europe Ecologie Les verts, NPA, Parti de Gauche, CNT Union régionale Bretagne et Pays de la Loire, La Fédération Anarchiste 56, Alternative Libertaire, Gauche Unitaire, Alliance Ecologiste indépendante, Réseau Sortir du Nucléaire, Les Alternatifs, Breizhistance Indépendance et Socialisme, Agir pour l’Environnement, ATTAC Rennes, UDB, Greenpeace, Bretagne Décroissance, Solidaires Bretagne, Unvaniezh SLB….

NUKLEEL : tri bloaz a-raok Plougoñ ar stourm enepnuk’ o c’henel e bro Naoned

Banniel Nukleel - copie

Ar stourm a-enep d’an nukleel e Breizh en deus kavet e arouez gant afer Plougoñ, diwar anv ar gumun ma oa sañset bezañ staliet ur greizenn. Hogen ar plas o devez darvoudoù Plougoñ er vemor stroll a ra deomp disoñjal ken kaer all ne oa ar mare-mañ nemet barr ur stourm a oa anezhañ abaoe tri bloaz e lec’hioù all eus Breizh. Distro war afer an nukleel sivil e bro Naoned er bloavezhioù 70 ha goude…

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Gourdrouz war Pentelloù (1976-1981)

Emeur e kreizig-kreiz an enkadenn ekonomikel savet diwar stroñs tireoul 1973. Kresket eo kalz priz an energiezhioù kondon, ha pa zo ezhomm energiezh stank ha marc’hatmat da ambroug ar c’hresk ekonomikel. Ijinourien Korfoù bras ar stad C’hall a zivizo e plas ar bobl : an hentad nukleel eo a vasto d’an ezhomm-se.


D’ar 1añ a viz Gwengolo 1976 e teu da vezañ fetis ar gourdrouz evit Breizh pa zibab ar gouarnamant staliañ ur greizenn nukleel nepell diouzh Naoned, e kumun Pentelloù, kentoc’h evit el lec’hiadoù all bet kinniget er Broioù al Liger daou vloaz a-raok gant ministr an Industriezh Michel D’Ornano. Ken abred hag an 9 a viz Here e tibun 3.000 den e straedoù Pentelloù da enebiñ ouzh ar raktres, harpet ma’z int gant kuzul-kêr ar gumun. Krog eo ar resistañs.

Krouet ez eus ur Strollad fontoù labour-douar e miz Genver 1977 evit mirout ouzh EDF da brenañ an douaroù. D’ar 26 a viz Ebrel, diwar atiz maer Pentelloù Villaine, ez eus goulennet gant Kevredigezh maered bro-Raez aozañ breujoù broadel diwar-benn an energiezh ha diwezhata an enklask a dalvoudegezh foran. Diefed e chom ar galv [1].

D’an 8 a viz Mae en em vod 10.000 den war vord al Liger da geñver unan eus ar gouelioù kentañ a-enep d’an nukleel. A-raok d’an enklask a dalvoudegezh foran kregiñ e nac’h seizh maer diwar daouzek lakaat skritell ar prefeti. Peget ez eus tan enni zoken e kumunioù Koeron, Pentelloù, Keiz-Raez ha Rodent. Pa grog an enklask d’an 31 a viz Mae eo stanket mont e-barzh an ti-kêr gant mekanikoù labour-douar ha skoet ez eus teilh war ar prefed. Labourerien-douar Keiz-Raez a gas o chatal ouzh ar CRS-ed. Divizout a ra neuze ar prefed ober gant kirri-samm gwarezet mat, a dalvezo da adtiez-kêr. An doare-mañ d’ober a vo adkavet ivez e Plougoñ tri bloaz goude.
D’an 2 a viz Even eo laeret marilh an enklask a dalvoudegezh foran e Koeron ha peget an tan ennañ war blasenn ar marc’had. Harzet eo raktal ar pemp labourer(ez)-douar. D’an 10 e teu 2.000 den d’o harpañ evit o frosez e Naoned. Ober engalv a reont ha dieubet int goude un eil prosez dirak lez-varn galv Roazhon d’ar 15. Chomet int en toull e-pad trizek devezh. D’ar 7 a viz Gouere eo stanket ar bourk gant ar stoc’hoù savet gant annezidi Keiz-Raez. Ar CRS-ed a rank implijout binsaskelloù ha kirri-samm dezho ur gavr a-benn distankañ an hent.

A-benn ar fin ez eus roet disoc’hoù an enklask : 30.000 a-enep d’ar raktres, 95 a-du. Kalz na vern ! Ar gomiserien a embann un ali a-du. Bec’h a sav e 1978 adarre. Pa sav a-du ar c’huzul-Stad gant ar raktres e tiviz kuzulioù-kêr Pentelloù ha Keiz-Raez reiñ o zilez d’an 12 a viz Here. Geveliñ gant Plougoñ eo an diviz diwezhañ bet kemeret gant an daou guzul-kêr ha kemer a ray perzh dileuridi Pentelloù e manifestadeg an 19 e Kemper a-enep da greizenn Plougoñ daoust d’ar skoilhoù lakaet gant ar polis. « Nann d’ar greizenn, ya d’ar vuhez » : d’an 28 e kemer perzh 5.000 den d’ur gerzhadeg etre Pentelloù ha Naoned, d’ar 17 a viz Kerzu e tibun 7.000 den e straedoù Pentelloù ha prennet eo stalioù kenwerzh Keiz-Raez ha Pentelloù d’an 19. D’an 10 a viz Genver 1979 eo sinet an disklêriadur a dalvoudegezh foran gant ar c’hentañ ministr Raymond Barre, ken e tibun 10.000 manifester e Naoned daou viz goude, ha 6.000 all c’hoazh da geñver Gouel an Heol d’ar 24 a viz Even. Miz zo e oa c’hoarvezet gwallzarvoud Three Mile Island e Pennsylvania, a zigor ur maread nevez evit ar stourm a-enep d’an nukleel. Rannet eo soñj Villaine gant ar stourmerien : « Adal bremañ e rank bezañ anat d’an holl n’eo ket nemet el Liger-Izel eo e ranker paouez da sevel seurt kreizennoù, e pep lec’h ne lavaran ket ».

Kemmañ a ra ar saviad e-pad ur mare pa zeu F. Mitterand da zisklêriañ e Naoned, daou zevezh a-raok dilennadegoù prezidantel 1981 : « Ne vo ket digoret chanter nukleel ebet ken, dreist-holl evit a sell ouzh Pentelloù, pa sav un eneberezh a-unvouezh ». N’eo ket douaret ar raktres hogen skornet eo. E 1983 e vo sinet an dekred terriñ gant ar c’hentañ ministr nevez Pierre Mauroy, goude bezañ goulennet o ali digant an dilennidi a selle ar raktres outo. 7 kumun ha 98 dilennad a sav a-enep, ouzh 5 kumun ha 83 dilennad a sav a-du.
Afer kreizenn nukleel Pentelloù a aweno ar c’haner Gilles Servat evit eil poz ar ganaouenn « Dépliant touristique » [2] :

Que dit-on sur les Bretons
Dans la ville des préjugés ?
On dit qu’ils sont taciturnes
Qu’ils sont têtus et poètes
Qu’ils aiment les beaux discours
Qu’ils respectent les traditions.
(Diskan)
Solitaire, solitaire
C’est la chanson des patrons
Tous ensemble, tous ensemble
C’est le chant des ateliers qui lui répond

J’ai vu un breton taciturne
Un fermier de Cheix en Retz
Quand son seigneur féodal
CRS à ses côtés
Sur l’étable et le bétail
Envoya le bulldozer
(…)

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Pemzek vloaz stourm er Garned (1982-1997)

Kregiñ mat a ra ar bloavezh 1981 : skornet eo raktres Pentelloù, lakaet ez eus bet un termen da vat da hini Plougoñ a-drugarez da stourm ar bobl. Diskredig e chom an dud memestra, gant gwir abeg. Evit gwir ne vo ket pell ar gouarnamant PSF o tont war e c’her…

Kerkent ha klozet teuliad Pentelloù e reer anv eus lec’hiad Ar Garned evit degemer kentañ kreizenn nukleel ar « programm elektronukleel gall evit ar XXIañ kantved ». Ar pal eo sevel ur greizenn el Liger-Atlantel kousto pe gousto. Daou sell zo enebet. Kentuidi ar raktres a gav dezho eo difrouezh ar parkeier ha goullo ar ZIP (Takad Greanterezh ar Porzh), plas a-walc’h zo da staliañ o c’hreizenn div wezh 1.400MW, ur c’hentpatrom diorroet gant Siemens ha Framatome. An annezidi a zifenn o douaroù, o labour hag o en-dro. Evit gwir eo Ar Garned ul lec’h dibar e Breizh a-fed plantoù (40% eus korzegi su al Liger) ha loened, p’emañ lec’hiet war hentoù beajiñ al laboused tremeniat, a gustum da neizhiañ enno. Ouzhpenn-se emañ Ar Garned en un tolead ma c’hell c’hoarvez stroñsadennoù krendouarel… Diskoulmoù all zo, gallout a rafec’h kempenn kreizenn dermek isimplijet Kordevez.

E deroù 1982 e tiviz Pierre Mauroy aotren EDF da sontañ an douar a-benn klokaat an teuliad. Mizioù kentañ 1982 a wel an eneberien kroug-ouzh-krog gant ar CRS-ed bep Sul a-benn klask diskar an dafar sontañ. Tud zo gloazet, deviñ a ra un c’harr-boutin o tont eus Plougoñ.

E miz Genver 1983 eo marilhet teuliad an enklask a dalvoudegezh foran. D’an 18 a viz C’hwevrer e teu sindikad CGT ar saverezh da lakaat maen kentañ ar greizenn. Ne blij ket an arouez-mañ da labourerien-douar. Ur respont zo roet gant ar strollad H.O.U. (Hors d’œuvre universitaire), a zeu da lakaat maen kentañ « monumant ar re ‘vo skinatet ».

Hogen, e kontrol da bPentelloù, n’ez eus ket enebet a-unvouezh ouzh ar raktres. 80% eus dilennerien Pembo a sav a-du gantañ, koulz ha kuzulioù-kêr Sant-Widel-Skovrid ha Frozieg, Kuzul-departamant Liger-Atlantel ha Kevredigezh maered bro Raez. Daoust da harp an ensavadurioù lec’hel-mañ e chom ar gouarnamant hep ober netra. EDF a ziviz gorrekaat ar programm nukleel gall evit ar wezh kentañ zoken. C’hwec’h miz a-raok e oa c’hoarvezet gwallreuz Tchernobyl…

E 1987 e tiviz ar c’hentañ ministr nevez Jacques Chirac mont betek penn ar raktres ha kas da benn an enklask foran. Dalc’het e vo etre an 1 a viz Even hag an 18 a viz Gouere. 320 ali zo skrivet nemetken ouzh marilhoù ar c’hwec’h kumun a sell ar raktres outo. 260 anezho a sav a-enep d’ar raktres. Daoust da se eo sinet an disklêriadur a dalvoudegezh foran gant ar c’hentañ ministr, e talvoud e-pad pemp bloaz.
Koulskoude ne vo ket roet lañs d’an teuliad gant ar gouarnamantoù PSF da heul. A-raok kentañ tro dilennadegoù lezennel miz Meurzh 1993, da geñver ur meeting e kreizenn Kendalc’hioù Naoned, e tisklêr Pierre Bérégovoy e vo kemmet an disklêriadur a dalvoudegezh foran. Evit gwir eo dilezet savidigezh ar greizenn nukleel met goursezet eo talvoud ar mellad 2, a aotren argas an dud diouzh o douaroù ! Tamm-ha-tamm eo bet habaskaet youl ar strolladoù gouarnamant gant ar stourm poblek, war-bouez ar PCF, a chom a-du krenn gant ar raktres.

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Ma seblant bezañ echu an abadenn evit lod, n’eo ket amañ sell EDF. Diwar ar 126 hektar perc’hennet gant ar porzh emren ez eus 51 hektar geunioù. Dindan atiz an dilennidi lec’hel e c’houlenn EDF un aotre a-benn seveniñ labourioù atrejañ an takadoù gleb e deroù 1996. Daoust da zisoc’hoù an enklask foran e tiviz ar gomiserien reiñ o asant ur wezh c’hoazh. Prim e teu ar respont digant an eneberien pa zibun 4.000 anezho etrezek al lec’hiad d’an 20 a viz Here. Chikan a sav etre ministrerezh an En-dro ha ministrerezh an Industriezh. Mont a ra ar maout gant hemañ pa ziviz Alain Juppé reiñ e asant d’e zro. Ar prefed a gred embann ar gerioù-mañ : « Plijout a ra din al laboused bihan hag ar raned ivez, hogen e-touez a re a soñj dezho eo implijoù an dud ar pouezusañ emaon ».

6.000 a dud a ‘n em gav e Naoned d’ar 26 a viz Genver 1997 evit manifestiñ. Ne cheñch ket emzalc’h ar prefed e mod ebet. Sinañ a ra-eñ an aotre evit al labourioù atrejañ. D’an ampoent ez eus en tu all da 90 komite skoazell e kumunioù Breizh evit ambroug stourm Ar Garned. Engouestlet bras eo an tu kleiz dizalc’hour, pe e vije a-dreuz ar strollad Emgann, pe neuze gant hiniennoù a lusk ar bodadoù enebiñ ouzh ar greizenn. Teir c’hevredigezh a sav amoug dirak lez-varn melestradurel Naoned. Stennoc’h-stennañ e teu da vezañ an aergelc’h. D’an 12 a viz Meurzh e teu a-benn ar stourmerien da virout ouzh ur gobar da vezañ dieubet diouzh an traezh. Distrujet ez eus ul loch chanter ha skoet dafar saverezh el Liger. D’an 18 e rank EDF stadañ n’hall ket kenderc’hel gant al labourioù prientiñ ken. Daoust da se e tibun 8.000 den e straedoù Naoned d’ar Sadorn 22. A-dreñv leurenn an dilennadegoù e ro da c’houzout ar stourmerien int mennet da grennaat ar stourm ma vez ret. Ma c’hoarvez un enklask a dalvoudegezh foran nevez, evel ma vije dleet e sell da lakaat ar raktres kreizenn nukleel da vont war-raok, ez eus riskloù bras e varvfe tud. Intentet mat eo gant ar PSF. E kreiz koulzad an dilennadegoù lezennel e embann Lionel Jospin ne vo ket eus ur greizenn nukleel er Garned mard eo trec’h an tu kleiz lies.

Ar wezh-mañ n’o ket ar PSF da zont war e c’her ur wezh tremenet mare ar promesaoù. Antronoz e tiviz lez-varn Naoned reiñ termen d’al labourioù. D’ar 1añ a viz Even, devezh an eil tro, en em vod en tu all da 40.000 den war al lec’hiad evit un devezh gouel poblek hag etrebroadel [3] a-enep d’an nukleel. Aozet ez eus ur chadennad-tud ken hir ha 30 km, evezhiet mat gant biñsaskelloù an archerien o c’hournijal a-us dezhi ! Diouzh noz e son Gilles Servat, EV, Alan Stivell, Noir Désir hag un toullad strolladoù all (euskariz en o zouez) war ur mell leurenn bet prestet digoust, warni ar gwenn-ha-du hag an ikurrina, ‘tal-kichen ar banniel du. 10.000 a dud a zañs evit fest-noz. Da arc’hantañ an darvoud e aozer ivez ur pikol rave-party war draezhenn Ar Garned, a vo divodet gant an archerien. Klevout a reer sonerezh techno betek Sant-Pêr-Raez ! Ar gouel-mañ a dalvez kement hag ur mell maen e park an dilennadegoù lezennel, p’az eus kaoz outañ e-pad 4mn e prime time war ar chadennoù skinwell foran broadel gall, just a-raok ma vije embannet an disoc’hoù.

Manifestadeg ar 26/01/1997 e Naoned (Kredad luc’hskeudenniñ : Ouest-France)

Manifestadeg ar 26/01/1997 e Naoned (Kredad luc’hskeudenniñ : Ouest-France)

E-keit-se e kendalc’h an argerzhadur hag embannet ez eus kemennoù diberc’hennañ e ti-kêr Sant-Widel-Skovrid d’an 2 a viz Even, pa nac’h un nebeud tud c’hoazh gwerzhañ o douaroù da EDF. A-benn ar fin e vo lakaet un termen da vat d’ar raktres d’ar 16 a viz Gwengolo, goude ur pemzek vloaz stourm bennak.

Un doare labourva eo bet ar stourm a-enep da greizenn nukleel Pentelloù, a dalvezo d’an holl stourmoù nukleel da heul a-fed hentennoù stourm (eneberezh ouzh ar polis bemdez, talvoudekaat an douaroù a oa sellet outo evel difrouezh, aozañ gouelioù), gerioù-stur ha boazioù emstummañ. Liammoù kreñv a vo skoulmet ivez etre stourmoù Breizh ha stourmoù pobloù all, evel hini Larzac [4]. D’an nebeutañ e vo heuliet aketus eurioù ha dizeurioù ar raktresoù kreizennoù nukleel e Breizh, p’eo ken barrek he fobl evit lakaat reuz hag ober ma yafe da ludu an disklêriadurioù a dalvoudegezh foran. Mareoù stourm skouerius zo bet e Pentelloù koulz hag er Garned, o deus diskouezet pegen mennet e oa ar boblañs da zifenn he en-dro ha da luskañ ur preder diwar-benn an doareoù all a oa d’ober a-fed dibaboù energetek. Amzerioù kriz ivez, mesk-ha-mesk : an arme gall a yay betek kalkennata Edouard Hamon [5], bet rezistant e-pad an eil brezel bed, diberc’hennet eo bet lod eus an dud ha marvet eo ur bugel, lazhet gant ur c’harr-samm atrejañ. Da glozañ e c’heller lavaret o deus sikouret ar stourmoù-mañ da c’henel un emskiant ekologour er boblañs ha n’haller ket nac’hañ kennebeut ar ment broadel breizhek hag zoken etrebroadel bet dezho, betek ur serten poent. An dasson a klever c’hoazh hiziv, pa glasker disoc’hoù evit sevel ul luskad pobl ken kreñv a-enep da raktres aerborzh Kernitron-al-Lann. Ha gallout a reer muzuliañ gounit ar stourmoù bet a-enep d’an nukleel el Liger-Izel pa weler emañ dilennidi Kumuniezh-kumunioù Sud Estuaire ha re guzul-kêr Frozieg o paouez votiñ a-unvouezh evit staliañ kentpatrom ur rod-avel offshore war lec’hiad… Ar Garned !

Neuze, echu da vat ? N’eo ket sur kement-se. Perc’henn e chom ar porzh emren war 100 hektar douaroù hiziv-an-deiz hag emeur e sell staliañ ur reaktor EPR (European Pressurized Reactor) en ul lec’h bennak e Frañs. Ha sot a-walc’h e vefe ar stad evit c’hoari ur wezh c’hoazh ouzh tud dispont aber al Liger ?

Breizhistance-IS

[1] D’an ampoent e kroged dija e bro Danemark da brederiañ diwar-benn diorroadur tolz an doareoù da gorvoiñ ar mammennoù energiezhioù renevezus evit chom hep ober gant an nukleel. Siwazh deomp emaomp dindan beli ar Frañs…
[2] Chantez la vie, l’amour et la mort (33 zro, 1977)
[3] Deuet ez eus saozon, alamaned, aostrianed, gallaoued, okitaniz, euskariz, h.a. Kontet ez eus plakennoù-marilh o tont eus 76 departamant gall disheñvel.
[4] Kaoz e oa da astenn kamp arme pladenn al Larzac e 1971. Dilezet e vo ar raktres e 1981.
[5] Marvet eo Edouard Hamon n’eus ket pell ‘zo. Labourer-douar e oa, e touez ar re o deus nac’het a-viskoazh gwerzhañ o douaroù.
Mammenn bennañ : Vingt ans de contestation nucléaire en Basse-Loire, gant Michel BRENON ha Jean-Charles COZIC, Presse-Océan 19/12/1997.

Commémoration du 65ème anniversaire d’Hiroshima et Nagasaki

Breizhistance appelle à participer à la commémoration du 65ème anniversaire d’Hiroshima et de Nagasaki organisée par l’association Agir pour un Environnement et un Développement Durables, le vendredi 6 août à midi face à l’Ile longue, à Brest.

Il s’agit pour nous de commémorer les nombreuses victimes de l’atome militaire, mais aussi d’exiger le démantèlement de la base de l’Ile longue et son dépôt de missile, le départ des SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) et l’arrêt immédiat des tirs d’essai du missile M 51 dans la baie d’Audierne.

Il est clair que la menace n’est pas contenue dans un hypothétique « recours à des moyens terroristes contre nous, ou [un recours] à des armes de destructions massives » (1) mais découle plutôt de la présence même des ogives nucléaires sur le sol breton. Face à ces armes de guerre que l’Etat français nous impose et qui fondent la domination occidentale sur le monde, il faut faire entendre l’exigence d’une Bretagne dénucléarisée, maîtresse de son avenir, et solidaire des peuples qui ont subi et qui continuent à subir ses ravages, notamment à travers l’expropriation des terres à des fins d’extraction des matières premières nécessaires à l’industrie nucléaire , à l’image d’Areva au Niger.

Peu après sa création, en novembre 2009, Breizhistance recevait le soutien de Tavini Huiraatira – Front de Libération de la Polynésie, qui rappelait dans son communiqué que l’arme atomique avait eu pour conséquence « l’assassinat d’une partie de leur terre nourricière par cet état colonial » (2). Pour que cela ne se reproduise plus, ni ici ni ailleurs, soyez nombreux vendredi 6 août, midi sur la jetée du Port du Château de Brest.

(1) discours de J. Chirac à l’Ile Longue, 2006

(2) c’est-à-dire la France