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NDL : Un rempart humain contre les bulldozers de Vinci et de l’Etat Français

Depuis maintenant plusieurs mois, plusieurs comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes préparent la grande chaine humaine du 11 mai. Depuis des mois, les campagne du pays nantais mais aussi des régions limitrophes s’active pour diffuser l’information, préparer et distribuer de grands panneaux extérieurs (qui seront pour certains retirer par les forces de l’ordre, en catimini jusque dans les terrains privés).

Cette chaine humaine, ne sera ni la première, ni la dernière action, dans notre lutte contre le projet inutile et destructeur « d’Ayraultport« . Elle ne sera pas la bataille qui nous permettra d’avoir la victoire finale, mais elle consolide durablement le rempart humain qui protège Notre-Dame-des-Landes et Vigneux-de-Bretagne des bulldozers de Vinci et de l’Etat français.

La Gauche Indépendantiste (BREIZHISTANCE) donne rendez-vous à ses militants et sympathisants pour la chaine humaine, autour de la ferme de Montjean, à partir de la porte 2 (sortie de l’Erette route de Rennes-Nantes) dès 11h samedi 11 mai.

Pour toutes informations sur les lieux de rdv, de concerts, etc … allez sur http://www.chaine-humaine-stop-aeroport.org/fr/

les hélicos tournent toujours dans le ciel de Notre-Dame-des-Landes

Hier mardi 9 avril, les personnes nommées par le gouvernement en décembre pour former une commission de dialogue ont rendus leur copie. Quelques jours avant, le président de la commission, Claude Chereau avait prévenu « il ne doute pas de l’intérêt du projet ». N’empêche que tout dans ces trois rapports ( Commission de dialogue, commission agricole, commission scientifique sur l’environnement) indique que les arguments des opposants étaient bien réels, malgré l’enquête publique et le « temps du débat passé » selon Jacques Auxiette et Jean-MArc Ayrault.

  • Non il n’y a pas de saturation de l’aéroport de Nantes-Atlantique, c’est ce que dit le rapport. S’il note une progression élevé ces trois dernières années c’est bien dû à une « démarche commerciale très active » à mettre en perspective avec « une baisse du nombre de passagers des aéroports les plus proches ». Autrement dit les collectivités ont facilité l’implantation des compagnies low-cost au détriment de l’activité des autres aéroports. La piste pourrait « encaisser trois fois plus de mouvements », soit l’objectif à 50 ans de Notre-Dame-des-Landes.
  • Non l’aéroport de Nantes n’est pas particulièrement dangereux, « les risques sont très faibles et parfaitement maîtrisé par le contrôle aérien » et le survol du centre de Nantes peut-être évité en « rétablissant un ILS d’approche par le Nord-Est et en modifiant les procédures d’approches » comme l’ont rappelé les pilotes auditionnés.
  • Quant à l’impact sur le monde agricole, en rappelant que la Loire-Atlantique est lanterne rouge en terme de préservation des terres agricoles, la commission estime que les compensations prévues sont « insuffisantes » et demande une nouvelle étude. La commission demande la réduction de l’emprise du projet, notamment des parkings pourtant si chers à Vinci. Dans ces conditions, la multinationale ne demandera-t-elle pas plus d’argent aux collectivités et à l’Etat pour répondre à leurs attentes ?
  • Et pour ce qui concerne les compensations environnementales pour un site à 98% classé en zone humide, la commission « invalide le système choisie (…) qui est peu intelligible », et en « inéquation avec la loi sur l’eau ». Là encore le dossier doit être revu à la base.
  • On regrettera que la question de l’emploi ne soit pas abordée, car elle semble aujourd’hui être le dernier argument des défenseurs du projet. Néanmoins, cette question doit être évoquée et les croyances sérieusement contre-dites, nous apportons donc contribution à la question.

Au vue des manquements et des défaillances relevées dans ce projet, par des gens qui se sentent tout de même obligés de déclarer qu’ils n’ont « aucun doute sur la pertinence du projet », la résistance est aujourd’hui légitimée. Il semble maintenant que le gouvernement prendra prétexte de ces nouvelles recommandations pour reporter le début des travaux après l’échéance électorale de 2014. Néanmoins rien n’est moins sûr. Les porteurs publics du projet se basent sur la non remise en cause du projet par les commissions, pourtant obligée, et les hélicos de la gendarmerie mobile ont repris leur survol de la zone. La vigilance reste de mise et le travail d’organisation et de remise en culture sur la Z.A.D. doit continuer et s’amplifier, les comités de soutiens doivent toujours se tenir en alerte face à toute attaque militaire et policière sur la Z.A.D. De même nous devront être les plus nombreux possibles lors des prochaines échéances des 13 avril (sème ta ZAD), 11 mai (chaîne humaine) et 3-4 aout (grand rassemblement).

STOURMOMP BETEK AN TREC’H !

La Gauche Indépendantiste Bretonne (BREIZISTANCE-IS)

La question de l’emploi dans le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

La Gauche Indépendantiste (BREIZHISTANCE-IS) vous propose ici de revenir sur la question de l’emploi dans le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Ce dossier reprend en très grande partie les travaux de l’ACIPA, de la CEDPA et notamment du comité blinois de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.

Pourquoi cette opacité sur les chiffres de l’emploi ? En creusant davantage la question, nous nous sommes rendu-compte que de nombreux points du dossier étaient problématiques, voire contradictoires, tant au niveau de la construction que du fonctionnement.

 Après que la commission de dialogue ait sérieusement remis en cause les arguments sur la saturation et la dangerosité de Nantes-Atlantique, les promoteurs du projet affirme que le grand gagnant du chantier sera l’emploi. La construction de l’aéroport permettrait de créer environ 3000 emplois, soit 750 emplois équivalent temps plein sur 4 ans. Une fois en service, il générerait, selon la Chambre de commerce et d’industrie 3250 emplois directs et 2,8 fois plus d’emplois indirects. Les élus doutant du projet et le comité de soutien blinois ont demandé à la Chambre de commerce et d’industrie (Nantes/Saint-Nazaire) le détail des études réalisées afin d’apprécier au mieux les analyses et les méthodes utilisées. Voici la réponse qu’ils ont obtenu : « Nous avons effectivement travaillé sur les retombées économiques – dont l’emploi – de l’aéroport de Nantes Atlantique. Nous n’avons pas réalisé une véritable étude à publier. Il s’agissait pour nous de mettre à jour des données qui étaient anciennes (2003) ». Ils ont demandé à prendre connaissance de ces données anciennes, mais leur demande est restée lettre morte.

  • La construction de l’aéroport

Qui sont les travailleurs ?

Si les chantiers de BTP ne sont pas délocalisables, les travailleurs eux, peuvent arriver de loin. Le BTP est un secteur qui emploi massivement les travailleurs étrangers dans des conditions sociales régressives. Le pourcentage s’élève de 30 à 40 % selon la CGT. Ce chiffre est confirmé par le chantier de l’EPR à Flamanville où un travailleur sur trois vient de l’étranger, principalement de l’Europe de l’Est 1. Vinci ne manquera pas d’utiliser cette main d’œuvre précaire et bon marché 2, d’abord parce que l’entreprise et ses sous-traitants le pratique déjà, mais surtout parce que c’est légal !
Si une partie non négligeable des emplois n’échouera pas aux travailleurs locaux, il faut aussi ajouter les employés que Vinci envoie sur chacun de ses contrats. Si nous nous réjouissons que des travailleurs de Lisbonne ou Marseille trouvent du travail, il est malhonnête de la part des promoteurs du projet de laisser penser que les emplois créés profiterons d’abord aux ouvriers locaux.
Sans oublier que des emplois pérennes de proximité seront détruits : une centaine d’emplois agricoles sur la ZAD plus les emplois indirects qu’ils génèrent – une exploitation agricole ferait vivre jusqu’à cinq autres salariés en moyenne, selon la Confédération paysanne – soit près de 600 emplois.

Les emplois à Airbus

La compagnie Airbus, actuellement située à côté de l’aéroport de Nantes, a besoin d’une piste pour fonctionner, comme elle l’a toujours déclaré. Mais les promoteurs du projet ayant peur que les compagnies low-cost travaillent à Nantes plutôt qu’à NDDL 3 (ce qui est très révélateur !), ont décidé le 24 janvier 2013 que la piste fermerait, laissant le choix à Airbus de payer l’entretien de la piste nécessaire à son fonctionnement, ou pas.
Airbus ne voulant pas payer seul l’entretien de la piste 4 pour son usine (pompiers, maintenance générale, tour de contrôle, etc.), il existe deux scénaris possibles. Dans le premier, les collectivités locales financent le coût de l’entretien de la piste. Philippe Grosvalet (PS), le patron du conseil général, l’assurait encore en novembre 2012 : « Si le Département doit prendre sa part, il la prendra »5. Cependant, malgré la générosité de Mr Grosvalet avec l’argent public, il est probable que Boeing porte plainte pour concurrence déloyale auprès de l’OMC. Dans le second scénario, les collectivités locales ne payent pas, mais elles prennent le risque qu’Airbus quitte le territoire. Tous les syndicats de l’usine sont unanimes sur ce point : « Sans piste, Airbus Nantes serait fragilisé »6. C’est alors 2000 emplois directs qui menacent de quitter la région à plus ou moins longue échéance.

  • Le fonctionnement de l’aéroport

Déshabiller le Sud Loire pour habiller le Nord Loire ?

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’impacte négatif en cas de fermeture de l’actuel aéroport de Nantes sur l’emploi au Sud-Loire et en Vendée7. C’est le cas de Régis Lebrun, directeur général de Fleury-Michon qui dénonce « un projet d’un autre temps selon des modèles de pensée aujourd’hui dépassés. En outre il est à mon sens négatif pour la Vendée. Il la renvoie à l’extrémité de la région, particulièrement l’est et le sud » (Ouest-France – 14.12.12). De même, Marcel Barteau, co-gérant de la concession Alfa-Roméo à La Roche-sur-Yon explique qu’il ne croit pas aux nouveaux emplois promis : « Il y a déjà un déséquilibre deux-tiers – un tiers des emplois entre le
Nord et le Sud-Loire. Des emplois en plus au Nord, ce serait des emplois en moins au Sud-Loire, y compris en Nord-Vendée. » (Ouest-France – 21.12.12).
De même, si le projet d’aéroport de NDDL est une menace pour les emplois en Sud-Loire, qu’en sera t-il des autres aéroports de la région ? Certains drainent peu de passagers et beaucoup sont déficitaires, comme Angers-Marcé, Dinard, Saint-Brieuc ou encore Lannion. Il est donc tout à fait plausible d’envisager des fermetures ou pour le moins, des pertes d’emplois.

Les emplois à l’aéroport

Il s’agira principalement d’un transfert des emplois de Nantes Atlantique vers Notre dame des Landes. Certains défenseurs du projet l’admettent, comme Christophe Clergeau, 1er vice président de la Région Pays de la Loire : « La question centrale n’est pas celle de la création des emplois, puisqu’il est vrai que si on déplace l’aéroport, on déplace les emplois qui vont avec. Bien sûr il y aura un chantier, mais les emplois liés au chantier ne seront que provisoires » 8(France Inter – 03.12.12)
En ce qui concerne la structure elle-même, les porteurs de projet l’avoue sans détour, tout sera mis en œuvre pour limiter au maximum les coûts : suppression des taxiways (bandes de roulage qui permettent de remonter les pistes) ; suppression des passerelles reliant l’aérogare à l’avion (elle coûtent cher en « investissement, entretien, et formation du personnel » selon Éric Delobel, responsable du projet chez Vinci) ; suppression, également, des navettes passagers obligeant ces derniers à se rendre à pied dans les avions (Ouest-France – 04.02.13).
Ces choix économiques impliqueront inévitablement une baisse du nombre de salariés par rapport à l’actuel aéroport de Nantes. A cela s’ajoute certaines évolutions techniques comme les porte-bagages automatiques fonctionnant sans personnel 9, que Vinci ne manquera pas de mettre en place dans sa logique de rentabilité. A n’en pas douter, le « transfert » sera l’occasion de réduire au maximum le nombre d’employés nécessaires au fonctionnement de la structure.

L’emploi dans les compagnies low-cost

Sur le projet de NDDL, Nicolas Notebaert, président de Vinci Airport déclare que le trafic sera « plutôt axé sur les charters, les low-cost et le moyen courrier » (Presse Océan – 04.01.11). Or, sur la question de l’emploi, les compagnies low-cost soulèvent de nombreuses critiques. Pour vendre des billets à des prix défiant toute concurrence, la pression doit aussi s’exercer sur les salariés : mauvaise protection sociale, stagiaires employés en masse et bas salaires sont des pratiques courantes. Comme le déclare José Rocamora, délégué transport CGT, à propos de Ryanair : « Actuellement on vous sort des billets d’avions qui vous coûtent moins cher que la production du billet. Cherchez le truc. Le truc, c’est qu’on ne paye pas de cotisations sociales, et qu’on touche des cotisations illégales. Il n’y a pas de miracle »10.

De fait, les compagnies low-cost touchent beaucoup de subventions publiques à travers un chantage au « désenclavement » et donc à l’emploi. Cela peut aller de 200 000 à 1 000 000 d’euros par ligne, en fonction des situations. Selon une enquête d’Air France, « les Chambres de commerce et d’industrie, qui gèrent les aéroports, soutiennent l’activité de Ryanair en France à hauteur de 9 à 32 euros par passager embarqué » (Le Figaro – 11.03.2010). Autrement dit, c’est de l’argent public qui finance ces entreprises privées et porte à bout de bras les emplois créés.

* * *

De nombreuses zones d’ombres obscurcissent le tableau lorsqu’on se penche sur la question de l’emploi à Notre Dame des Landes : l’emploi des travailleurs étrangers, la logique de rentabilité et la réduction des coûts, la fermeture potentielle d’aéroports et la menace sur l’usine d’Airbus, le développement des low-cost et la précarité des emplois… sans oublier l’opacité des promoteurs sur leurs études. Tous ces éléments nous font penser que les prévisions sont extrêmement optimistes et que le bilan final ne sera pas aussi bon que ce qu’on veut bien nous faire croire.

C’est pourquoi il est grand temps de remettre à plat ce débat, de repartir sur des études fiables et ouvertes, pour que promoteurs et opposants au projet puissent avancer leurs arguments en toute transparence, loin des chiffres truqués et des campagnes de publicité qui salissent le débat public digne d’une démocratie.

1) « Selon une note confidentielle du ministère du Travail, le nombre de ces ouvriers low-cost venus travailler dans l’Hexagone [...] seraient de 220 000 à 330 000 » (Le Parisien – 13.11.12).
2) « Dix Portugais, détachés par une agence d’intérim portugaise sur un chantier de BTP, seraient payés 700 euros brut tout compris pour 40 heures hebdomadaires – salaire, panier repas, hébergement et transport inclus ! » (Médiapart – 12.11.12)
3) Selon Jean-Marie Ravier, chef d’entreprise en Loire-Atlantique, les frais de fonctionnement du nouvel équipement seront forcément plus élevés que ceux d’une structure déjà amortie. De façon mécanique, le prix du billet augmentera de 20 € selon lui, ce que les compagnies low cost ne pourront supporter. Voir http://www.europecreative.eu/jeux-de-dup-a-notre-dame-des-landes/
4) Le coût annuel de l’entretien est estimé à 800 000 € par an (Presse Océan – 12.03.13)
5) http://www.lexpress.fr/actualite/politique/notre-dame-d….html
6) http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_–Sans-piste…4109-aud_actu.Htm
7) Entre 1700 et 2000 selon Françoise Verchère.
8) http://communiques-acipa.blogspot.fr/2013/02/fiche-tech….html
9) « 5 porte-bagages automatiques fonctionnant sans personnel et enregistrant 60 bagages par heure (contre 20 à 30 à un comptoir traditionnel) ont été inauguré à l’aéroport Orly-Ouest ». (Le Canard enchaîné – 09.01.13)
10) http://www.verite-lowcost.com/

L’Ayraultport Grand Ouest Notre-Dame des Landes : un projet sans fondement économique pertinent !

Le commandant de bord Hollande assisté de son co-pilote Ayrault aux manettes de l’aéronef gouvernemental socialiste est formel : le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes serait un facteur de développement économique des régions administratives de Bretagne et de Pays-de-la-Loire.

Or, en regardant à travers le hublot, il est permis aux citoyens de douter sérieusement du bien-fondé économique d’un tel projet qui se base uniquement sur une analyse économique réalisée en 2006.

En effet, comme le souligne une étude indépendante menée par le cabinet européen CE Delft, l’analyse économique repose sur un nombre d’erreurs de chiffrage, d’omissions (volontaires ?) et d’irrégularités manifestes qui remettent en cause la concordance économique du projet d’aéroport NDDL.

  L’aéroport NDDL : un crash économique annoncé ? 

Face à la contestation grandissante des opposants au projet, l’équipage socialiste tente de maintenir le cap malgré les zones de turbulences qu’il affronte. Outre les aberrations écologiques de ce projet, il est indispensable de s’intéresser aux fissures économiques qui couvrent la carlingue de l’étude économique initiale justifiant l’aéroport NDDL.

Tout d’abord, l’étude entreprise par le cabinet indépendant CE Delft pointe un mauvais aiguillage économique de l’enquête d’utilité publique de 2006. Parmi ces erreurs d’observation, il faut mettre en exergue :

- l’absence d’alternative à l’étude initiale : tout projet sérieux et objectif table sur plusieurs scénarios avec des hypothèses de risques à degré différent

- les coûts liés aux transports aériens notamment avec la flambée du prix du pétrole ont été minimisés par le projet initial. De la même façon, les surcoûts économiques dûs aux politiques environnementales restrictives de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’entrent pas en ligne de compte de l’analyse initiale

- la concurrence du ferroviaire n’est pas abordée par l’étude initiale !

- la diminution progressive de la propension à prendre l’avion réalisée par une enquête de 2005 n’a pas été relayée

Le cabinet CE Delft en arrive à la conclusion suivante : le scénario actuel retenu et défendu par le gouvernement conduirait dans le meilleur des cas à un bilan négatif chiffré à 90 millions d’euros pour la collectivité !

Quant à la supposée création d’emplois et au décloisonnement de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire qu’induiraient ce mirage économique, il repose sur 2 interprétations biaisées.

Premièrement, pour la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la Société Vinci auraient recours à des CDI existants ainsi qu’à la création d’emplois précaires ( travail temporaire et/ou CDD ) à court terme (5 ans), sachant que pour ce type d’ouvrage, le CDD est généralement la règle et le CDI est l’exception.

Deuxièmement, l’idée selon laquelle le projet d’Aéroport Grand Ouest permettrait un décloisonnement de la Bretagne historique à 5 départements (la région administrative Bretagne et le département de la Loire-Atlantique, partie intégrante de la région Pays-de-la-Loire) est erronée dans le sens où cet aéroport à vocation à absorber les activités des aéroports voisins comme notamment, ceux de Nantes-Atlantique, Rennes-Saint Jacques ou encore Dinard ce qui constituerait à accentuer fortement le déséquilibre territorial entre la façade ouest et est de la Bretagne. Cela supposerait donc, une concentration des activités sur le futur aéroport de NDDL au détriment des dits aéroports. Cette concentration sous-entend mécaniquement une baisse d’activité pour les autres aéroports déjà existants compte tenu de la crise que traverse le secteur aérien ainsi que de la baisse du nombre de passagers. A noter également que les compagnies aériennes dites « low cost » segmentent leur offre sur des lignes du type court courrier qui relient de petits aéroports et qui leur permettent de dégager de meilleures performances financières que les lignes long-courrier. A cela s’ajoute, le transfert d’emplois qu’entraînerait la mise en service de l’aéroport NDDL.

En effet, si on tient compte de la baisse d’activité dans les aéroports concurrencés par celui de NDDL, il faut bien garder à l’esprit que la création d’emplois intervenant sur le site de NDDL compensera la destruction d’emplois sur les autres aéroports due à leur baisse d’activité ; ce qui revient à un transfert d’emplois, aucunement à des  créations d’emplois.

 

 À qui profite ce projet ? 

 

Selon les estimations officielles de 2010, le financement du projet Aéroport Grand Ouest reviendrait à la fois à un investisseur privé (le groupe Vinci, bénéficiant d’un contrat de concession), à hauteur de 310.5 millions d’euros mais également aux investisseurs publics avec le concours de l’Etat, des collectivités territoriales et des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale). Pour ces derniers, la participation de l’Etat s’élève à 125.5 millions d’euros et pour les collectivités territoriales et les EPCI, la participation atteint les 115.5 millions d’euros. Les 115.5 millions d’euros de financement public local  se ventilent comme suit : 35% pour la Région Pays-de-la-Loire soit 40,2 millions d’euros, 25% pour la Région Bretagne soit 28,7 millions d’euros, 20% pour le département de Loire-Atlantique soit 23 millions d’euros, 15.5% pour la Communauté urbaine de Nantes soit 17,8 millions d’euros, 2.5% pour la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire soit 2,87 millions d’euros et enfin 2% pour la Communauté d’agglomération Cap Atlantique soit 2,30 millions d’euros. L’investissement public joue donc un rôle prépondérant dans la mise en place du projet d’aéroport NDDL. Pour autant, le financement par des deniers publics c’est-à-dire par le contribuable, doit répondre à la satisfaction de l’intérêt général A contrario, ce financement répond manifestement à la satisfaction d’intérêts privés qui sont ceux de la multinationale Vinci.

Force est de constater que le projet d’Aéroport Grand Ouest est une aubaine pour la Société Vinci (cotée en Bourse) puisqu’elle va en retirer les principales retombées économiques grâce à la construction et à l’exploitation de cet aéroport. Bien évidement, ce ne seront pas les salariés de Vinci qui bénéficieront de ces retombées car il y a fort à parier que leurs salaires ne subiront aucune augmentation significative. En revanche, il n’en sera pas de même pour les actionnaires de Vinci qui apparaissent comme les futurs grands gagnants d’un tel projet puisque les perspectives de rentabilité à court terme qui s’offrent aux détenteurs d’actions sur les marchés financiers, vont leur permettre un accroissement des dividendes.

A-côté de cela, le Gouvernement Ayrault en permettant à Vinci la construction et l’exploitation de l’Aéroport Grand Ouest, s’assure du soutien des lobbys de l’aéronautique et du secteur des bâtiments publics devenus indispensables à toute ambition politique majeure.

Quelles alternatives ? 

La Gauche Indépendantiste, Breizhistance IS,  demande le retrait pur et simple du projet d’Aéroport Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes voué à un crash écologique et économique.

La Gauche Indépendantiste, Breizhistance IS , propose de débattre sur les alternatives qui s’offrent aux élu-e-s locaux et nationaux comme la modernisation des structures existantes de Nantes-Atlantique et de Rennes-Saint Jacques.

 

 

La Gauche Indépendantiste, Breizhistance-IS.

De Morlaix à Clisson : un parlement Breton !

le message pour le parlement de Brest à Clisson était le plus repris

La Gauche Indépendantiste Bretonne ( Breizhistance) tient à féliciter ceux qui ont contribués au succès de la manifestation du 15 décembre à MORLAIX en faveur d’une Bretagne unie dotée d’un parlement breton organisée par le collectif 44 = Breizh et Bretagne Réunie.

Près de 1500 personnes y ont pris part à cette journée revendicative dans la circonscription d’origine de la ministre en charge de la décentralisation Marylise Lebranchu , malgré un temps de préparation court et une méteo des plus défavaroble.

Depuis le début, cette mobilisation a été portée à bout de bras par nos militants.

Car nous étions et nous sommes sans illusion sur la volonté des élus locaux membres de la majorité présidentielle d’aller vers la construction d’un pouvoir politique local.

Nous remercions les organisateurs d’avoir franchi un pas qualitatif en indiquant dans leur appel vouloir obtenir «  une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires. »  en Bretagne.  Ce qui semble avoir échappé totalement à la presse en amont et après cette mobilisation.

Voilà enfin une manifestation réclamant pour les bretons l’exercice du droit à l’autodétermination nationale premier pas vers l’indépendance.

bonne mobilisation des militants indépendantistes de gauche

Cette initiative redonne la parole à la société civile bretonne alors que la vaste  majorité des élus de Bretagne viennent de faire la preuve de leurs manque d’ambition pour notre nation en ne saisissant pas l’occasion du projet de loi sur la décentralisation pour faire progresser l’idée d’un pouvoir politique breton. Ce que nous avons, pour rappel,  initié il y a tout juste un an avec le collectif 44=Breizh par une campagne réclamant un parlement breton garant d’un pouvoir véritable pour la Bretagne. Depuis un an, des rassemblements sont organisés devant le Conseil régional de Bretagne à chaque session plénière sur cette base revendicative.

D’autres étaient présents à Morlaix comme par exemple (pardon à ceux et celles que nous aurions oublier de citer) :

Lena Louarn ( Vice- présidente de la Région Bretagne en charge de la langue bretonne), Phillipe Guillemot conseiller MBP de Spezed, Christian Troadec conseiller général MBP du Finistère et maire de Karaez, Daniel Cotten adjoint aux finances de cette commune, Glenn Jegou conseiller municipal de Rennes, Pierre Morvan de Paimpol (UDB), Naig le Gars et Kristian Guyonvarc’h , Mona Bras (élus UDB à la région) , Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil le Gast ), Paul Molac ( député EELV /UDB ) , Yannick Bigouin (conseiller régional EELV), Primael Petit, conseiller municipal de la gauche indépendantiste à St Herblain étant quant à lui excusé . Bravo à tous ces élus pour s’être associé  à cette mobilisation très clairement initiée par la gauche indépendantiste n’en déplaise a la majorité des médias qui nous ont superbement ignorés malgré notre visibilité.

De très nombreuses structures associatives notamment investies sur le terrain de la réappropriation linguistique (Diwan, Ai’ta, Skol Vreizh, KLT, Skeudenn Bro Roazhon, Kevre Breizh….) étaient également présentes. Tout comme les opposants à l’aéroport  de Notre-Dame des-Landes bien visibles dans le cortège ainsi que le PB et le NPA.

La lutte contre l’aéroport présente dans le cortège

Cette capacité à rassembler et à porter des revendications  claires et décomplexées est porteuse d’espoirs car elle ouvre des perspectives allant au delà  de la réformette parisienne relative à la décentralisation dont nous n’attendons rien , pour notre part nous sommes disposés à participer à la construction d’un vaste mouvement populaire en faveur d’un parlement breton nous permettant de prendre nos affaires en main en tant que peuple de Brest à Clisson.

La Gauche Indépendantiste.

Succés de la mobilisation à Rennes devant le conseil régional contre l’aéroport de NDDL !

devant le conseil régional de Bretagne

Entre 250 et 300 personnes ont répondues présents le 13 décembre  à l’appel du comité anti aéroport et de COPAIN 35 pour rappeler aux conseillers de la région administrative Bretagne qu’ils n’avaient pas été élus en ayant expliqués à leurs électeurs qu’ils ou elles s’engageaient à verser 29 millions d’euros à VINCI pour saccager le bocage du nord Loire, pour finir de liquider l’agriculture paysanne et pour justifier une répression aveugle contre les occupants de la ZAD. Nous avons tendance à penser que si le PS  et ses alliés du PCF avaient eu le courage d’inscrire ces points à leur programme électorale ils auraient fait moins de voix.

Cette session de fin d’année du conseil régional de Bretagne a donc été inaugurée sous très haute surveillance policière pour dissuader les tracteurs et la foule de venir demander des comptes aux élus régionaux.

Certains d’entre eux  , ceux et celles d’EELV ainsi qua Naig Le Gars de l’UDB pourtant elle membre de la majorité depuis peu, se sont joint aux manifestants.

D’autres sont rentrés dans l’enceinte de l’assemblée régionale, la tête dans les épaules, fuyant les manifestants tel Gérard Lahellec du PCF.

Le président de l’exécutif régional a refusé de rencontrer les organisations paysannes.

Gael Roblin de la Gauche Indépendantiste

Pour notre part  nous avons contribué au succès de ce rassemblement aux cotés des autres opposants dans leurs diversités. (syndicats , assemblées, associations partis et simples citoyens), venus de la ZAD, de Saint Brieuc, Rennes , Fougères , Pont l’Abbé…

Nous avons rappelés lors d’une prise de parole nos propositions de revendications pour la suite du mouvement :

-Abrogation de la DUP

-retrait des forces d’occupation militaires françaises de la ZAD

-Libération, abandon des poursuites  et amnistie pour les résistants au projet en proie à la répression de la justice de Hollande , Valls et compagnie.

Le fait que le conseil régional se réunisse sous la protection des forces de l’ordre a permis de délimiter les camps, c’est une victoire politique du mouvement populaire d’opposition à ce projet d’aéroport.

Nous sommes à la disposition de toutes les forces en lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des landes pour construire ensemble d’autres mobilisations  lors des sessions du conseil d’agglomération de Rennes métropole et du Conseil régional d’Ille et Vilaine la semaine prochaine.

Continuons avec force et détermination à défendre la planète contre VINCI et son comité de soutien le PS !

Les militants de la Gauche Indépendantiste présents à Rennes ce jour.

la police surveille le conseil régional de Bretagne gouverné par une majorité PS PC UDB et empêche le peuple d’y rentrer.

Manifestation à RENNES jeudi 13 décembre , contre l’aéroport !

Un certains nombre d’acteurs de la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes vous convient à vous mobiliser jeudi  13 décembre à Rennes devant le conseil régional de Bretagne . Nous soutenons cette mobilisation qui s’inscrit localement dans la suite de la manif du 10 novembre dernier ou plus de 3000 personnes avaient défilées dans cette même ville pour dénoncer l’implication de cette institution, du conseil général d’Ille-et-Vilaine et de Rennes-Métropole dans ce projet de chantier inutile sans jamais avoir informé les électeurs de ce éventuel soutien à un projet pour le moins contesté. Nous avions exprimés notre désir de voir cette dénonciation se poursuivre.
Cette mobilisation aura lieue alors qu’ils existent de grands risques d’expulsion d’occupants cette semaine sur la ZAD .

Soyons nombreux à  répondre à cet appel  !

Les militants de la gauche indépendantiste (Breizhistance)

Communiqué de Presse

Contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Le 22 octobre 2010, le conseil régional de Bretagne votait 29 millions € pour la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes alors même que le débat sur sa construction avait été refusé lors des élections régionales quelques mois plus tôt. 34 conseillers avaient pourtant voté contre, montrant que la construction de cet équipement était loin de faire consensus.

Aucune étude n’a jamais été commandée, ni par la Région, ni par les Conseils Généraux ou Rennes Métropole sur l’impact de cet aéroport sur les infrastructures existantes en Bretagne !

Depuis lors, les élus du CEDPA, ont financés sur leurs deniers personnels, une étude produite par CE-Delft groupe d’étude internationalement reconnu. Celle-ci a montré l’inexactitude des études économiques soutenant la DUP et démontré la possibilité d’évolution de l’aéroport Nantes Atlantique rendant inutile un nouvel aéroport.

Cet automne l’étude d’une ligne LGV Rennes-NDDL-Nantes s’inscrit dans les travaux du Conseil Régional, alors même qu’il est difficile de financer le développement du ferroviaire pour le plus grand nombre, gage d’un développement régional harmonieux.

Aujourd’hui de nombreux recours juridiques sont actifs : validité de la DUP de 2008, application de la loi sur l’eau (plus de 95% de la ZAD en zone humide), contestations des expropriations, pétition à l’Union Européenne sur la directive eau …

Au lieu d’attendre la fin des recours, la seule réponse depuis le 16 octobre fut une répression féroce envers les habitants de la ZAD, la destruction de maisons, de cultures, la stigmatisation des opposants… A Rennes, après la  fin de manifestation du vendredi 23 novembre devant la Préfecture Martenot, une dizaine d’agriculteurs, dont 2 représentants à la chambre d’agriculture, ont été violemment et sans raison attaqués par les « forces de l’ordre » .

Le Collectif 35 contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et COPAIN35 ( Collectif des Organisations Professionnelles Agricole Indignées par Projet d’aéroport ) appellent à manifester.

Soyons nombreux à interpeller les élus alors que la remise en cause de nombres d’infrastructures sont à l’ordre du jour de la reformulation du Schéma National de la Mobilité Durable.

Manifestation
jeudi 13 décembre à partir de 13h,
 rue Martenot à Rennes
à l’occasion de la session du Conseil régional de Bretagne.

Notre-Dames -des-Landes : mobilisations de rues

Douar ha Frankiz ! Land and freedom !

Voici la liste des mobilisations à venir dans les jours qui viennent contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes  et auxquelles nous vous invitons à participer.

Il devient difficile pour nous de nous faire l’écho de l’ensemble des actions se déroulant en Bretagne , tant le nombre comité de soutien à lutte contre l’aéroport a grossit en quelques semaines .

L’annonce de la constitution d’une commission de dialogue par le gouvernement central ne semble pas faire illusion parmi les opposants et c’est tant mieux ,car jamais aucune lutte n’a été gagné de cette façon. La répression continue contre les opposants, tout comme les procédures juridiques.

C’est pas à l’élysée , c’est pas à Matignon c’est pas dans les salons que l’on obtiendra satisfaction !

rencontre EELV/Hollande avant l’annonce de la commission de dialogue

A notre connaissance il y a eu constitutions de collectifs dans les secteurs/communes suivantes (Outre Nantes, Notre-Dame et les communes avoisinantes) :

Douarnenez, Concarneau, Pays Bigouden, Karaez, Kemper, Brest, Morlaix, Pontivy, Lorient, Vannes,  Ploêrmel, Guingamp, Saint-Brieuc, Saint-Malo-Dinan, Redon,  Fougères, Rennes, Chateaubriand, Saint Nazaire,…

Prochains rendez-vous :

 

Rennes : Vendredi 7 décembre 18 heures mairie

 

Fougères : Samedi 8 décembre devant la sous préfecture à 14h00

 

Nantes : Samedi 8 décembre 15 heures place Bretagne.

Aujoud’hui encore des actions pour l’abandon du projet d’aéroport

Des milliers de personnes ont convergés vers la ZAD aujourd’hui au lendemain d’une nuit d’affrontements violents sur zone malgré les déclarations prétendument apaisantes du gouvernement et les violences de la manif de Nantes qui a rassemblé prés de 10 000 personnes malgré la violence de la police française.

la police de Valls , Hollande, Ledrian

sur la ZAD

Notons aussi le trés bon bilan des mobilisations dans des villes comme Brest ( 300 vendredi et 100 samedi), 150 à Guingamp samedi, 160 à Pontivy samedi, 50 à Douarnenez, 80 a Chateaubriant, 250 à Rennes vendredi, 60 a Morlaix samedi, 60 à Kemper vendredi, 100 à Saint Brieuc  vendredi, 50 à Concarneau vendredi, sans compter les moibilisations trés nombreuses hors Bretagne.

Elles révèlent un vrai potentiel de mobilisation pour faire comprendre aux élus locaux qui continuent à soutenir le projet et insulter les occupants en légitimant la violence des forces d’occupation qu’ils doivent faire marche arrière.

devant la sous préfecture de Guingamp

a Nantes

Par ailleurs aujourd’hui à Nantes prés de 70 élus  du département ( sans étiquettes, EELV, PG , MODEM et autres…) étaient devant la préfecture (certains en s’enchainant) pour demander le départ des forces militaires de la ZAD et protester contre les violences policières de la veille.Parmi eux citons Primael Petit adhérent de Breizhistance et élu pour Saint Herblain à Gauche Toute et Katell Andromaque , porte-parole de la Gauche Anticapitaliste 44 et élue Rezé à Gauche Toute.

Le préfet à reçu une délégation de cinq élus.

Primael Petit au coté de Jonathan Guillaume au cours d’une manifestation contre l’aéroport.

Sur la ZAD à la Chataigneraie les tracteurs ont convergé pour protéger les cabanes reconstruites. La vigilance et la détermination sont toujours du coté des opposants.

L’ACIPA et la ZAD donnent rendez vous dés demain à 5h du matin. Nous verrons si le ton change.

le moral reste haut

 

Les tracteurs à la Chataigneraie

Le 25 11 2012

Notre-Dame-des-Landes : Ils reculent, accentuons la résistance !

Alors que les combats étaient en cours aujourd’hui à Notre-Dame, que plus de 10 000 manifestants assiégeaient la préfecture à Nantes,  le gouvernement lache du lest devant l’importance prise par la mobilisation en faveur de la lutte contre l’aéroport.

Dans un communiqué commun samedi matin, les ministre de l’Agriculture, de l’Ecologie (Delphine Batho) et des Transports (Frédéric Cuvillier) ont annoncés « le renforcement des procédures en faveur du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles« .Ces nouvelles procédures, notamment « l’examen par un comité scientifique« , signifient qu’il n’y aura pas de défrichement à Notre-Dame-Des-Landes avant 6 mois.

La forêt de Rohanne ne sera donc pas détruite cette hiver ! Ces manœuvres du gouvernement ne trompe personne, il ne s’agit évidemment pas de problème de « préservation de la biodiversité des terres agricoles« , mais bien de « gagner du temps ». Nous ne devons pas laisser endormir la lutte, partout en Bretagne et ailleurs allons demander des comptes aux élus du PS qui soutiennent l’occupation et la répression à Notre-Dame et votent les subventions à Vinci.

Solidarité avec les inculpés et les bléssés d’aujourd’hui, comme à Plogoff et au Carnet, nous gagnerons à Notre-Dame !

Nantes, aujourd'hui

Nantes, aujourd’hui

Forêt de Rohanne, Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui