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Réunion Publique : des alternatives à la dictature économique

CriseEconomique
Depuis 2008, la crise économique et financière n’en finit pas de s’amplifier. Alors que l’ensemble des salariés et des précaires la subissent de plein fouet, l’Union Européenne et les Etats, à la merci des banques et des agences de notation, imposent des politiques d’austérité sans précédant. Crise économique, crise financière, crise démocratique, crise écologique … tout ceci n’est-il pas le résultat et l’expression d’un même système politique, d’une même idéologie défendue dans l’hexagone tant par la gauche parlementaire que par la droite ?

Des alternatives politiques à cet ordre souvent présenté comme établi existent, venez en débattre à Saint-Herblain le samedi 4 février à partir de 14h30 à la salle des Noëlles Tesseries, 4 rue Louis Aragon. Réunion publique organisée par Breizhistance et Saint-Herblain à Gauche Toute.

invités :

- Thierry Brulavoine, ancien élu Label Gauche à Saint-Nazaire et porte-parole du Mouvement des Objecteurs de Croissances

- Eric Bainvel, membre de la liste Saint-Herblain à Gauche Toute, syndicaliste et militant à Breizhistance

- Christian Nedelec, candidat de Saint-Herblain à Gauche Toute aux élections cantonales, délégué CGT et militant au NPA.

Amendement Le Fur-De Rugy : un pas vers la Réunification ?

L’amendement déposé par les députés Le Fur et De Rugy le 21 décembre dernier, aura, du moins en Bretagne, presque fait oublier que celui-ci s’inscrit dans une loi plus large. La loi dite de «référendum d’initiative partagée» . Cette proposition de loi s’inscrit notamment comme une réponse du gouvernement à l’initiative populaire de l’automne 2009 sur la votation citoyenne contre la privatisation de la Poste, où deux millions de personnes s’étaient exprimées …. Le projet de loi actuelle exige lui près de 4,5 millions de signatures pour saisir l’assemblée et proposer un référendum. D’où le refus du groupe du PCF ( »Gauche Démocrate et Républicaine ») de voter la loi mardi dernier.

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Tout ne se joue pas en Loire-Atlantique contrairement à ce que titrait Ouest-France dimanche dernier. D’une part, car l’amendement nécessite l’accord de la «région d’accueil», la Bretagne administrative, par référendum. Mais aussi car le Conseil d’Etat reste décisionnaire d’une modification effective des limites territoriales, et que cet amendement ne peut se soustraire du contexte de la loi et du contexte électoral hexagonal.

Mardi dernier, les députés PS Lebranchu et Urvoas, ayant voté en faveur de l’amendement en première lecture se sont abstenus, suivant les consignes de Jean-Marc Ayrault président du groupe PS à l’assemblée. De même, Ronan Dantec, sénateur EELV fraîchement élu sur une liste commune avec le PS, ancien président du CUAB, a déclaré samedi dernier lors du débat organisé par 44=Breizh à Saint-Herblain, qu’il suivrait les consignes du PS et voterait contre la loi qui passera devant le Sénat. La loi étant selon lui « mauvaise », il se conformait ainsi à ce qu’il pensait être la position du groupe PS. Ce matin, il annonce dans Ouest-France qu’il votera la loi et donc l’amendement. Ce qui a changé ? Ce qu’il croyait être la position du PS, qui plutôt que de voter contre s’est abstenu. Si peu de constance dans des prises de positions, en seulement quelques jours, témoigne de ce contexte électoral tendu et qui lui s’éloigne des enjeux démocratiques.

Cet amendement, s’il a le mérite de poser le débat en terme démocratique, ne sera sans doute pas celui qui permettra l’unité administrative de la Bretagne.

Philippe Grosvalet, nouveau président du Conseil Régional, déclarait hier que ce qui l’importait avant de parler de réunification était «d’avoir des régions fortes». Nul doute, que ses déclaration constituent avant tout une manière de botter en touche sur le débat actuel. Néanmoins c’est un poids essentiel du débat, que faire d’une Bretagne réunifiée sans nouvelles compétences institutionnelles comme un parlement ? Comment ne pas éviter un débat sur une collectivité unique ?

On aurait pu imaginer que cette proposition de référendum d’initiative partagée s’adresse aux collectivités et à la population en élargissant le simple champs d’une modification des limites territoriales. Dans ce cas là la question est bien celle du droit à l’autodétermination, d’une «région forte» certes, mais surtout réellement démocratique.

Il faut se défier des manœuvres et du jeu électoral entre PS et UMP. C’est à la société civile et aux élus des collectivités réellement engagés en faveur de la démocratie en Bretagne, d’imposer le débat sur l’unité territoriale comme partie intégrante du droit du peuple breton à se déterminer sur son avenir institutionnel, économique, social et environnemental. C’est un des moyens de sortir de la dépendance aux enjeux de pouvoir entre PS et UMP.

Amendement Le Fur-De Rugy : L’unité de la Bretagne passerait elle par Paris ?

Mercredi matin a été voté un amendement à l’article L. 4122-1-1 facilitant le processus de réunification de la Bretagne. Il serait désormais possible au département de Loire-Atlantique de «demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, de rejoindre une région administrative limitrophe», autrement dit la région Bretagne.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Contrairement à ce que disent messieurs Auxiette et Ayrault, respectivement président de la région Pays de la Loire et député-maire de Nantes, cet amendement va plutôt dans le sens de la démocratie, puisqu’il permettrait enfin au peuple breton et aux collectivités sensées le réprésenter de se déterminer sur la question de l’unité territoriale bretonne sans que la région Pays de la Loire ne puisse s’y opposer. A l’inverse de ce qu’ils se sont toujours refusés à faire, même en prenant en compte les popualtions des autres départements des Pays de la Loire.

Cet amendement va donc plutôt dans le bon sens, et nous remarquons qu’il correspond à ce que demande les militants de la réunification depuis quelques années, défaire le « droit de veto » de la région Pays de la Loire. Le sens de cet amendement est bien celui du travail des militants de le Réunification auquel ont participés les militantes et militants de la gauche indépendantiste.

Néanmoins, nous souhaitons rappeler que cet amendement est passé en première lecture avec moins de 30 députés présents dans l’hémicycle. Il doit maintenant passer en deuxième lecture, devant le Sénat, puis devant le conseil constitutionnel…. Enfin nous rappelons, contrairement à l’erreur qu’on pu faire certaines associations en disant «qu’il revenait maintenant aux seuls électeurs de Bretagne administrative et de Loire-Atlantique de décider de la réunification», que ce choix sera toujours soumis à la volonté du gouvernement français. Et, malgré les décalrations du chef de l’Etat sur «Nantes en Bretagne», nous observons que les membres et représentants du gouvernement présents ont voté contre cet amendement.

La vraie question reste donc celle du droit à l’autodétermination du peuple breton, celle du droit de décider de ses propres choix politiques sans la barrière que représente le gouvernement central. Si les représentants de la région Bretagne, mais aussi ceux de la Loire-Atlantique et des autres collectivités bretonnes, veulent l’unité de la Bretagne, s’ils veulent pouvoir mettre en place une politique économique, sociale, énergétique, etc … à l’opposé de la politique de l’Elysée, ils doivent se faire entendre et revendiquer un parlement pour toutes les habitantes et tous les habitants de la Bretagne. C’est ce que Breizhistance a fait avec les Jeunes ecologistes 35 et 44, 44=BREIZH et les jeunes UDB, le 15 décembre dernier devant le Conseil Régional de Bretagne, en réclamant un parlement pour une Bretagne réunifiée.

Un parlement pour la Bretagne !

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Le collectif 44=Breizh avait appellé à participer devant le siège du conseil régional de «Bretagne» ce soir (15/12) «à un rassemblement le plus large possible réclamant un grand débat des collectivités et de la société civile mettant en place les dispositions préalables à l’obtention d’un statut particulier intégrant un droit à l’expérimentation et des compétences législatives et permettant de réunifier la Bretagne : bref, UN PARLEMENT.»

Breizhistance IS avait invité à s’associer aux militants de la Bretagne unie pour soutenir cette revendication démocratique qui inclue le droit du peuple breton à l’autodétermination.

Nous pensons que nous devons être capables d’initier un campagne large dans l’ensemble de la Bretagne pour influencer la société pour faire progresser au sein du peuple breton des idées démocratiques pour qu’en Bretagne comme dans d’autres pays nous ayons un cadre politique institutionel spécifique.

Pour y parvenir nous devons affirmer que nous n’avons rien à attendre de cadres institutionels  sans pouvoir et non démocratiques comme la région «Bretagne».

Obtenir le droit à l’autodétermination comme peuple nous donnera le droit de choisir ce qui nous convient le mieux sur le terrain de l’environement, de l’économie, des droits sociaux mais nous pourrons aussi déterminer en tant que nation le type de relations que nous souhaitons avoir avec l’état français mais aussi avec les autres états du monde.

Aprés les douces paroles du président de région Jean-Yves Le Drian qui disait regarder avec envie les pouvoirs de l’assemblée galloise, aprés le vote du conseil général du Morbihan pour la réunification de la Bretagne il était temps de montrer qu’il y a des bretons prêts à faire campagne pour gagner leurs droits.

 

Une cinquantaine de personnes ont répondus à l’appel (malgré la pluie ! ), soutenu par Breizhistance IS, le Parti Breton, les jeunes de l’UDB et ceux d’Europe Ecologie les Verts. Mentionons que trois conseillers régionaux d’Europe Ecologie nous ont rejoints derrière nos banderolles aux slogans clairs.

 

Plusieurs médias (OF, France 3, Radio Breizh) nous ont interviewés.

 

La campagne pour un parlement démocratique en Bretagne de Brest à Clisson aurait-elle commencée ?

Et si nous donnions rendez-vous aux bretons favorables à la démocratie devant le conseil régional à chaque session pléniere ?

Il y en a une chaque trimestre, cela serait une façon efficace d’intégrer de nombreuses personnes.

Et sans doute existe il beaucoup de gens prêts à donner du temps, de l’énergie pour cette cause plutot que pour des élections présidentielles d’un état qui nous ne nous apporte rien et se moque de nous.

 

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Ur parlamant evit Breizh !

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Ar strollad 44= Breizh en doa galvet an dud da vont dirak sez rannvro «Breizh» fenoz ( 15/12) e Roazhon «da c’houlenn ur breud bras er strollegezhioù hag ar gevredigezh sivil da lakaat e plas an diferadurioù kent gounit ur statud dibar ennañ ar gwir arnodiñ, barregezhioù lezenniñ hag a aotrenfe adunaniñ Breizh : en berr, UR PARLAMANT.»

Breizhistance IS en doa galvet da vont a-gevred gant stourmerien Breizh unvan evit skoazell un azgoulenn demokratel hollek-se a zouj ouzh gwir pobl breizh d’en em dermeniñ.

Soñjal a ra deomp e rankomp bezañ gouest da seveniñ ur c’houlzad kabaliñ ledan e Breizh a-bezh evit levezoniñ kevredigezh Breizh evit kas war-raok, e-touesk pobl hor bro, mennozhioù demokratel evit ma vo e Breizh evel ma vez en broioù all , ur framm ensavadurel politikel. Evit en ober ez eo ret deomp embann n’eus netra da c’hortoz digant frammoù ensavadurel dic’halloud ha nann demokratel evel rannvro Breizh.

Kaout ar gwir d’en dermeniñ evel pobl a roio an tro deomp da zibab pezh zo mat deomp war dachenn an en dro, an ekonomiezh, ar gwirioù sokial met bez e c’hellimp dibab a-benn ar fin peseurt darempred hon eus c’hoant da gaout evel broad gant stad c’hall ha stadoù all ar bed.

Goude komzoù flour Jean-Yves Le Drian a embanne n’eus ket pell zo e selle gant avi ouzh galloudoù parlamant Kembre, votadeg unvouezh kuzul-meur ar Morbihan evit Breizh unvan e oa poent lakaat war wel e oa bretoned kat da gabaliñ evit gounit o gwirioù.

Un 50 den bennak o deus respontet d’ar galv  ( ha daoust d’ar glav ! ), harpet gant Breizhistance, Strollad Breizh , Re Yaouank an UDB ha reoù ar re c’hlas. Mennegomp e oa deuet ganeomp tri c’huzulier rannvro ezel eus Europa Ekologiezh a-dreñv d’hor gitonioù livet gant luganioù sklaer.

Meur a vedia (OF, France 3, Radio Breizh) a oa deuet da atersiñ ac’hanomp.

Ha krog e vefe ar c’houlzad evit ma vo ur parlamant demokratel e Breizh eus Brest betek Klison ?

Ha ma rofemp emgav d’ar vretoned a gar an demokratelezh dirak ar rannvro bep tro ma vez un dalc’h hollek gant ar framm-se  ?

Bep tri miz e vez unan, un doare efedus e vefe da embarzhiñ un toullad mat a dud . Ha sur a-walc’h zo kalz anezho er vro kontant da reiñ nerzh ha kalon hag amzer evit se kentoc’h evit dilennadegoù prezidant ur stad na zegas mann ebet deomp hag a ra fae ouzhimp.

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Nantes sans pub !

VIDEO DE L\’ACTION

Le comité local de Nantes-Naoned de BREIZHISTANCE-IS menait aujourd’hui une action antipub près du collège de Chantenay. Plusieurs panneaux de 4m x 3m ont été bachés pour dénoncer la profusion de la publicité dans la cité, notamment près des écoles.

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Comme dans beaucoup d’agglomération urbaine la publicité prolifère à Nantes. La mégalopole, championne des surfaces commerciales, est d’ailleurs dans le haut de la liste des agglomérations ne respectant pas la législation à cet égard et notamment le décret n° 80-923 du 21/11/1980. Elle s’autorise même l’apposition de panneaux 4×3m aux abords d’établissements scolaires, qui vanteront bientôt l’achat de telle ou telle console. Pourtant la loi dite Grenelle 2, permet à Jean-Marc Ayrault de s’opposer à cette agression et cette manipulation publicitaire. Nous sommes étonnés que certains élus de la majorité ne se saisissent pas de ce dossier, à commencer par ceux d’EELV qui disent s’engager contre la prolifération publicitaire. Mais c’est vrai ! Nantes a déjà été élue ville verte 2013 par la commission européenne ! Il y avait même R.Dantec, nouveau sénateur EELV à s’être déplacer pour recevoir le prix avec J.-M. Ayrault… La commission européenne, chantre de l’idéologie de la croissance, de la consommation, du productivisme et de la concurrence libre et non faussée, semble en fait être mal placée pour parler d’écologie et encore moins pour remettre en cause l’invasion publicitaire.

Alors accord ou pas accord, ville verte de chez verte ou pas, les élus nantais réellement de gauche doivent cesser les doubles discours et agir contre la prolifération publicitaire, à commencer par enlever les panneaux publicitaires aux abords des écoles.

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le tract :

Halte à la con-soumission !

Stoppons l’agression publicitaire, pilier du capitalisme, de la déshumanisation et de la destruction écologique

Elle envahie les espaces sans que cela ne semble gêner la majorité municipale. Alors que noël arrive, la propagande publicitaire se déchaîne pour embrigader chaque individu dans la consommation la plus irréfléchi qui soit. La publicité impose à tous son idéologie anti sociale. Elle est devenue totalement envahissante. On ne peut plus y échapper. Prospectus, logos, panneaux… Derrière les discours parlant d’art, de création, de couleur dans la ville la publicité n’est qu’une propagande visant à stimuler l’envie d’acheter. Avec toutes les conséquences anti-écologiques, anti-sociales et déshumanisantes.

- Le système publicitaire monopolise toujours plus l’espace public : rues, transports, cinémas, écoles… Il parasite les activités culturelles et pervertit le sport. Il y a en France plus d’un million de panneaux publicitaires et assimilés, dont un tiers sont illégaux ; 40 kilos de prospectus par an et par boîte à lettres. Son matraquage est incessant et ses intrusions toujours plus sournoises : TV et radio, téléphone et télécopie, Internet, tables de cafés creuses, autobus et métro emballés, sacs, vêtements, objets, etc…

- Il incite à la surconsommation et donc à la pollution. En poussant vers une consommation superflue, la publicité contribue à l’épuisement des ressources et à la création de déchets.

- Elle pousse à l’individualisme égoïste et à des comportements irresponsables. En entretenant la convoitise et la frustration, elle est source de surendettement, de délinquance, de violence pour les plus démunis. Il réduit l’existence à la consommation…

- Les médias financés par la publicité sont condamnées à la course à l’audience, perdent leur liberté éditoriale en s’interdisant de critiquer les principaux annonceurs (nucléaire, automobile, pétrochimie, agroalimentaire, grande distribution…) qui sont les plus polluants, qui pillent les peuples en imposant grâce à la complicité des professionnel(le)s de la politique des politiques de plus en plus anti sociales.

- La publicité propage des idéologies néfastes : sexisme, ethnocentrisme, culte de l’apparence, compétition, violence, en une escalade sans but et sans fin.

- Les publicitaires sacrifient la santé et l’écosystème au commerce et au culte du profit en occultant les conséquences sanitaires et en se moquant du principe de précaution.
- Enfin c’est le consommateur qui paie la publicité : en moyenne 500 € par an et par personne. Le coût de la publicité est répercuté sur le prix des produits. Son seul objectif est de pousser à la consommation au mépris des réalités humaines, écologiques et sociales.

En matière de publicité, l’affichage constitue l’agression majeure, la plus ancienne, celle à laquelle personne n’échappe. On est libre ou non de regarder la télévision, d’écouter ou non la radio, d’acheter ou non un journal, pas de circuler sans être confronté à un incessant défilé d’images et de slogans publicitaires commerciaux.

Face à cela les professionnels de la politique ne font rien. Bien au contraire. Ils ne cessent de permettre l’installation de panneaux contre des financements qui rapportent surtout et avant tout au système publicitaire et au capitalisme dont on voit actuellement les terribles ravages. Ils participent clairement au capitalisme, à l’idéologie de la sur-croissance et du productivisme.

Action contre l’agression publicitaire à Nantes, samedi 3 décembre.

Rendez-vous pour une action contre l’agression publicitaire, samedi 3 décembre, 10h30 à l’angle de la rue Galilée et du boulevard Coty (arrêt de tram Duchaffault ou Egalité) près du collège de Chantenay.

Comme dans beaucoup d’agglomération urbaine la publicité prolifère à Nantes. La mégalopole, championne des surfaces commerciales, est d’ailleurs dans le haut de la liste des agglomérations ne respectant pas la législation à cet égard et notamment le décret n° 80-923 du 21/11/1980. Elle s’autorise même l’apposition de panneaux 4×3m aux abords d’établissements scolaires, qui vanteront bientôt l’achat de telle ou telle console. Pourtant la loi dite Grenelle 2, permet à Jean-Marc Ayrault de s’opposer à cette agression et cette manipulation publicitaire. Nous sommes étonnés que certains élus de la majorité ne se saisissent pas de ce dossier, à commencer par ceux d’EELV qui disent s’engager contre la prolifération publicitaire. Mais c’est vrai ! Nantes a déjà été élue ville verte 2013 par la commission européenne ! Il y avait même R.Dantec, nouveau sénateur EELV à s’être déplacer pour recevoir le prix avec J.-M. Ayrault… La commission européenne, chantre de l’idéologie de la croissance, de la consommation, du productivisme et de la concurrence libre et non faussée, semble en fait être mal placée pour parler d’écologie et encore moins pour remettre en cause l’invasion publicitaire.

Alors accord ou pas accord, ville verte de chez verte ou pas, les élus nantais réellement de gauche doivent cesser les doubles discours et agir contre la prolifération publicitaire, à commencer par enlever les panneaux publicitaires aux abords des écoles.

Breizhistance-IS Pays Nantais.

Décrochons de leurs conneries ! Halte à la con-soumission !

Stoppons l’agression publicitaire, pilier du capitalisme, de la déshumanisation et de la destruction écologique

Elle envahie les espaces sans que cela ne semble gêner la majorité municipale. Alors que noël arrive, la propagande publicitaire se déchaîne pour embrigader chaque individu dans la consommation la plus irréfléchi qui soit. La publicité impose à tous son idéologie anti sociale. Elle est devenue totalement envahissante. On ne peut plus y échapper. Prospectus, logos, panneaux… Derrière les discours parlant d’art, de création, de couleur dans la ville la publicité n’est qu’une propagande visant à stimuler l’envie d’acheter. Avec toutes les conséquences anti-écologiques, anti-sociales et déshumanisantes.

- Le système publicitaire monopolise toujours plus l’espace public : rues, transports, cinémas, écoles… Il parasite les activités culturelles et pervertit le sport. Il y a en France plus d’un million de panneaux publicitaires et assimilés, dont un tiers sont illégaux ; 40 kilos de prospectus par an et par boîte à lettres. Son matraquage est incessant et ses intrusions toujours plus sournoises : TV et radio, téléphone et télécopie, Internet, tables de cafés creuses, autobus et métro emballés, sacs, vêtements, objets, etc…

- Il incite à la surconsommation et donc à la pollution. En poussant vers une consommation superflue, la publicité contribue à l’épuisement des ressources et à la création de déchets.

- Elle pousse à l’individualisme égoïste et à des comportements irresponsables. En entretenant la convoitise et la frustration, elle est source de surendettement, de délinquance, de violence pour les plus démunis. Il réduit l’existence à la consommation…

- Les médias financés par la publicité sont condamnées à la course à l’audience, perdent leur liberté éditoriale en s’interdisant de critiquer les principaux annonceurs (nucléaire, automobile, pétrochimie, agroalimentaire, grande distribution…) qui sont les plus polluants, qui pillent les peuples en imposant grâce à la complicité des professionnel(le)s de la politique des politiques de plus en plus anti sociales.

- La publicité propage des idéologies néfastes : sexisme, ethnocentrisme, culte de l’apparence, compétition, violence, en une escalade sans but et sans fin.

- Les publicitaires sacrifient la santé et l’écosystème au commerce et au culte du profit en occultant les conséquences sanitaires et en se moquant du principe de précaution.
- Enfin c’est le consommateur qui paie la publicité : en moyenne 500 € par an et par personne. Le coût de la publicité est répercuté sur le prix des produits. Son seul objectif est de pousser à la consommation au mépris des réalités humaines, écologiques et sociales.

En matière de publicité, l’affichage constitue l’agression majeure, la plus ancienne, celle à laquelle personne n’échappe. On est libre ou non de regarder la télévision, d’écouter ou non la radio, d’acheter ou non un journal, pas de circuler sans être confronté à un incessant défilé d’images et de slogans publicitaires commerciaux.

Face à cela les professionnels de la politique ne font rien. Bien au contraire. Ils ne cessent de permettre l’installation de panneaux contre des financements qui rapportent surtout et avant tout au système publicitaire et au capitalisme dont on voit actuellement les terribles ravages. Ils participent clairement au capitalisme, à l’idéologie de la sur-croissance et du productivisme.

J.-M. Ayrault s’inspirera-t-il d’Evo Morales ?

Les bulldozers de Vinci ne passeront pas !

Les bulldozers de Vinci ne passeront pas !

Breizhistance invite Jean Marc Ayrault à s’inspirer de la décision du président bolivien Evo Morales et de prendre des leçons de démocratie directe de sa part. Celui-ci a en effet déclaré concernant le projet gigantesque de construction d’une autoroute au cœur de l’Amazonie : « laissons le peuple de Cochabamba et Beni décider du futur de ce projet ». Celui-ci était vivement combattu par les populations indiennes locales.

Morales a donc refusé finalement de céder à l’idéologie à court terme du développement et de la croissance au profit d’une vision à long terme préservant l’écologie et donc l’humain. Il a aussi su écouter les populations locales et accepter le fait que la démocratie c’est bien le pouvoir du peuple et non celui d’une petite minorité de professionnels de la politique, de dirigeants économiques et d’experts dont on voit aujourd’hui les résultats de leurs choix depuis 30 ans. A savoir la plus grave crise économique et sociale depuis 1929, auquel s’ajoute en plus la crise écologique. Qu’attend donc Monsieur Ayrault pour laisser la population de Notre Dame des Landes décider du sort du (futur ex_) projet d’Aéroport ?

Eric Bainvel, pour Breizhistance-IS Pays Nantais

Manifestation pour la défense du système de sécurité sociale samedi à Nantes

Le comité BREIZHISTANCE-IS du pays nantais soutient la manifestation contre la casse gouvernementale de la sécurité sociale qui aura lieu à Nantes samedi 26 novembre à 14h30 devant le CHU. Alors que les bretons luttaientt il y a deux ans pour préserver leurs hôpitaux de proximité, que les salariés des hôpitaux de Saint-Nazaire et Nantes luttent contre les privatisations déguisées de leurs établissements, il est important de dénoncer la privatisation de l’ensemble du secteur de la santé publique. Tout comme la confiscation du secteur socio économique aux mains des banques à provoqué la crise que l’on connaît, le gouvernement central en imposant une libéralisation du secteur, au profit des assurances privés, précipite un système de santé à plusieurs vitesses. Ceux qui pâtissent de ce choix politiques seront encore les mêmes. Il devient urgent de créer les conditions démocratiques d’un système de santé juste et égalitaire en Bretagne pour contrer les choix du gouvernement central.

Le tract d’appel à la manifestation :

En 1945, au sortir de la 2ème guerre mondiale, la France a mis en place la Sécurité Sociale : un projet novateur, économique, rationnel organisant un système de soins solidaire.
La socialisation des dépenses de santé basée sur le principe  « chacun cotise selon ses moyens et est soigné selon ses besoins »  reste une importante avancée sociale.

La casse de la Sécu : une fatalité ?

Déficit de la Sécu, déficit budgétaire, dette publique, le gouvernement nous prêche l’austérité.
L’ austérité pour qui ?

Régulièrement le gouvernement agite le chiffon rouge du « trou de la Sécu » pour nous infliger de nouvelles potions amères qui creusent les inégalités et remettent en cause le principe même de la Sécurité Sociale. Les franchises, les dépassements d’honoraires, les forfaits hospitaliers ont eu pour résultat d’encourager le recours à des assurances complémentaires privées, un système de plus en plus inégalitaire. Ces derniers mois, près d’une personne sur trois déclare avoir dû différer ou renoncer à des soins. La fermeture d’hôpitaux de proximité, les transformations du système hospitalier liées à la loi Bachelot  diminuent progressivement l’accès et l’offre de soins couverts par l’assurance maladie.

Un manque de financement et une gestion peu rigoureuse entretiennent ce que le gouvernement nomme « déficit » : un « déficit » créé et organisé.

Le gouvernement refuse d’élargir la base des cotisations sociales alors que la part des salaires dans la richesse produite a fortement diminué en 20 ans au profit des revenus financiers. Ceux-ci échappent aux cotisations ou sont faiblement taxés : Une augmentation de 1 % de la masse salariale représenterait 2 milliards supplémentaires dans les caisses de la Sécu. Une taxation des revenus financiers aux taux actuels de la cotisation patronale représenterait 40 milliards pour la maladie, 25 pour la retraite et 16 pour la famille. 30 milliards en 2009 de dégrèvements de cotisations sociales, dont les dégrèvements sur les heures supplémentaires, sont offerts aux entreprises sans en vérifier l’opportunité au regard de l’aide à l’emploi. La politique du médicament est peu transparente et comporte des anomalies coûteuses. Avec 35 milliards d’euros en 2009, la dépense de la France est bien au dessus de celle de ses voisins européens. La dette sociale cumulée,136 milliards d’euros fin 2010, constitue une anomalie – à des dépenses doivent correspondre des recettes – et le coût des intérêts de la dette sur les marché financiers se monte à 4 milliards d’euros par an.

Ce « déficit » est le prétexte à une privatisation rampante de la Sécurité Sociale qui augmente fortement les dépenses de santé, le plus souvent au bénéfice des fonds de pension et des assurances.

Soulignons que les frais de gestion d’une complémentaire santé se montent à 22 %, ceux de l’assurance maladie à seulement 3% ! Le système de tarification à l’activité et la « rentabilisation » du secteur hospitalier a des effets pervers inflationnistes (fortement accentués dans le privé, par exemple 45 % de césariennes dans certaines cliniques privées pour 15 % dans les Etablissements Publics) Dans les partenariats public-privé mis en place, les secteurs les plus « rentables », susceptibles de dépassements d’honoraires sont, comme on peut le deviner,  dévolus au privé.

Les conséquences, refusons de les subir :

Une organisation technocratique de la Santé sans contrôle démocratique
Un abandon de ses missions de service public
Une privatisation des secteurs les plus lucratifs de la Santé
Une médecine de prévention délabrée notamment dans le secteur scolaire
Une remise en cause de la médecine du Travail
Des Inégalités devant la maladie et devant l’espérance de vie qui se creusent dangereusement
Une offre de soins mal répartie sur tout le territoire qui renforcent ces inégalités
Une augmentation importante du « reste à charge » pour les patient-es
Handicap, longue maladie de moins en moins pris en charge et pesant lourdement sur les proches
La mise en grande difficulté du secteur psychiatrique
Des coupes budgétaires qui se font sur les effectifs et des salarié-es de la Santé à bout de souffle
Un système hospitalier «malade de la rentabilité».

La casse de la Sécu est un choix politique
Pour une Santé égalitaire et solidaire
Remettons en cause ces réformes illégitimes
Ce que nous voulons :

Un accès à des soins de qualité pour tou-tes sur l’ensemble du territoire
Une couverture intégrale des soins par l’assurance maladie
Un financement solidaire de la Sécurité Sociale
La prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la Sécurité Sociale avec la garantie d’un droit universel assuré à 100 %
La gestion démocratique des besoins de la population associant usager-es, professionnel-les et élu-es.

Vive la Sécurité Sociale ! Défendez-la !
Rendez-vous le samedi 26 Novembre 14h30 devant le CHU

L’étude indépendante qui démonte le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Télécharger l’étude :

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Etude_pertinence_economique_NDL_CEDPA_oct11(1)

Hier, le cabinet néerlandais CE-Delft et le CEDPA (Collectif des Elu-e-s Doutant du Projet d’Aéroport) présentait le résultat d’un étude indépendante sur l’intérêt économique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Cette étude de 20 000 euro, financée par le CEDPA et grâce aux succès des journées de résistance de juillet 2011, met en avant les failles des études de faisabilités réalisées par l’État entre 2004 et 2006 et qui sont la base de la déclaration d’utilité publique de février 2008.

L’étude

L’étude démontre les indicateurs économiques erronés sur lesquels se sont basés l’étude de 2006, le coût largement sous-estimé du nouvel équipement. Il reproche aussi à l’étude de 2006 de ne pas avoir voulu se pencher sur l’optimisation des structures existantes à Nantes-Atlantique. Outre l’agrandissement du terminal, l’étude propose l’arrivée du train à l’aéroport. En effet, il existe une voie toute proche, qui pourrait très bien prolongée la réalisation d’une ligne directe entre Rennes et Nantes. En conclusion Jasper Faber expert de CE-Delft estime les pertes liées à la construction de ce projet de 100 millions à 600 millions d’euro. Ceci sans prendre en compte le racket dont feront preuve les collectivités quand Vinci exigera de celles-ci qu’elles comblent leurs pertes si elles veulent que l’entreprise reste ….

les réactions

Jacques Auxiette violent partisan du projet, président de la région PdL et du syndicat mixte aéroportuaire, fustige évidemment «une étude réalisée à charge» répétant incessamment comme le font les responsables du PS depuis les primaires* que de toutes façons «il est trop tard». L’étude «méprise le débat et l’enquête publiques, conformes à aux règles d’un État de droit. Ces procédures de concertation sont jugées parmis les plus exemplaires, elles ont aboutit à une déclaration d’utilité publique dont les recours ont été rejetées par le Conseil d’État. Le débat a déjà été tranché»

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Nous publions ici quelques photos pour rappeler «l’exemplarité» de l’enquête publique. Après les violences physiques et morales inacceptables que subissent les opposants au projet, les arguments mensonger et terrorrisant sur la dangerosité de Nantes-Atlantique, le PS nous offre une image pitoyable de leur vision démocratique en répétant inlassablement qu’il est «trop tard» par ce que le «Conseil d’État a dit que …».

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Plus le dossier avance, plus l’opposition augmente. Venant d’horizons divers les opposants prennent conscience des enjeux et savent que ce n’est pas une Déclaration d’Utilité Publique qui pourra empêcher la légitimité démocratique de ceux qui résistent au projet.

* suites aux déclarations des candidats Montebourg (17%) et Royal (7 %)