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26/01 à Rennes : rendons hommage à Robjin et soutenons le peuple kurde !

Une marche en hommage à Rojbin (Fidan Dogan), et à ses camarades sauvagement assassinées aura lieu à Rennes, samedi 26 janvier. Elle sera organisée par les Amitiés Kurdes de Bretagne et l’association kurde Amara – Maison du peuple kurde.

Lors de la manifestation du 12 janvier à Paris

Après la manifestation de dimanche dernier qui a réunie près de 50 000 personnes pour dénoncer les assassinats des trois militantes kurdes Robjin, Sakine et Leyla, les amis du peuple kurde et les militants anti-impérialistes doivent continuer de maintenir la pression sur le gouvernement français. D’une part pour faire la vérité sur ce triple meurtre qui a touché les représentantes du mouvement kurde en Europe, d’autre part pour dénoncer la répression et la traque qui s’exercent, tant en Turquie qu’en Europe, contre les défenseurs des droits nationaux et sociaux du peuple kurde.

Rojbin assassinée, chagrin et colère !

Rojbin

Robjin était une militante bien connue des soutiens du peuple kurde en Bretagne et en France, c’est au côté de Sakine Cansiz fondatrice historique du PKK, Parti des Travailleurs du Kurdistan*, et de Leyla Soylemez, jeune militante, qu’elle s’est fait descendre mercredi .
Agée d’une trentaine d’année, enfant elle avait avec ses parents la région kurde de Maras en Turquie, pour rejoindre la France. Figure emblématique de la jeune femme kurde, moderne, luttant contre l’oppression turque mais aussi contre « l’oppression féodale », l’enfermement les femmes dans un état de soumission face à l’autorité machiste et patriarcale. En tant que directrice du Centre d’Information du Kurdistan (CIK), elle était une véritable ambassadrice des Kurdes et un relais utile auprès de tout le mouvement associatif, de la presse, des personnalités politiques et institutions françaises et européennes. La seule arme de cette avocate était sa force de conviction. Ses assassins l’ont tué avec des armes de calibres 7.65.
Rojbin était une personnalité qui,c’est sans doute l’un des motifs de ce meurtre : il fallait faire taire cette voix qu’on pouvait difficilement taxer de « terroriste ».

Dénoncer l’ accord « Guéant »

Aujourd’hui des centaines de responsables, de militants politiques, d’élus locaux, sont enfermés dans les geôles turques, au motif qu’ils seraient membres d’une organisation « terroriste ». Régulièrement des militants kurdes, parfois résidant de l’Etat français, sont menacés d’extradition vers la Turquie.
Le 7 octobre 2011, à Ankara, le ministre de l’intérieur français, Claude Guéant et le ministre de l’intérieur turc ont signé un « Accord de coopération dans le domaine de la sécurité intérieure « , celui-ci a été repris sans modification par le gouvernement PS et approuvé le 1er aout 2012 en conseil des ministres. Si l’accord était finalisé par le Parlement il mettrait en danger la sécurité des kurdes réfugiés dans l’Etat Français.

Alors que l’Etat turque continue ces derniers jours de bombarder des dizaines de bases de la guérilla kurde, notamment dans le nord de l’Irak, la Gauche Indépendantiste bretonne, BREIZHISTANCE-IS appelle ses militants et sympathisants à se mobiliser à Rennes, samedi 26 janvier pour dénoncer cet accord et la politique de l’Etat turque qui ne reconnait ni les droits culturels, ni les droits politiques pour lesquels le peuple kurde se bat légitimement depuis plus de trente ans.

combattantes et combattants de la guérilla kurde

* PKK : organisation marxiste et laïque pour l’indépendance et les droits culturels du peuple kurde, fondée en 1978.

Défendons le mariage pour tous !

Alors que le texte de de loi sur le « mariage pour tous » passera devant le parlement français le 29 janvier prochain, en Bretagne comme en France plusieurs manifestations se sont déroulées pour empêcher l’accès au mariage aux homosexuel-le-s, ou au contraire pour le soutenir et dénoncer l’homophobie ambiante. Breizhistance-IS vous propose ici la contribution d’un sympathisant nantais qui rappelle que la lutte contre les discriminations commence d’abord par le revendication de l’égalité des droits.

« J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. » *François Hollande lors de la campagne pour les présidentielles

13 ans après l’adoption du Pacs que même la droite trouve maintenant légitime alors qu‘il devait entraîner le monde dans les abîmes du péché, le parti socialiste français va t’il avoir le courage politique de ses idéaux?

L’inégalité entre couples hétérosexuels et homosexuels va t’elle enfin être abolie totalement ou n’allons nous avoir que des bribes égalitaires comme ce fut le cas il y a 13 ans? Le « sous » mariage était une avancée, un symbole diront les plus optimistes. Il nous a pourtant montré à l’époque que la droite n’avait pas le monopole de l’homophobie et que la gauche française dans sa majorité considérait que « la famille » ne pouvait être gérée encore et toujours que sur le modèle patriarcal et hétéro-sexiste(1).

13 ans ont passés, les homosexuels sont mieux acceptés, plus visibles. Tout le monde a maintenant un « ami pédé » , pourtant seulement deux députés gays à l’assemblée sur 577, pas un sénateur. A croire qu’il ne fait pas toujours bon sortir du placard dans les grandes instances françaises. Devant une telle assemblée hétérosexuelle et sûr de sa supériorité le texte de loi sur le « mariage pour tous » a donc créé la situation actuelle.

Il y a 13 ans les manifestations de Christine Boutin et de l‘aile « respectable » de la droite française se mêlaient déjà aux rassemblements des catholiques intégristes qui scandaient « les pédés au bûcher! », aujourd’hui nous vivons exactement la même situation avec Frigide Barjot(2) qui passe ses journées à se justifier de ne pas être homophobe mais qui manifestera main dans la main avec Civitas(3) dont les membres crient « les pédés on va vous crever! » dans leur cortège. Les prochaines manifestations contre le « mariage pour tous » ne pourront donc plus nous leurrer puisque l’extrême droite française est convié ouvertement à grossir les rangs des réactionnaires.

Pour la Bretagne les cortèges homophobes n’ont pas été très impressionnants malgré des organisations catholiques très présentes, qui ont sans doute préféré aller à la manif parisienne. Leur plus gros rassemblement en Bretagne a été celui de Nantes où 3000 personnes ont applaudi un flash mob d’enfants (qui parle d’instrumentalisation?) le tout dans une ambiance plutôt calme. Les manifs pour l’égalité ont eu lieu à Brest, Lorient, Rennes et là encore Nantes a eu la plus forte mobilisation.

Malgré une ambiance colorée et festive dans les rassemblements des « manifs pour tous » (terme flou récupéré par Frigide Barjot et ses comparses pour créer une confusion politique nuisible) leur revendication est tout simplement de ne pas accorder aux homosexuels les droits qu’ils trouvent légitiment pour les hétérosexuels.

Vouloir faire une hiérarchie entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels c’est être homophobe! Penser que les homosexuels ne sauront pas éduquer des enfants alors que c’est déjà le cas dans des milliers de familles c’est être homophobe ! Vouloir laisser perdurer la situation juridique précaire des familles homoparentales et de leurs enfants c’est être homophobe ! Le problème pour les enfants qui vivent dans des familles homoparentales c’est l’homophobie ambiante, pas les homosexuels!

Le débat tant réclamé par la droite n’est en fait que de la poudre aux yeux (vu qu‘il y a eu 50 auditions à l‘assemblée nationale où très peu de députés de la droite française ont daignés se déplacer), les seules questions que l’on soit en droit de se poser sont:
-Est on oui ou non d’accord avec la situation inégalitaire actuelle?
-Le fait que les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les autres doit il vraiment faire débat?

Etre contre le projet de « mariage pour tous » et dire ne pas être homophobe est donc un non sens. C’est d’ailleurs là que la gauche française a encore du mal à se positionner. Le couac de la PMA(4) (retiré du projet mais qui aura un amendement par le groupe PSF de l’assemblée), la phrase malheureuse de Hollande sur la liberté de conscience des maires, les non dits de Ayrault sont autant de signes d’encouragement donnés aux homophobes de tous bords. Tant que le PSF tergiversera en se demandant si les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels alors ce projet ne sera pas complet.

La Bretagne terre de liberté et de tolérance ne peut que se battre avec les progressistes qui défendent ce projet. A Nantes le collectif des Dures à Queer(5) a montré que la fierté était de notre côté et de celui des hétéros qui sont pour l’égalité lors de la manifestation du 15 décembre où près de 4000 personnes ont défilées.

Toute organisation progressiste devrait logiquement défendre ce projet de loi, mais nous ne signons pas un chèque en blanc aux socialistes français. La parole de Ayrault résonne autant dans les bureaux de Mittal, sur les chantiers de Vinci, sous les casques de la flicaille qui quadrille la ZAD que dans la geôle espagnole où est détenue Aurore Martin. Le parti socialiste français qui a abandonné le droit de vote des étrangers aux élections locales par manque de courage politique ne doit pas encore s’écraser face à cette France qui se droitise sans complexe. C’est d’ailleurs ce qu’était venu rappeler les Dures à queer et une centaine de personnes devant le local nantais du PSF le 20 novembre dernier suite au propos de Hollande sur la liberté de conscience.

En Bretagne comme ailleurs il est temps d’arrêter cette homophobie latente qui ronge nos vies. Ce projet de loi s’il est adopté sera un signe fort pour les autres états qui envisagent de telles lois, il ne faut pas oublier que 88 états pénalisent l’homosexualité (par de la prison, des travaux forcés, de la torture) et que dans 9 états elle est même passible de la peine de mort. Les bretons qui ont été les bougnoules de la France restent du côté des discriminés, les luttes sont liées et non pas concurrentes, une victoire ici ne peut que nous amener vers d’autres avancées sociales & politiques.

Les prochaines manifs pour l’égalité auront lieu à Nantes le 19 janvier 2013 et le 27 janvier à Paris.

Stéphane Bidge

1: l’hétéro-sexisme est le système de pensée qui considère l’hétérosexualité comme la seule norme valable: http://www.internationalcamp.org/spip.php?article299

2: Frigide Barjot, pathétique personnage des nuits parisiennes qui s’est reconvertie dans la défense des valeurs catholiques conservatrices sûrement dans le but de sauver son âme: http://adieufrigidebarjot.blogspot.fr/

3: Civitas, organisation d’extrême droite proche des milieux intégristes et des mouvements de jeunesse réactionnaires, proche idéologiquement du Renouveau Français, de l’Action Française et des sectes intégristes comme la Fraternité St Pie X très présente à Nantes.

4: Procréation Médicalement Assistée, un des points du projet où le gouvernement socialiste est très frileux. Il permettrait pourtant aux couples de lesbiennes d’avoir un enfant sans devoir aller se faire inséminer en Belgique ou dans l’état espagnol comme c’est le cas actuellement.

5: les Dures à Queer sont un collectif de transpédégouines visibles et fières, actif sur Nantes depuis 3 ans, anti racistes, anti fascistes et féministes, ils représentent un nouveau militantisme décomplexé et radical: http://dures-a-queer.tumblr.com/

Tous et toutes le 15/12 à Morlaix pour une Bretagne unie et solidaire !

Le 15 décembre 2012, Bretagne Réunie et 44=Breizh appellent à une manifestation «Démocratie et Réunification pour la Bretagne», à Morlaix. Celle-ci se déroulera dans le cadre de la prochaine réforme sur la décentralisation présentée dans les prochains mois par la ministre Marylise Le Branchu, élue de la circonscription de Morlaix.

Breizhistance se joint à cette manifestation et appelle le plus grand nombre à y participer. Lors de la manifestation «Bretagne en résistance» en faveur de la Réunification, le 18 juin 2011 à Nantes, la Gauche Indépendantiste Bretonne avait contribué à faire émerger un pôle anticapitaliste unitaire prenant en compte la question des droits démocratiques du peuple breton. Nous invitons les organisations s’étant retrouvé autour de cet appel pour une Bretagne unie, rebelle et solidaire, et se retrouvant autour de l’appel Démocratie et Réunification pour la Bretagne à se retrouver le 15 décembre 2012 à Morlaix.

Dans les rues de Guingamp pour défendre la terre de Notre-Dame des Landes.

200 personnes ont répondu à l’appel d’un collectif d’individus opposés à l’aéroport de NDDL et soutenu par Breizhistance IS bro-dreger, le samedi 10 Novembre à Guingamp. Une manifestation s’est déroulée dans les rues, avec un passage devant la sous préfecture où des choux et des poireaux ont été jetés sur les voitures des gendarmes présentes pour garder les lieux.

Cette manifestation s’est ponctuée par une pièce de théâtre mettant en scène Vinci, l’état et ses flics virant des paysans et les habitants de la forêt. Le but de cette manifestation était, bien sûr de soutenir les opposants et dénoncer les expulsions mais aussi  d’appeler à celle du 17 à Notre Dame des Landes pour réoccuper les lieux

Au dire de tous, la mobilisation est une réussite.

D’autres rassemblements ont eu lieu à Lannion/Lannuon et Saint Brieuc/Sant Brieg qui ont rassemblé moins de personnes.

Le combat ne fait que commencer et l’on voit l’envie de créer d’autres collectifs locaux un peu partout en Bretagne.

 

4000 personnes pour l’emploi à Rennes

A l’appel de la CGT environ 4000 personnes ont défilés dans Rennes pour « l’emploi industriel durable ». Les manifestants venaient de toute la Bretagne historique et dans une moindre mesure de l’Anjou.

Pour marquer notre soutien aux travailleurs licenciés de Doux et PSA  et saluer cette initiative syndicale décentralisée Breizhistance-IS avait décidé de se joindre à l’initiative.Peu de syndicats hormis ceux de la CGT et de Solidaires Industries étaient présents.

Nous y avons tenu un piquet d’information diffusant notre point de vue sur la façon de construire localement et à la base les ripostes à la crise du capital.

Un quatre pages a été diffusé à plus de 1000 exemplaires par la Gauche Indépendantiste, ils ont été commentés et appréciés par bon nombre de manifestants.

Nous avons entamés des discussions avec des syndicalistes et des camarades d’autres organisations politiques présageant de possibles convergences.

Notre banderole , assument comme notre texte , un point de vue ouvertement indépendantiste à été largement photographiée. Par ailleurs nous avons répondu aux sollicitations de la presse.

Pour riposter aux politiques de rigueurs nous continuerons à être présents dans les mobilisations à venir, sans rien cacher de notre identité politique en faveur de l’indépendance et du socialisme.

Face à la crise ni centralisme, ni capitalisme

Etats complices de la crise financière et mobilisations indépendantistes

Le 11 septembre, une manifestation pour l’indépendance de la Catalogne a réuni près de 2 millions de personnes à Barcelone, onze jours plus tard une marche était organisée à Edimbourgh pour annoncer le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui aura lieu en 2014. Durant l’été c’était le Syndicat Andalou des Travailleurs qui se portait en pointe du combat social européen en organisant des réappropriations collectives et des occupations lors de marches ouvrières intitulées «Andalousie debout !». De même au Québec, les élections organisées à la suite du mouvement social étudiant ont vu le gouvernement de droite libéral se faire éjecter par les indépendantistes.

En Ecosse, au Québec, en Catalogne, au Pays Basque, en Galice et même en Andalousie les politiques budgétaires antisociales des gouvernements centraux renforcent la revendication du droit à l’autodétermination comme alternative face à la crise économique. La désillusion est complète sur les gouvernements des Etats occidentaux qui ont préféré sauver les banques en 2008-2009 plutôt que de défendre leur peuple face aux spéculations des financiers. Après l’émergence, puis le déclin d’un «mouvement des indignés» qui n’a pas su donner de perspectives suffisantes aux peuples d’Europe, le réveil de certaines nations sans Etat se regarde différemment à travers le prisme d’une crise qui s’installe durablement.

Manifestation du 11 septembre à Barcelone

Nous le savons, les politiques économiques antisociales imposées par l’Union Européenne, depuis Maastricht et jusqu’au TSCG, ont participé à une montée des extrêmes droites nationalistes en même temps que les peuples perdaient peu à peu tout illusion d’une Europe symbole de fraternité et de justice sociale. Il peut paraître en ce sens déplorable que les organisations de gauche françaises n’offrent aucune analyse quant aux 2 millions de catalans (dont des ressortissants français) qui se sont mobilisés ces dernières semaines dans les rues de Barcelone, ou pire, qu’avec certains médias, ils y voit un «repli identitaire égoïste comparable en temps de crise à ce qui s’est passé dans le nord de l’Italie ou en Slovénie». Il nous parait ici nécessaire de rappeler dans quel mesure ces mobilisations participent du mouvement social contre l’austérité, et sont l’opposé d’un nationalisme fermé. A ce titre nous ne serons que conseillé le texte de Neal Baxter, militant indépendantiste galicien, envoyé en guise de réponse à un article paru dans le Tout est nous n°159 (organe du NPA)

Marche pour l’indépendance de l’Ecosse, 22/09/12

Bien sûr Arthur Mas, à la tête du gouvernement catalan, qui a convoqué de nouvelles élections pour novembre et dans lesquelles la question du droit à l’autodétermination sera centrale, et Alex Salmond, premier ministre du gouvernement écossais, sont loin d’être de férus anticapitalistes. Néanmoins leurs discours sur la question nationale se base clairement sur une aspiration populaire à une politique de justice sociale face à l’austérité. Pour le cas d’Arthur Mas, il y est même contraint par les mobilisations sociales et nationales. Lors de la marche du 22 septembre à Edimbourgh, la mobilisation s’est clairement faite sur des mots d’ordre d’opposition à la politique d’austérité du Royaume-Uni. Alex Salmond y a pris la parole en déclarant que l’indépendance avait pour signification «l’arrêt des coupes sociales, empêcher les écossais d’aller à la guerre qu’ils ne veulent pas et éliminer les armes nucléaire du pays». Le leader du Parti Vert, Patrick Harvie, appelait à une indépendance «qui casse les pouvoirs des multinationales et des banquiers.», pendant que Denis Canavan, ancien unioniste, disait lui, qu’en tant qu’internationaliste il voyait l’indépendance comme un moyen d’atteindre la justice sociale.

Marche ouvrière andalouse du 08/09/12

Marche ouvrière andalouse du 08/09/12

De même les mobilisations et grèves contre les politiques d’austérité qui ont eu lieu cette semaine dans l’Etat Espagnol posaient clairement la question du droit à l’autodétermination en Galice, en Andalousie, en Catalogne et notamment en Pays Basque. Près de 150 000 personnes se sont mobilisées dans les rues du pays Basque le 26 septembre à l’occasion d’une grève générale à l’appel de l’ensemble des syndicats indépendantiste. Celles-ci avec une requête adressée directement aux autorités locales et demandant à passer du «j’ applique la réforme du gouvernement central parce que c’est obligatoire» au «je ne peux pas l’appliquer parce que la société du Pays Basque l’a refusée». Pendant ce temps, au sud de la péninsule, les réappropriations collectives de terres agricoles se déroulent toujours sous les couleurs blanches et vertes du drapeau andalou.

Ce constat d’interpénétration entre revendication nationale et revendication sociale pourrait être aussi fait pour le Quebec, qui après plusieurs mois d’une mobilisation contre la réforme de l’université imposée par Ottawa et le gouvernement Québecois néo-libéral, a débouché sur une victoire et le retour en avant de la revendication indépendantiste, avec la construction d’un bloc de gauche radical indépendantiste (Quebec Solidaire) s’installant durablement dans le pays.

Manifestation quebecoise Juin 2012

C’est bien le dynamisme social des indépendantistes comme force progressiste défendant le droit de la majorité sociale de chaque nation, qui permet d’expliquer pourquoi les gouvernements centraux remettent en cause l’autonomie des pouvoirs locaux et régionaux au Québec ou en Catalogne. Qui croirait, au vue de l’assujettissement de gouvernements centraux à la finance, qu’il s’agit ici d’équité territoriale à l’intérieur de ces Etats ?

La revendication indépendantiste bretonne au service du mouvement social

De la même manière qu’il est acquis que revendications écologistes et revendications sociales se sont interpénétrées pour élargir et renforcer la palette de l’opposition à l’ordre capitaliste, la revendication du droit à l’autodétermination comme légitimité démocratique pour s’opposer aux réformes néo-libérales et l’ordre économique, doit pénétrer le mouvement social en Bretagne. Elle donne clairement plus de force à nos revendications et dame le pion à l’extrême droite sur le plan identitaire. Cette conscience permet de ne pas attendre sans cesse des directives de centrales parisiennes mollassonnes et bureaucratiques, d’organiser la lutte localement quand de tous les côtés les plans sociaux se multiplient.

C’est d’ailleurs ce que nous mettions en avant au moment des grèves en Martinique et en Guadeloupe en 2009. L’aspiration indépendantiste, par sa non-sujétion au pouvoir centrale, y a permis l’émergence d’une revendication et d’un mouvement social mené localement et à la base, terriblement plus efficace que les traditionnels rendez-vous syndicaux hexagonaux.

mobilisation en Gwadloup

Malheureusement, les organisations syndicales françaises, comme le Front de gauche, ou dans une moindre mesure le NPA, voient toutes constructions de dynamique à travers la seule échelle étatique et dans le cadre d’accord entre organisations centralisées. Privilégiant ainsi le jeu électoral, parfois utile, mais au détriment du travail extraparlementaire et de la remise en cause des institutions centralistes françaises (présentées comme le nec plus ultra tricolore de l’égalité sociale face à la méchante Europe). Elles militent de facto pour le maintien des institutions françaises qui n’ont jamais garanti l’équité territoriale et un égal accès aux biens et services publics. Alors qu’un «acte III de la décentralisation» est annoncé prochainement, en même temps qu’une réforme territoriale qui laissera entrevoir le discours austère du traité budgétaire européen, nous pouvons craindre une certaine nullité en terme de revendications démocratiques. Le manque de réflexion des organisations syndicales et politiques de gauche sur la question du droit à l’autodétermination des peuples de l’hexagone, risque d’y associer thème de la «démocratie locale» et de la «décentralisation» à celui d’«austérité», sans qu’on y reconnaissance la justification d’une revendication nationale des peuples sans Etat sous domination française dans le combat pour la justice sociale et l’environnement.

Combien de temps allons nous encore attendre que les grands syndicats de Paris nous proposent une autre journée d’action (9 octobre 2012) ou que les grands partis de la gauche pas trop radicale tentent de nous emmener dans des processions préélectorales qui se déroulent à Paris (cf 30 septembre 2012) ? Alors qu’il faut construire ici des cadres de résistance pour défendre nos conditions de vie impliquant le plus grand nombre, au plus prés de la réalité sociale et ne cherchant pas le coup de comm’ du 20 heures ou un hypothétique cadre de négociation avec la nouvelle gauche plurielle de Paris

C’est bien l’auto-organisation du peuple breton et des forces sociales qui le compose, comme lors de la lutte contre le CPE (contrat première embauche ) avec l’exemple du LKP en Guadeloupe ou des actions ouvrières andalouses, qui permettra de résister directement et ici aux politiques d’austérité, et de construire les alternatives sociales au service des classes populaires et du plus grand nombre. D’une part en faisant vivre des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement et donc le droit de légiférer localement contre la spéculation immobilière et les résidences secondaires, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail, … Ainsi qu’en menant des expérimentations sociales de rupture : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution… C’est ces pratiques qui nous amèneront à la revendication d’une souveraineté populaire en Bretagne s’exprimant en faveur d’un parlement et du droit à l’autodétermination. C’est ce type d’initiatives que nous proposons et soutiendrons partout en Bretagne.

BREIZHISTANCE-IS

Manifestons en soutien à l’école Diwan de Louaneg !

Breizhistance Bro Dreger appelle tous ses sympathisants et plus largement tous/tes les bretons/nes attaché/es à la sauvegarde et à l’enseignement de la langue bretonne à manifester à Louaneg le samedi 15 septembre à 15 heures devant la mairie aux côtés des parents et des salariés de l’école Diwan.

Nous ne pouvons pas accepter la décision du maire de Louaneg de « virer » la seule école en langue bretonne de sa commune.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que l’enseignement du breton est un plus pour les élèves, que toutes les écoles bilingues de Bretagne historique progressent, que le nombre d’enfants scolarisés en breton atteint des scores inespérés il y a 10 ans, et ce malgré les contraintes liées à la politique mono-linguistique française, le maire de Louaneg, avec une mauvaise foi évidente s’entête dans un sectarisme inouï.

Mr Nicolas se situe maintenant clairement dans le camp des opposants à la défense de nos droits fondamentaux. Son président, Mr Hollande, membre du même PSF, avait pourtant laissé entendre pendant sa campagne qu’il était attaché à la défense des langues dites minoritaires ! Il faut à présent des actes !

Une école Diwan expulsée d’une commune de Bretagne est un déni de démocratie. qui démontre par ailleurs l’absence de pouvoirs politiques en Bretagne.

Si les collectivités, et la Région en tête, ne sont pas capables de trouver une solution, c’est parce qu’elles n’ont aucun pouvoir décisionnel. Elles ne peuvent donc pas mener de politique générale de soutien et de développement de l’enseignement en breton. Seule la suppression de ces collectivités (départements, Région) et la mise en place d’un parlement breton doté de réels pouvoirs sera à même de défendre notre langue et donner enfin un statut public breton à Diwan.

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Tous à Louaneg samedi 15 septembre à 15h devant la mairie !

Bevet brezhoneg bev e Louaneg hag e pep lec’h !

1er Mai à Châteaubriant : BREIZHISTANCE !

Le comité BREIZHISTANCE du pays de la Mée et les candidats Jonathan GUILLAUME et Nathalie ROYNARD vous donnent rendez-vous mardi 1er Mai 10h30 place de la Mairie à Châteaubriant.

A l’heure d’aujourd’hui, il est plus que nécessaire pour toutes celles et ceux qui croient au partage et à la solidarité, pour les «vraies» travailleuses et les «vrais» travailleurs qui n’ont pas eu la chance de s’appeler «Jean» et d’être nommé administrateur de l’EPAD à 23 ans, de se mobiliser pour défendre les valeurs de justice social et de solidarité. Dans tous les secteurs, le droit à vivre et travailler dignement doit être défendu, dans le privé comme dans le public. Car les deux candidats à la présidentielle, nous préparent l’un comme l’autre et sans l’annoncer, austérité et rigueur.

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Tous les deux ils représentent les instruments d’une économie néo-libérale qui favorise les banques et les grandes fortunes, au détriment du plus grand nombre et des «vrais» travailleurs. L’un, n’aura jamais le courage de s’opposer directement aux grands financiers, au FMI, à la commission européenne, etc … l’autre les soutient sans concessions.

Alors que notre territoire est durement touché par la précarité et le chômage, nous devons exiger :

  • le partage des richesses et du travail
  • le respect des droits des salarié-e-s dans toutes les entreprises.
  • Une justice sociale et fiscale, qui taxe les profits pour investir dans la création d’emploi et dans les salaires

Alors que l’Etat français ne semble plus être en mesure d’assurer nos acquis sociaux face à des institutions comme la BCM, le FMI, ou l’Union Européenne, qui se moquent des aspirations et des besoins des populations, nous pensons que la démocratie et les institutions doivent descendre au plus près des citoyens. C’est notamment pour ça que nous croyons à :

  • Un territoire Breton réunifié comme espace de progrès démocratique et social

Ce 1er Mai doit donc être une préparation à d’autres journées de lutte qui s’annoncent dans les prochains mois, et ce quelque soit le futur président français. Nous voulons aussi rappeler que le vote pour l’élection présidentielle, et le vote de manière générale, n’est pas un horizon unique à l’expression démocratique. il faut tous les jours nous mobiliser pour obtenir notre dignité.

Malheureusement beaucoup trop de travailleuses et de travailleurs se fourvoient dans le vote FN en croyant à son discours « social » et à sa position « anti-système ». Nous voudrions rappeler qu’il n’en est rien. Tout comme N. Sarkozy, Marine le Pen est contre l’augmentation du SMIC, contre le gel des loyers, contre le retour des emplois supprimés dans les services publics, elle défend la retraite à 62 ans dans son programme. Elle est contre le plafonnement des revenus pour les grandes fortunes et pour la suppression de l’impôt sur la fortune ! Et enfin, tout en critiquant l’Europe, elle vote au parlement européen la majorité des réformes néo-libérales proposées par le parti populaire européen…

Le 1er Mai est aussi un grand moment traditionnel de solidarité internationale. Alors que les politiques néo libérales touchent gravement plusieurs peuples d’Europe, notamment en Grèce et dans l’Etat espagnol, exprimons leur notre solidarité, exigeons l’arrêt de la concurrence européenne entre les peuples qui tirent les droits des travailleurs et des travailleuses vers le bas. Il est de plus en plus urgent d’établir :

  • Un programme social européen qui nivelle vers le haut (salaire, chômage, protection, etc …) les acquis des travailleuses et des travailleurs.

La crise n’est pas pour tout le monde, +34% pour les revenus des dirigeants du CAC 40 en 1 an, 74 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, etc …. De l’argent il y en a, disons non à leurs crises, non à leur dette

Notre-Dame-des-Landes : 1 500 pour, 10 000 contre.

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Les partisans du projet se sont préparés toute la semaine !

Pendant toute la semaine précédant la manifestation, la préfecture et la municipalité n’avaient cessé d’envoyer des messages inquiétants, relayés par la presse locale. En effet, les policiers passaient dans les commerces recommandant de «fermer les magasins et de ne laisser aucun objet qui pourrait servir de projectile», annonçant la présence de 1500 gardes mobiles et CRS, de véhicules anti émeutes, d’un hélicoptère, … les calicots titrant même «Nantes : Etat de siège». Du jamais vue à Nantes ! D’ailleurs, beaucoup n’ont pas manqué de comparer cette mobilisation de forces de l’ordre à celle d’un «état de guerre», mettant en parallèle le nombre de soldats français mobilisé en Afghanistan (3 000) et celui mobilisé sur Nantes. Les organisateurs avaient d’ailleurs dénoncé cette mobilisation policière comme visant à effrayer les participants, rappelant aussi que depuis des mois, les habitants de Notre-Dame-des-Landes et des communes alentours subissent des dispositifs militaires similaires, notamment lors des enquêtes publiques.

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10 000 manifestants et 230 tracteurs !

Tout cela n’aura pas empêché la manifestation d’être une véritable réussite, de nombreux nantais apportant leur soutien le long du cortège. Vers 13h, les trois cortèges venus du Nord, du Sud et de l’Est de Nantes convergent vers la préfecture entourée de grilles anti-émeute et de gardes mobiles. Les manifestants posent des poireaux sur les grilles, lancent des confettis, plantent des arbustes et des légumes dans des parterres et de la terre de Notre-Dame ramenée en tracteur, tout ça aux côté de quelques animaux, vaches, biques, chevaux, … quelques banques et bâtiments sont peinturlurés. Malgré le dispositif policier l’ambiance est festive et déterminée. Après les prises de paroles, les manifestants s’installent sur le cours des 50 otages littéralement encerclée par les forces de l’ordre. Un feu de palette est allumée, ainsi que des feux d’artifice pendant qu’un groupe de batukada joue de la musique.

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Vers 19h, les gardes mobiles chargent sur les quelques 500 manifestants encore présents, qui fassent à l’incroyable dispositif ne résistent pas longtemps et se dispersent vers 20h, … Le lendemain, le journal Presse-Océan annonce «vers 21h, les dégâts étaient très limités en ville». Les travailleurs de Véolia sont envoyés par la mairie pour nettoyer les rues dans la soirée.

Un manifestant aura été blessé, ainsi qu’un policier en civile infiltré et repéré, qui sera très légèrement molesté. La police fera 7 interpellations, dont 5 gardés à vue, pour «la forme». On aura vu aucune arme, aucun cocktail molotov, rien à voir avec l’image de terreur et de violence que les autorités cherchent et chercheront tout le temps à imposer.

La violence et la provocation, comme nous l’avons déjà dit sont du côté des promoteurs du projet. La violence, c’est celle de Vinci, de l’Etat et des collectivités, qui n’hésitent pas à bétonner 2000 hectares de terres agricoles, de force, sans aucun processus démocratique. La violence c’est celle de subir tous les jours l’austérité, alors que le PS et l’UMP dilapident l’argent public dans les poches de leurs amis patrons de multinationales.

Conclusion

La mobilisation contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne faiblit pas. Du 7 au 11 juillet le second forum européen contre les projets inutiles aura lieu dans la commune, soyez présents. Les quelques 200 tracteurs et les milliers de personnes mobilisées témoignent d’une véritable opposition populaire au projet. Contrairement à ce que disent les déclarations des porteurs du projet, les manifestants présents doivent être entendu, c’est ça le sens de la démocratie…

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Appel à rassemblement Jeudi 29 mars à Rennes

Les 15 décembre 2011,3 février et 19 mars 2012, Breizhistance-IS s’associait à l’appel « Démocratie pour la Bretagne » initié par 44=Breizh et proposant un rassemblement devant le conseil régional de Bretagne administrative à Rennes et le conseil général de Loire-Atlantique à Nantes. Les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton, ont répondu à cet appel.

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_Les éléments de cette démarche sont de toute première importance car ils promeuvent un processus démocratique institutionnel pouvant permettre aux bretonnes et aux bretons de construire leur droit à l’autodétermination.

_Le 29 mars prochain, le conseil régional de Bretagne administrative se réunira en session plénière afin d’examiner le plan d’actualisation de la politique linguistique. L’étude de ce dernier a été reporté à pas moins de 4 reprises depuis juin 2011 ! La politique linguistique ne se serait-elle pas considérée comme purement accessoire par le conseil régional ?

_Nous avons besoin d’un cadre de revendications de base afin d’obliger les élus locaux à faire des choses concrètes en Bretagne sans attendre quoique ce soit des dirigeants de Paris ni des promesses électorales. Ces revendications ont été exposées dans appel co-signé par Ai’ta, UDB, SLB et … Kevre Breizh en 2011.

_Ces revendications et propositions permettent à la langue bretonne d’avoir la place qui lui est due dans la vie quotidienne. Elles ne prendront toute leur efficacité que dans un cadre institutionnel permettant au peuple breton des prises de décisions souveraines

_ Nous réaffirmons ainsi que seule une collectivité unique, réunissant l’ensemble des départements (dont la Loire-Atantlique) et la région, dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe et s’engageant sur la voie d’un vrai parlement local permettra de pallier à ces insuffisances. Seul un parlement breton pourra doter la langue bretonne des outils nécessaires à sa survie et son développement et comblera le manque de démocratie locale dans l’ensemble du territoire breton.

Nous appellons le plus grand nombre à un rassemblement devant le conseil régional, à l’Hôtel de Courcy, rue Martenot à Rennes, le jeudi 29 mars à 18h.

Brezhoneg, yezh vroadel, yezh ofisiel !

Démocratie pour la Bretagne !