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Michel Hunault trahit son vote de l’assemblée

Le comité Breizhistance du Pays de la Mée dénonce l’attitude contradictoire de Michel Hunault (député de Châteaubriant) sur de nombreux sujets, et notamment sur celui de la Réunification de la Bretagne.

Le 21 décembre 2011, M. Hunault (3e en partant de la droite) en compagnie de l'ensemble des députés bretons qui ont votés l'amendement

Le 21 décembre 2011, M. Hunault (3e en partant de la droite) en compagnie de l'ensemble des députés bretons qui ont votés l'amendement

En effet il vient de déposer aujourd’hui au conseil régional des Pays de la Loire un vœu contre la Réunification de la Bretagne. Avec son groupe de sept élus, il déclare «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne». D’où leur décision de soumettre un vœu au vote qui rejettera «l’idée d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

Alors que les élus de la région Pays de la Loire n’ont jamais voulu reconnaître l’existence du débat sur les limites régionales, ils défendent aujourd’hui une position en contradiction avec l’expression populaire et l’intérêt des populations des territoires concernés. Ceci dans le seul but de préserver des intérêts particuliers. Pire, l’un deux, M. Hunault, a voté à l’assemblée nationale le 21 décembre dernier, l’amendement qu’il semble aujourd’hui dénoncer. Il n’était pourtant pas peu fier de poser ce jour là pour défendre un amendement qui pour la première fois donnerait la possibilité à la population de s’exprimer sur la réunification de la Bretagne, sans que la région Pays de Loire n’y oppose un droit de veto. Voyant l’échéance arrivée, certains voudraient contourner le problème en proposant un référendum contradictoire niant la question principale posée depuis quarante ans par la population, celle d’une Bretagne unie.

Il semble aujourd’hui que certains élus comme M. Hunault préfèrent les effets d’annonce et la communication à la cohérence politique.

Amendement Le Fur-De Rugy : L’unité de la Bretagne passerait elle par Paris ?

Mercredi matin a été voté un amendement à l’article L. 4122-1-1 facilitant le processus de réunification de la Bretagne. Il serait désormais possible au département de Loire-Atlantique de «demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, de rejoindre une région administrative limitrophe», autrement dit la région Bretagne.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Le 15 décembre dernier à Rennes davant le Conseil Régional, les militants de BREIZHISTANCE, jeunes UDB , jeunes Ecologistes et 44=BREIZH réclamant un Parlement pour une Bretagne unie.

Contrairement à ce que disent messieurs Auxiette et Ayrault, respectivement président de la région Pays de la Loire et député-maire de Nantes, cet amendement va plutôt dans le sens de la démocratie, puisqu’il permettrait enfin au peuple breton et aux collectivités sensées le réprésenter de se déterminer sur la question de l’unité territoriale bretonne sans que la région Pays de la Loire ne puisse s’y opposer. A l’inverse de ce qu’ils se sont toujours refusés à faire, même en prenant en compte les popualtions des autres départements des Pays de la Loire.

Cet amendement va donc plutôt dans le bon sens, et nous remarquons qu’il correspond à ce que demande les militants de la réunification depuis quelques années, défaire le « droit de veto » de la région Pays de la Loire. Le sens de cet amendement est bien celui du travail des militants de le Réunification auquel ont participés les militantes et militants de la gauche indépendantiste.

Néanmoins, nous souhaitons rappeler que cet amendement est passé en première lecture avec moins de 30 députés présents dans l’hémicycle. Il doit maintenant passer en deuxième lecture, devant le Sénat, puis devant le conseil constitutionnel…. Enfin nous rappelons, contrairement à l’erreur qu’on pu faire certaines associations en disant «qu’il revenait maintenant aux seuls électeurs de Bretagne administrative et de Loire-Atlantique de décider de la réunification», que ce choix sera toujours soumis à la volonté du gouvernement français. Et, malgré les décalrations du chef de l’Etat sur «Nantes en Bretagne», nous observons que les membres et représentants du gouvernement présents ont voté contre cet amendement.

La vraie question reste donc celle du droit à l’autodétermination du peuple breton, celle du droit de décider de ses propres choix politiques sans la barrière que représente le gouvernement central. Si les représentants de la région Bretagne, mais aussi ceux de la Loire-Atlantique et des autres collectivités bretonnes, veulent l’unité de la Bretagne, s’ils veulent pouvoir mettre en place une politique économique, sociale, énergétique, etc … à l’opposé de la politique de l’Elysée, ils doivent se faire entendre et revendiquer un parlement pour toutes les habitantes et tous les habitants de la Bretagne. C’est ce que Breizhistance a fait avec les Jeunes ecologistes 35 et 44, 44=BREIZH et les jeunes UDB, le 15 décembre dernier devant le Conseil Régional de Bretagne, en réclamant un parlement pour une Bretagne réunifiée.

Accord EELV-PS : NDDL, EPR … ba’ hon revr !

Ça y est ! La forme de l’accord entre Europe Ecologie et le PSf semble être finalisée après une ultime péripétie au sujet du MOX. De cette semaine ressortira principalement l’accord sur une soixantaine de circonscription en faveur d’EELV, et l’impossibilité de sortir le PS d’une vision productiviste et polluante de la politique énergétique en france.

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Ce que nous avait dit EELV sur l’accord avec le PS

A propos du projet de réacteur nucléaire EPR dans la Manche, Eva Joly avait affirmé sur France 3 : « Si François Hollande dit non pour arrêter le chantier de Flamanville, il n’y aura pas d’accord« . « Si nous achevons cet EPR-là, nous aurons l’énergie nucléaire pour les 50 prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible. Nous voulons sortir du nucléaire« . « Nous ne céderons pas sur ce qui est notre combat historique et très légitime pour quelques circonscriptions, c’est une question de courage politique« , a-t-elle dit.

Les propos d’Eva Joly ont été jusqu’alors les mêmes sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. En juillet pendant les 3 jours de résistance à l’aéroport, elle avait affirmé que NDDL était une condition « incontournable », et la porte-parole d’EELV, Cécile Duflot, nous disait « l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre-Dame-des-Landes, ce sera non ». Il y a seulement quelques jours, samedi dernier, lors de la manifestation des opposants à l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, José Bové déclarait « Si le PS maintient ce projet et passe en force, l’état de grâce est terminé avant d’avoir commencé.  On ira partout à la bataille, au rapport de forces, et le PS risque d’avoir des surprises. Il fait une erreur. » Autrement dit, EELV se présenterait sans le PS aux législatives s’ils maintiennent le projet en l’état.

Ce qu’on peut en dire

Les responsables d’EELV parlent eux même d’un accord de « basse intensité », « à minima », « il vaut mieux la moitié de quelque chose, que rien … », au moins ils ne feignent pas l’emballement ! N’empêche que sans accord sur les dossiers réels comme l’EPR ou l’Aéroport on a du mal à prendre au sérieux les accords sur « une réduction de la part du nucléaire » significative, ou le «réexamen de tous les projets d’infrastructure planifiés et financés par l’Etat (aérien, ferroviaire, routier), (…) sur la base de critères de moindre impact environnemental et énergétique, de meilleure efficacité des fonds publics, du droit à la mobilité du plus grand nombre, du renforcement des proximités, lutte contre l’étalement urbain ». On retira surtout de cet épisode EELV-PS le nombre de circonscription pour EELV, une soixantaine dans l’Hexagone, cinq en Bretagne, qui pourrait donné du poids à EELV à l’assemblée nationale, ils espèrent une quinzaine d’élus, mais qui les fait clairement reculer sur le plan du « courage politique » et de la cohérence idéologique.

Et maintenant ?

Certains opposants au projet d’aéroport se demandent clairement ce que va faire EELV au sein de la lutte contre le projet et même au sein de la coordination anti-aéroport, soit. Ce qu’on sait c’est que contrairement à ce que nous disait EELV jusque là, il n’y a donc aujourd’hui plus aucune perspective électorale en 2012 qui permettrait de stopper les chantiers de l’EPR et de NDDL. De même, Jean-Luc Mélenchon, autre candidat à l’élection présidentielle, qui n’a pas souhaité prendre une réelle décision sur le nucléaire « en proposant un référendum « ,  ne s’est toujours pas prononcé sur le sujet de l’aéroport, alors que sa formation politique, le Parti de Gauche, est bien un membre actif de la coordination anti-aéroport. En fait rien d’étonnant quand on sait que le candidat du Front de Gauche fait aussi campagne pour le vieux PCf farouchement favorable à l’aéroport, autant qu’au nucléaire.

"Le dossier de l'aéroport avance tranquillement à Notre-Dame-des-Landes"

"Le dossier de l'aéroport avance tranquillement à Notre-Dame-des-Landes"

Si le chantier de l’EPR est bien entamé, celui de l’aéroport ne l’est pas. Le champs politique (entendez celui des élus) témoigne aujourd’hui de son incapacité à proposer une solution, reste donc le champ juridique et l’opposition sur le terrain. Les différents recours portés par les opposants n’ont pour l’instant pas réussi à empêcher la marche forcée vers les travaux et la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes. José Bové, représentant EELV à Paris a déclaré « que si le PS s’obstinait il allait à l’affrontement », que « s’il le faut il faudra aller vers l’illégalité » qu’EELV « sera là pour s’opposer physiquement aux bulldozers de Vinci ». Si certains espèrent encore une solution juridique pour arrêter le chantier de NDDL, notamment sur le dossier des zones humides, elle n’est envisageable que dans le cas où elle représentait une porte de sortie pour le gouvernement centrale face à une opposition massive et directe sur le terrain. Au vue des positions de chacun on ne voit pas d’autre possibilité d’arriver à un abandon du projet. Nous attendons donc d’EELV qu’il s’inscrive dans le cadre stratégique esquisser par leur représentant à Paris, tout comme nous ne doutons pas désormais que nous reverrons régulièrement José Bové à Notre-Dame-des-Landes pour « s’opposer physiquement » aux bull de Vinci ou aux forces militaires qui occupe la zone.

Nucléaire, Aéroport, OGM, etc … démocratie et autodétermination !

La mascarade des élections présidentielles, dont la campagne commence à peine, nous montre à quel point ce processus s’écarte d’un vrai contrôle démocratique des décisions par la population. Revendiquer le droit à l’autodétermination du peuple breton, de posséder son propre pouvoir démocratique et législatif dans le cadre d’une Bretagne réunifiée, c’est construire les outils institutionnels qui pourront nous permettre de mettre en place une industrie énergétique non polluante et débarrassé du nucléaire français, de dépasser les vœux sans effet du Conseil régional pour interdire réellement les OGM sur notre territoire, de changer les processus de décision qui impose un mode d’aménagement et de développement déséquilibré et injuste de la Bretagne.

Le Gwenn ha du interdit des plaques en 44 !


Nous apprenons par la presse (Presse-Océan du 20/04/11), que des gendarmes auraient forcé un automobiliste à retirer de sa plaque d’immatriculation l’autocollant de 44 – BREIZH distribué par le collectif «plaques bretonnes – 44», dont BREIZHISTANCE fait partie. Un bond de près de cinquante ans en arrière où l’apposition d’un autocollant «BZH» sur son véhicule était encore interdit. Nous rappelons qu’avant la mise en service des nouvelles plaques plusieurs actions ont été engagé vis à vis du préfet, afin que les habitants de Loire-Atlantique est la possibilité de faire figuré le drapeau de leur pays sur celle-ci, comme cela est possible dans les autres départements bretons. La réponse de l’Etat et de la région Pays de la Loire a été négative. Nous condamnons le fait qu’un simple automobiliste puisse être victime du non respect par l’administration française du droit du peuple Breton à l’unité territoriale et à la manifestation de son altérité. Après la venue et les propos de Claude Guéant à Nantes, la loi sur l’interdiction de drapeaux «étrangers» lors de manifestation, etc … le climat politique imposé par le gouvernement français devient de plus en plus lourd.

Sera-t-il bientôt délictueux d’exprimer publiquement son sentiment d’appartenance à la nationalité bretonne ? Nous posons la question. Cet action de militaire français survient quelques semaines après qu’un magistrat français ait interdit a un témoin de s’exprimer en langue bretonne dans le tribunal de rennes et que ce même magistrat ai insulté notre langue nationale.

Face à ces attaques nous appelons les bretons à continuer les pratiques collectives de résistance à l’assimilation française, malgré les brimades, les insultes, les vexations, cela passe notamment par une participation massive à la manifestation du 18 juin à Nantes en faveur de l’unité de notre pays et pour que notre langue ait un statut.
Britanny is not france !
Bretagne libre et socialiste !

Dimanche 8 mai 2011, marche de libération de l’Erdre

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Lutte des classes sur bords de l’Erdre.

Ce week-end, une énième marche pour l’accès de tous aux rives de l’Erdre se déroulait à la Chapelle/Erdre, au nord de Nantes. Depuis quelques temps les propriétaires des terrains et châteaux s’accaparant les bords de la rivière se rassemblent pour empêcher le déroulement des marches organisées par le collectif «Erdre pour tous». Plusieurs dizaines de châtelains et de propriétaires contre une grosse centaine de marcheurs.

Dés 1920, les premières pétitions dénonçant l’accaparement des bords de la rivière, lieux de repos et de ballades dominicales pour la classe ouvrière nantaise et chapelaine, sont portées à la connaissance des autorités locales. Les premières marches à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, seront inaugurées à l’initiative de familles chapelaines qui voient s’installer petit à petit une nouvelle race de possédants, souvent ses propres patrons, qui commencent à clôturer les terrains; tranchant ainsi avec le paternalisme des anciens propriétaires généralement bienveillants avec promeneurs et pêcheurs locaux. Cette lutte aujourd’hui presque centenaire, est révélatrice d’un antagonisme dont les problématiques environnementales plus récentes n’ont pas modifiées les caractères principaux.

Comme lors des marches des années 70, de nouvelles bousculades ont eu lieu dimanche derniers provoqué notamment par les possédants, avec néanmoins un camp de propriétaires qui a su au fil du temps mieux s’organiser et se regrouper sous le nom d’«Erdre patrimoine naturel vivant». L’argument est de dire que les «pauvres» ne sauront pas respecter le patrimoine vivant des berges, contrairement à eux et leur privatisation illégitime de l’espace naturel commun. Ce week-end on s’est bien rendu compte que ces néophytes de l’écologie étaient plus volontiers portés à dénoncer les «hordes de marcheurs» «qu’on a pas invité chez nous», qu’à défendre l’ecosystème du martin pêcheur (qui dans la réalité ne se trouverait pas bouleversé).

L’Etat Francais contre le pouvoir politique local

Cette marche était la première depuis l’entrée en vigueur le mois dernier de l’arrêté du Conseil Général, visant à appliquer l’obligation, pour les propritéaires de terrains situés sur le domaine public fluvial, de «servitude de marchepied» de 3,25m pour les piétons. D’abord Les conseillers généraux Françoise Verchère et Hervé Bocher étaient d’ailleurs présents lors de cette marche. Dans un communiqué publié 24 heures avant la marche militante, le préfet Daubigny prenait la défense des propriétaires en stipulant que la décision du Conseil Général ne suffisait pour autoriser le passage des promeneurs et tentait de dissuader ceux-ci de continuer leurs marches. Le réprésentant non élu et imposé de l’Etat Français fait donc encore une fois le choix de défendre les intérêts de sa classe plutôt que l’application de la loi.

Les gendarmes envoyés au lieu-dit La Poterie, tout en avouant ne pas savoir quelle décision appliquer, réclameront «un arrangement entre les deux parties».

Là est bien le problème, il n’y a pas d’arrangement possible entre les deux parties qui semblent au moins d’accord sur ce point là.

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Quelle issue possible ?

Le préfet qui a l’habitude de se réveiller un peu tard le lendemain de sa partie de golf, vient d’appeler à des réunions de concertation les 19 et 20 avril à la Chapelle et Sucé, et le 24 mai à Carquefou. En effet l’arrêté pris par le CG ne concerne pour l’instant que ces communes, mais l’application de la «servitude de marchepied» devrait en théorie pouvoir se faire jusqu’à Nort-sur-Erdre. D’ailleurs la question de la privatisation scandaleuse par un particulier de l’ensemble de l’île Saint-Denis sur la commune de Sucé, fait écho à la situation du domaine châtelain de La Rivière à Petit-Mars, où le dernier propriétaire, «un grand industriel» (?) empêchent les autres habitants de la commune d’aller aux châtaignes ou aux champignons contrairement à l’habitude.

Il aura fallu plusieurs décennies d’action et de mobilisations directes sur le terrain pour commencer à entrevoir une réappropriation collective des rives de l’Erdre. Fruit de l’ensemble des luttes qui ont vu les populations se mobiliser pour se réapproprier leurs espaces naturels communs face aux intérêts privés, l’expérience nous montre que l’application de la loi ne se fera qu’avec la mobilisation populaire. Le collectif «Erdre pour tous» maintient d’ailleurs son appel à une marche le 8 mai à Sucé/Erdre.

Enfin, il parait clair dans cette affaire que la préfecture joue un rôle antidémocratique et empêche l’application des décisions légitimes de démocratie locale; ceci nous renforçant dans notre volonté d’obtenir une véritable démocratie capable de faire appliquer les décisions allant dans le sens de l’intérêt collectif du peuple Breton.

Jonathan Guillaume, pour BREIZHISTANCE-NAONED

Sarkozy, réunification de la bretagne : « Prenez votre destin en main » !?

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Sarkozy était invité au congrès des maires du Morbihan, hier à Josselin. L’occasion pour lui de s’exprimer sur quelques sujets. Sur le cas de l’unité territoriale, celui-ci a invité les bretons à «prendre leur destin en main», indiquant que la loi du 16 décembre 2010 liée à la réforme territoriale le permettait. Dans le même temps, Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal renvoient la balle dans le camp de l’Etat. Au mois de février dernier encore, Patrick Mareschal déclarait sur le sujet dans le magazine Bremañ : «Er c’huzul-departamant hon eus lavaret e oamp a-du gant-se. Votet eo bet e 2001 a-unvouezh kazi. Goude-se, ur wech embannet ganeomp ar pezh hon eus c’hoant, n’eo ket deomp-ni da zivizout, d’ar Stad ne lavaran ket. Da c’hortoz e teufe un deiz bennak an diviz-se ganti, e reomp traoù
(«on a voté un voeux en 2001, maintenant c’est à l’Etat de prendre une décision pour que nous fassions quelque chose»)

En fait, cette nouvelle loi ne modifie pas le droit de veto du conseil régional des Pays de la Loire, existant déjà auparavant pour ce type de question. Si le représentant de l’Etat français appelle les bretons à «prendre leur destin en main», rien dans la loi ne permet aux bretons de réellement pouvoir le faire. Suggérer que le cadre constitutionnel et législatif français permettrait aux bretons de s’autodéterminer, de choisir de créer leur propre entité administrative régionale, est clairement mensonger.

Néanmoins, lorsque le président de la République française invite à «prendre son destin en main» et qu’il dit savoir de la «détermination» derrière la revendication d’unité territoriale de la Bretagne, on ne peut que constater que les représentants du conseil général de Loire-Atlantique et du conseil régional de Bretagne, officiellement favorables à la Réunification, ne se saisissent pas de l’occasion pour enclencher d’eux mêmes un processus démocratique novateur et légitime. Qui empêcherait le département de Loire-Atlantique et la région Bretagne d’impulser une consultation populaire en Bretagne ?

Dans la situation actuelle, l’ensemble des citoyens œuvrant pour l’unité administrative de notre pays doivent donc comprendre que seule l’intensité des mobilisations et des actions en faveur de la Réunification nous permettra d’aller au bout de notre revendication. Dans ce contexte, la présence et le soutien au procès du 16 mars à Rennes et à la manifestation du 18 juin à Nantes sont essentielles.

Procès du 16 mars :

http://44breizh.com/2011/03/08/rennes-proces-en-appel-de-jonathan-et-josselin-mercredi-16-mars/

Cantonales en 44, des candidatures BREIZHISTANCE-NPA

En Loire-Atlantique Breizhistance, comme en Ille-et-Vilaine, Breizhistance-Indépendance et Socialisme se présentera sous une plateforme commune avec le NPA, ainsi qu’avec la formation locale Saint-Herblain à Gauche Toute. L’expérience municipale de 2008 qui avait conduit la Gauche Indépendantiste d’alors à se présenter avec la LCR à Nantes et Saint-Herblain sous l’étiquette à Gauche Toute, a donc pu trouver une continuité lors de ces élections cantonales. Elections cantonales qui seront peut-être les dernières, et où les candidats et candidates de BREIZHISTANCE, du NPA et de Saint-Herblain à Gauche Toute feront campagne dans un contexte de lutte avec le mouvement contre les retraites des derniers mois et l’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une campagne pour mettre en avant des propositions concrètes permettant de répondre aux attentes sociales et environnementales de la population. Une campagne qui saisit le contexte de réforme des institutions pour réclamer plus de démocratie, ici en Bretagne.

Liste des candidats et cantons et Loire-Atlantique :

- Saint-Herblain-Est/Sant-Ervlan-Reter :

Christian Nedelec (NPA), 55 ans, cadre chez EDF. Suppléante Annie Caillaud-Belleau (SHAGT), 54 ans, enseignante.

- Nort-sur-Erdre/Enorzh :

Morvan Coarer (BREIZHISTANCE), 48 ans, ingénieur microbiologiste et syndicaliste. Suppléante : Pascaline Labbé (militante associative), 27 ans, professeure des écoles.

- Rougé/Ruzieg :

Céline Etrillard (BREIZHISTANCE), 29 ans, assistante d’éducation. Suppléant : Gurvan Looten (BREIZHISTANCE), 21 ans, électricien.

Retrouvez ci-suit la plateforme NPA-BREIZHISTANCE en Loire-Atlantique :

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PlatformBZH-NPA

Après la mobilisation 23 septembre, donnons nous les moyens de notre victoire !

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La mobilisation du 23 septembre est une réussite, comme le fût celle du 7 septembre, mais aussi comme le fût celle du 24 juin ! De même rappelons les grèves du 27 mai et du 23 mars 2010 qui portaient déjà sur le réforme des retraites… 5 jours de grèves et de manifestations contre un gouvernement qui très clairement ne compte pas céder, et maintenant deux autres journées annoncées par l’intersyndicale parisienne pour le samedi 2 octobre et le jeudi 12 octobre.

 

Si la mobilisation était comparable entre le 7 septembre et le 23 septembre en France comme en Bretagne, il faut selon nous y ajouter plusieurs éléments.

 

Depuis déjà plusieurs semaines l’Union Syndicale Solidaires, la CGT-FO, la FSU Loire-Atlantique et la CNT soutiennent la reconduction de la grève. Tout comme l’intersyndicale-Culture (CFTC, CFDT, CGT, FSU, SUD, UNSA), la CGT-services publics, la CGT-organismes sociaux, la CGT- Education, le SNUAS-FSU (assistants sociaux), la CGT-Chimie, CFTC-SNCF, le SNETAP FSU (enseignement agricole). A France-Télévision CGT, FO et CFTC ont déposés le 23 septembre un préavis de grève reconductible… Et sans oublier celui déposé en Loire-Atlantique dés le 13 septembre au niveau de l’éducation nationale.

 

De plus jeudi dernier ce sont les actions de blocages qui se sont multipliées en Bretagne à Ancenis (RN 23), Nantes (Pont de Pirmil) , Pont de Saint-Nazaire, Lorient (RN 165), et parfois des actions de barbouillage des permanences de députés UMP, comme à Chateaubriant et à Vertou . On notera aussi la mobilisation ce jeudi des habitants de l’île d’Ouessant pour la première fois, sans oublier la population d’autres îles bretonnes comme Groix et Belle-Ile. L’entrée en grève illimitée dans certaines entreprises comme à la raffinerie de Donges. Sans oublier les incidents survenues suite aux manifestations de et Saint-Nazaire, où des affrontements ont été éclatés avec les forces de l’ordre devant la préfecture, qui témoignent évidemment de la colère et du climat social.

 

Il faut aussi ajouter à ce constat l’exemple des manifestations de Saint-Nazaire ou de Rennes, où la divergence des points de vue sur la forme et le fond de ces mobilisations se sont matérialisées. A Rennes par exemple où un cortège de quelques milliers de personnes et mené par les syndicats CGT-FO, SUD, CNT et SLB, a su se démarquer pour proposer une alternative différente de celle proposée par l’intersyndicale CGT/CFDT/CFTC/FSU/UNSA.

 

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Dans les cortèges les mots de « grève générale » et de « retrait total » de la réforme, se sont fait de plus en plus importants. Pourquoi ? Parce qu’il est clair que Sarkozy ne nous laissera jamais récrire les lignes les plus importantes du projet. De même qu’il ne cédera pas sans qu’en soit inquiétées les ressources économiques de ses amis du CAC 40 et son pouvoir politique. Face à l’attitude du gouvernement et au vue de ces éléments nous constatons que le mode d’action doit monter en grade. Il est bien question de la reconduction générale de la grève. Nous redoutons cependant qu’au sein de l’intersyndicale majoritaire certaines centrales s’y opposent par principe. La mise en place de coordinations « régionales » afin de faire émerger de nouvelles dynamiques de lutte permettant de faire faillir le gouvernement s’imposent à nous. De n’importe quel endroit où des victoires peuvent être concrétisées, elles profiteront de toute manière à l’ensemble des travailleurs de l’Hexagone. Ceci nous paraît notamment judicieux à mettre en place en Bretagne (Loire-Atlantique incluse biensûr) où le degrés de mobilisation par rapport à la moyenne hexagonale apparaît important. Nous devons faire remonter ces revendications auprès des représentants des intersyndicales locales et dans certains endroits amener si nécessaire à dépasser le cadre de l’intersyndicale majoritaire. Les exemples de la lutte contre le CPE du LKP et du collectif du 5 février dans les Caraïbes en 2008, qui représentent les dernières victoires sociales obtenues dans le cadre de l’Etat français, sont selon nous à regarder de près. Nous invitons nos camarades à s’investir en priorité pour construire une grève de masse, de classe et populaire autogérée par la base ici en Bretagne.

SPACE : deux paysans bretons arrêtés et zéro perspectives !

BREIZHISTANCE-Indépendance et Socialisme tient à apporter son soutien et l’expression de sa solidarité face à l’arrestation hier au SPACE de deux syndicalistes paysans, Gérard Durand et Dominique Lebreton représentants de la Confédération Paysanne de Loire-Atlantique.

 

Les manifestants se réunissant avant que les gendarmes ne se mettent en tenu et lancent les premières lacrymo
Les manifestants se réunissant avant que les gendarmes ne se mettent en tenu et lancent les premières lacrymo

Hier devant le hall 5, où la FNSEA accueillait le ministre de l’agriculture venu annoncer les « mesures » d’aide mesurées du gouvernement face à la crise que subissent les éleveurs, 600 membres de la Coordination Rurale, de l’APLI et de la Confédération Paysanne, manifestaient d’une part pour un réel accord sur les prix face aux grandes industries agroalimentaires et non des aides qui ne règlent pas le problème, et, d’autres part, pour une représentation démocratique des paysans dans les intreprofessions.

 

En effet après la grave crise du prix du lait qu’ont traversé les producteurs, les accords aux rabais sur le prix du lait signés avec l’Etat l’avaient été exclusivement avec la FNSEA. De plus, au début de l’été le parlement français votait très majoritairement la Loi de Modernisation de l’Agriculture qui confortait la gestion unique d’un système de contractualisation et d’assurance par les interprofessions aux mains de la seule FNSEA. Pourtant l’ensemble des producteurs sont cotisants dans leur interprofession. C’est bien pour dénoncer ce système de représentation injuste que la Confédération Paysanne occupe la maison du Lait à Paris depuis cet été.

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Les incidents d’hier ne sont que la suite logique de ces décisions accompagnées de consort par l’Etat français et la FNSEA, et ce n’est pas un hasard si ce sont les stands du Ministère de l’Agriculture, du Centre Nationale Interprofessionel de l’Economie Laitière et de la FNSEA qui ont été saccagés par les manifestants. D’autant que le matin les interventions policières violentes avaient chauffés les esprits. C’est dans ce contexte que G. Durand et D. Lebreton ont été violemment arrêté alors qu’ils occupaient pacifiquement le stand du Ministère juchés sur un pylone. Les poursuites dont ils font aujourd’hui l’objet ne visent qu’a discréditer le mouvement paysan et sont injustifiées. C’est l’ensemble de ce mouvement ainsi que toute la population bretonne doivent maintenant les soutenir.

 

Gérard Durand
Gérard Durand

Il est clair que les FDSEA sont loin d’avoir une majorité évidente dans les chambres d’agricultures bretonnes, et que seul un pouvoir politique et représentation démocratique des paysans Bretons, tout comme de l’ensemble du peuple Breton, nous permettra de défendre ici, en Bretagne, l’agriculture paysanne et une production au service de la société et non de grands groupes privés.

NAONED E BREIZH ! SARKO ER MAEZ !

Hier en fin de journée une trentaine de militants et de sympathisants de BREIZHISTANCE-PSB se sont rassemblés devant le local de campagne de Bernadette Malgorn. Le rassemblement a duré une bonne heure et s’est déroulé dans le calme.malllllllll Depuis la création des Conseils Régionaux et la partition de la Bretagne en 1972, imposée aux Bretonnes et aux Bretons sous l’égide des préfets, la société Bretonne ne cesse de réclamer la Réunification administrative de la Bretagne. Le 27 février dernier avait d’ailleurs lieu à Nantes une fresque humaine de 2000 personnes rappelant notre volonté d’unité territoriale. 

De nombreux candidats, dont Bernadette Malgorn, ont voulu surfer sur cette attente en tentant de faire croire qu’ils y étaient favorables. C’est notamment dans cette perspective purement électoraliste qu’il y a un mois le conseiller régional et sénateur Dominique de Legge déposait au Sénat pour l’UMP une proposition de décret. Contrairement à ce qui est annoncée par Bernadette Malgorn, cette proposition ne rend pas plus possible la Réunification qu’elle ne l’était avant. Encore une fois ce décret donne la possibilité au Conseil Régional des Pays de la Loire de s’opposer à la volonté démocratique de l’ensemble des habitants de la Bretagne. Or le principe de la démocratie voudrait que ce soit à nous de décider pour notre avenir. 

Tout en essayant d’accaparer un électorat favorable à l’unité territoriale, Bernadette Malgorn déclare que « la Loire-Atlantique ne fait pas partie de la Bretagne » puisque depuis près cinquante ans ce département n’a pas participé à la création du Conseil régional de Bretagne. Déclaration malhonnête car c’est le gouvernement central qui a imposé cette décision. Nous rappelons à Bernadette Malgorn que la société civile Bretonne se projette et imagine son avenir de plus en plus au sein d’une Bretagne Réunifiée. La vision de Bernadette Malgorn appartient au passé, la Bretagne Réunifiée à l’avenir. 

Dans une lettre envoyée à BREIZHISTANCE-PSB, l’équipe de Bernadette Malgorn justifie son double langage en agitant le chiffon d’une fracture sociale et territoriale en cas de Réunification. Nous rappelons que c’est bien l’UMP qui soutient l’abandon des services publiques en Centre-Bretagne. C’est bien l’UMP, il y a un peu plus d’un an, qui pilotait la fermeture des hôpitaux et centres médicaux des petites et moyennes villes comme elle voulait le faire à Carhaix. C’est d’ailleurs à cette occasion, ou lors d’autres grandes mobilisations sociales et écologistes (CPE, Marées noires, Nucléaire, …) que nous avons pu assister à une grande solidarité de la population de Nantes à Brest et de Quimper à Fougères. Bernadette Malgorn propose de créer une « commission inter-régionale pour la culture bretonne ». C’est bien une provocation que ce genre de proposition quand on sait qu’il existe déjà un conseil culturel de Bretagne organisée sur les cinq départements bretons et doté de bien plus de moyens qu’une « commission ». Elle propose aussi que « deux élus favorables suivent ce dossier » en ayant « une feuille de route pour multiplier les coopérations entre les deux régions ». Ce que veut Malgorn c’est nous baratiner pour nous vendre une région « Grand Ouest » dont personne ne veut en Bretagne. 

Contrairement à d’autres propos de Bernadette Malgorn il y a bien un projet d’avenir portée et soutenue par l’ensemble de la Bretagne, mais ce n’est seulement pas celui qu’elle défend. Enfin c’est bien le gouvernement qu’elle représente qui impose une réforme des collectivités territoriales qui accentuera inévitablement ce déséquilibre en réduisant les ressources de la collectivité régionale au profit des grandes agglomérations concentrées à l’est de la Bretagne.

 La Bretagne que veut dessinée Bernadette Malgorn c’est celle de la division et des inégalités sociales croissantes du gouvernement Sarkosy. Nous mettons aussi ici en garde le PSF et J.-Y. Le Drian qui semble bien se satisfaire de la partition de la Bretagne et de son cadre institutionnel actuel. Cadre qui ne semble pas suffire pour répondre aux attentes des Bretonnes et Bretons quand on voit le taux d’abstention du premier tour. 

Nous rappelons que seul un parlement Breton, représentant la diversité géographique et politique de notre territoire, sera à même d’appliquer un aménagement équilibrée et un projet réellement solidaire et écologiste face aux choix de concentrations urbaines et de déséquilibres sociaux et économiques défendus par Paris.  malgorn22

BREIZHISTANCE-PSB propose au second tour des candidats sur la liste EUROPE ECOLOGIE BRETAGNE. Cette liste sera la seule liste au second tour à défendre un « parlementarisme régional » accompagnée d’un projet sociale solidaire et écologiste. Il n’y a qu’en Bretagne que semble aujourd’hui se dégager la possibilité d’une politique nouvelle émancipée du PSF. Dimanche 21 mars faisons le choix de l’avenir, votons Europe Ecologie Bretagne.