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700 personnes pour défendre Diwan Louaneg

700 personnes ont défilé hier à Louannec aux côtés des 27 enfants, des trois salariés et des parents d’élèves de Skol Diwan Louaneg pour que vive l’école Diwan de la commune.

Grâce à la lutte menée depuis deux mois et demi par les parents d’élèves de l’école et les trois salariés, au travail des syndicats SLB, CGT et CFDT, au soutien publique des formations politiques Breizhistance, UDB et EELV et au poids qu’ont pesé les collectivités de la Région Bretagne et la communauté d’agglomération dans le dossier, l’avenir de Diwan Louaneg s’éclaircit. Il faut cependant se montrer vigilant tant que les propositions ne seront pas finalisées.

Avec l’aide la Région Bretagne, l’école prendra ses quartiers dans de nouveaux bâtiments sur la commune à partir de début du mois de novembre. Dans l’intermède, le centre aéré communal devrait accueillir Diwan Louaneg.

La lutte de Diwan Louaneg montre la capacité bien vivante du peuple breton à se mobiliser pour défendre sa langue quand elle est mise en danger. Il est d’une importance capitale que cette lutte se solde par une victoire car elle restera un exemple à suivre dans les communes où pourrait se retrouver le même écueil. Les deux derniers mois et demi à Louannec mettent une fois encore en exergue le statut de Diwan et l’absence de celui-ci pour la langue bretonne. Pour cela, et le plus rapidement possible, les travailleurs de Diwan devront être rémunérés dans les mêmes conditions que leurs confrères basques enseignant dans les « ikastolak » c’est à dire payés par l’Etat français au bout d’un an et non de cinq comme aujourd’hui.Le staut de Diwan doit être public et langue bretonne officielle, que soit ou non ratifiée la charte européenne des langues minoritaires.

Pour ce faire, le peuple breton doit pouvoir bénéficier d’un cadre institutionnel doté de compétences politiques décisionnelles : un parlement.

Seul un parlement breton pourra doter la langue bretonne des outils nécessaires à sa survie et son développement.

candidats de « Bretagne nous avons foi en toi », l’extrême droite masquée et armée

Samedi 2 juin se sont tenues à Vannes les « assises bretonnes sur l’immigration », organisées par les identitaires « Jeunes Bretagne », le parti « Adsav » et des groupuscules tels que « Riposte Laïque ». Selon des personnes y ayant assisté cette réunion sur l’immigration était bien un prétexte à une stigmatisation raciste et haineuse de certaines communautés immigrées et/ou religieuses.

les saluts nazis de Jeune Bretagne et Adsav, à retrouver en vidéo sur le lien du Mensuel de rennes

les saluts nazis de Jeune Bretagne et Adsav, à retrouver en vidéo sur ce lien

Lors de cette réunion une confrontation a eu lieu entre des jeunes vannetais, rassemblés pour exprimer leur refus d’un tel discrours raciste en Bretagne, et les identitaires qui les ont « accueillis » par des salut nazis et des barres de fer. Il en résulte deux blessés du coté des opposants à la réunion. Breizhistance-IS dénonce la complaisance de la direction du groupe Accor et de l’hôtel Mercure, où se déroulait la réunion, vis à vis de ces groupuscules néo-nazis et fascistes. De même la mairie de Vannes, alertée de ce rassemblement d’extrême droite, aurait du, comme elle l’a fait pour la venue de Dieudonné dans un bar, prendre un arrêté pour interdire l’évènement pour risque de trouble à l’ordre publique.

Saluts nazis, barres de fer, haine de l’étranger et discours violents, voilà le vrai visage de cette extrême droite bretonne qui présente des candidats aux législatives sous l’étiquette « Bretagne nous avons foi en toi ». Il est important que chaque électeur et électrices puisse ne pas se faire berner par le discours régionaliste et écologiste volontairement consensuel de ces candidatures. Cette stratégie adoptée notamment par le bloc identitaire, principale composante de cette liste sous le sigle « Jeune Bretagne », est directement issue de la stratégie des néo-fascistes italiens dont ils sont proches. Nous pouvons la voir clairement exprimée sur ce reportage télévisée entre le 7e et la 8e minute.  De la même manière manière Yann Vallérie et Mickael Prima, dirigeants de la branche bretonne du bloc identitaire, « Jeune Bretagne », semblent perdre leurs velléités indépendantistes lorsqu’ils sont hors de Bretagne, comme le montre cet extrait

La liste de leurs candidats en Bretagne :

Yann Vallerie, 4e circonscription du Finistère ; Mickael Lo Verso, 5e circonscription du Finistère ; Anne-Marie Rimbault, 8e circonscription du Finistère ; Marie Ollivier, 3e  circonscription du Morbihan ; Claude Guillemain, 5e circonscription des Côtes d’Armor ; Marie Pêcheul, 3e circonscription des Côtes d’Armor ; Valérie Mereau, 8e circonscription de Loire-Atlantique ; Christophe Daniou, 1e circonscription d’Ile et Vilaine ; Simon Danjou, 2e circonscription d’Ile et Vilaine ; Emeline Berhault, 7e circonscription d’Ile et Vilaine.

Breizhistance Bro Wened

Quand « Produit en Bretagne » rime avec « Pourris en Bretagne »

 

La marque «Produit en Bretagne» vient de nouveau de perdre en crédibilité en s’offrant une campagne de pub remerciant pêle-mêle, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Melenchon, François Bayrou, l’anecdotique mais très droitier Nicolas Dupont-Aignan … et la candidate de l’extrême droite française Marine Le Pen. Une vraie campagne de soutien en pleine période électorale ! C’est d’ailleurs et notamment pour dénoncer l’absence de leur candidate parmi les préférés des patrons bretons que l’UDB et Europe Ecologie sont montés au créneau.

 

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Au nom de quoi un lobby économique s’est permis ce week-end d’imposer dans les médias breton une campagne de pub, s’apparentant clairement à des consignes de vote ? Ce serait selon eux pour promouvoir la «relocalisation», que produit en Bretagne serait seul à défendre depuis vingt ans : «Chacun aura compris que nous nous réjouissons, avec un certain sourire, de voir la Relocalisation ENFIN entrer au cœur du débat public, de façon très large, quand nous y consacrons tous nos efforts depuis presque vingt ans.» écrivent-ils dans un communiqué de presse.

Pour ceux qui voudraient voir en «Produit en Bretagne», les inventeurs de la «relocalisation» nous les informons qu’un des premiers à avoir analysé ce processus économique en opposition aux délocalisations est l’économiste E. M. Mouhoud à la fin des anées 80 … donc bien avant la création de «Produit en Bretagne». Il définit d’ailleurs la relocalisation comme : «le retour ou le maintien dans leur pays d’origine d’unités productives, d’assemblage ou de montage antérieurement délocalisées sous diverses formes dans les pays à faibles coûts salariaux».

«C’est bien l’Emploi et l’Economie que nous défendons en Bretagne» dit «Produit en Bretagne». En 2008, l’émission Capital de M6 avait épinglé «Produit en Bretagne» pour vendre des produits non produits en Bretagne (!). C’est notamment le cas des Poêlées Celtiques dont l’ensemble des légumes viennent de Chine, et qui plus est, avec de vrais bouts d’OGM ! L’année dernière on a aussi vu l’entreprise Armor Lux, membre influent de Produit en Bretagne s’inquiéter de l’impact de la transition révolutionnaire en Tunisie … en effet la Tunisie représente près de 50% de la production d’Armor Lux, avec des ouvrières payées 250 euro pour 48h de travail hebdomadaire, on sentait alors que la marque bretonne avait peur d’y perdre quelque chose…

Faire de la pub, et donc mentir pour vendre ses produits, jouer sur des valeurs «d’éthique et de solidarité», sans les respecter, tout ça n’est pas très étonnant pour le lobby patronal qu’est «Produit en Bretagne». La participation de «Produit en Bretagne» à la banalisation de l’extrême droite, aura sans doute été la provocation de trop. Mais la marque se défend, comment ignorer près de «20% de part de marché»* (sic), écrivait-elle sur son compte facebook. Pas sûr non plus que toutes les entreprises adhérentes s’y retrouvent. Voire des associations ou entreprises comme, au hasard, les trans-musicales, coop breizh, le festival interceltique ou oceanopolis, tous membres de « Produit en Bretagne », remercier Marine Le Pen pour son discours sur la « relocalisation », pas sûr que ça produise le meilleur effet !

Après avoir appelé les consommateurs de Bretagne à devenir les «présidents de la relocalisation des achats», nous attendons que «Produit en Bretagne» devienne «le président» de la relocalisation des productions et des emplois en Bretagne.

* Nous rappelons à «Produit en Bretagne», que la Bretagne n’est pas la France, et que le FN n’y a jamais atteint de tel score; peut être car nous y avons un «esprit d’éthique et de solidarité» différent de celui de cette marque.

La liste des adhérents de Produit en Bretagne

Langue bretonne : de Martine Aubry à … Jean Louis Tourenne et Jacques Auxiette, le grand écart !

Martine Aubry serait donc pour l’enseignement obligatoire du breton. voulant grappiller quelques voix en Bretagne là voici devenue plus royaliste que le roi.

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C’est bien au peuple breton qu’il appartient de décider !
Martine Aubry candidate à la présidence du pays le plus centralisateur de l’espace européen n’a réellement aucune légitimité, et surtout aucune crédibilité en cette période de racolage médiatique, pour parler de l’enseignement de la langue bretonne, car entre le discours et les actes il existe un grand écart permanent. Pour preuve le refus réitéré du conseil général d’Ille et Vilaine, dont le président socialiste est Jean Louis Tourenne, de verser l’ »aide forfaitaire au transport » aux élèves (résidant en Ille et Vilaine) des collèges Diwan. L’Ille Et Vilaine, très en retard sur les autres départements bretons, ne possède pas de collège Diwan, ce qui oblige les élèves à poursuivre leur scolarité dans la filière immersive à Vannes, Nantes ou Plésidy. Cela engendre bien évidemment des frais supplémentaires que bien des familles ne peuvent financièrement supporter. Mr Tourenne doit certainement considérer que l’enseignement du breton est un luxe inutile.

La Loire-Atlantique, 5e département  couvrant la Bretagne historique n’échappe pas à cette flagrante contradiction. Jacques Auxiette, partisan de Mme Aubry dans la course à l’investiture  socialiste à la présidentielle et président de la Région Pays-de-la-Loire dans laquelle figure malheureusement  la Loire-Atlantique est à des années-lumière de faire jouer pleinement les compétences de sa collectivité territoriale en matière de subvention des formations en langue bretonne pour adultes.

La déclaration de Martine Aubry ne prouve qu’une chose : Les candidats, en période électorale, ont parfaitement conscience du problème mais s’empressent d’oublier leurs bonnes résolutions  une fois l’échéance passée.

C’est au peuple breton de se  donner les moyens de décider chez lui en Bretagne de ce qui est bon pour nous dans ce domaine comme dans d’autres. C’est ce mot d’ordre du respect du droit à l’autodétermination qui doit servir de base toutes les mobilisations et positionnements en faveur de la langue bretonne. Nous avons les solutions et la volonté, il ne nous manque  que les moyens !
Ces moyens, seule une démocratie bretonne locale et directe nous permettra de les mettre en œuvre.

BREIZHISTANCE, Indépendance et Socialisme

Pour le juge Pierre Dillange : le breton est un « baragouin »

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées pour soutenir Jonathan Guillaume, porte parole de Breizhistance, et Josselin Liotard, lui aussi militant de Breizhistance, qui passaient en appel de leur procès du 16 juin 2010. Accusés sans preuves réellement tangibles d’avoir inscrit un «44=BZH» à la bombe de peinture sur un panneau Pays de la Loire à Nozay.

Après avoir défendu ce mode d’action tout en remettant en cause leur implication dans cette action précise, ceux-ci ont dénoncé devant le parquet le caractère anti-démocratique de la partition administrative de la Bretagne. En effet ni les représentants des collectivités, ni l’Etat, comme le rappelait la semaine dernière Nicolas Sarkozy à Josselin, ne souhaitent avancer sur la résolution de la partition de la Bretagne.

Le plus surprenant et révoltant dans ce procès aura sans doute été le caractère injurieux des propos du juge Pierre Dillange renvoyant le témoin des prévenus, Gael Roblin, s’exprimant en breton par un « votre déposition s’arrête là, je n’entends point votre baragoin ». Une attitude digne d’un tribunal colonial ! Alors que le Breton est enseigné de la maternelle au doctorat à Rennes, que de nombreuses revues et publications en breton sont éditées chaque jour en Bretagne, ne pas reconnaître l’existence propre de cette langue et la traiter de cette manière n’est pas tolérable. De nombreux élus dans l’Hexagone s’offusquent légitimement des discriminations des tribunaux turcs à l’encontre des kurdophones, nous attendons qu’ils fassent de même dans cette affaire.

Dans ces conditions, et au delà du soutien évident à Jonathan et Josselin, nous appelons à faire du mercredi 13 avril, date du délibéré, une journée d’action et de mobilisation contre les propos injurieux de l’administartion judiciaire française à l’encontre de la langue bretonne.

Tous ensemble devant le Parlement le 13 avril pour défendre notre langue !

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Stourm ar Brezhoneg à Solesmes !

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Da heul e brezhoneg

Le 29 décembre dernier Stourm Ar Brezhoneg s’est rappelé au bon souvenir du gouvernement français. Avec une action qui rappelle celles du Front pour la Libération des Prisonniers Politiques Bretons des années 2000 (vols de panneaux à Chasseneuil-du-Poitou, ville de Raffarin, et à Avrillé, ville de Bachelot, plus d’infos), SAB refait surface et s’attaque à la ville du premier ministre pour permettre la visibilité du combat politique pour la langue Bretonne.

En 2008, le débat parlementaire français avait montré à quel point il était vain de penser à l’avenir de notre langue à travers une République Française naturellement opposée à l’expression des peuples qui l’a compose. Reléguée au fin fond de la Constitution Française, à l’article 75, l’inscription «des langues régionales au patrimoine national de la République Française», illustrait avant tout la confiscation de nos langues par la France et son incapacité à mettre en place une véritable et vivante politique linguistique.

L’avenir de notre langue, tout comme celui de nos droits politiques et sociaux, passent par la construction d’institutions démocratiques en Bretagne. Par un parlement souverain capable de légiférer sur un domaine qui ne concerne ni Paris, ni la France, l’avenir de notre langue.

La police aurait saisie le communiqué envoyé à France Bleu Breizh Izel. Nous dénonçons d’ores et déjà toutes poursuites qui auraient lieu à l’encontre des militantes et militants de SAB et informons le premier ministre que l’ensemble des forces politiques réellement favorables à la langue bretonne et à l’émancipation de la Bretagne sont prêts à les défendre.

Sur SAB et le FLPPB

http://www.oocities.com/flppb_bzh/

http://stourmarbrezhoneg.blogspot.com/

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Stourm ar Brezhoneg, an distro !

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D’an 29 a viz Kerzu tremenet e oa bet aozet un taol-kaer gant Stourm Ar Brezhoneg a-benn lakaat ar Stad C’hall da zerc’hel soñj eus plas mantrus ar Brezhoneg. Dre an oberenn-mañ (hag a lak da soñjal er pezh a oa bet graet er bloavezhioù 2000 gant an  FLPPB evit harpañ ar brizonidi bolitikel : laeroñsi panelloù e Chasseneuil-du-Poitou, kêr Raffarin, hag e Avrillé, kêr Bachelot) e tistro SAB war an dachenn o tagañ kêr ar c’hentañ ministr evit lakaat war-wel d’an holl ar stourm politikel a vez kaset evit ar yezh.

E 2008, da vare an tabut e Parlamant Bro-C’hall, e oa bet gwelet ne oa ket tu kaout un dazont d’hor yezh dre ar Republik Gall, dre ma vez ingal kontrol d’ar pobloù oc’h ober anezhi. A-benn ar fin e oa bet lakaet un draig er mellad 75 eus ar Vonreizh Gall gant ar frazenn « yezhoù rannvroel o vezañ perzh eus glad ar Republik Gall », ar pezh a ziskoueze splann c’hoant Bro-C’hall mestroniañ pep tra hep kas war-raok ur politikerezh yezh wir ha bev.

Dre grouidigezh ensavadurioù demokratel e Breizh e vo un dazont d’hor yezh, evel ma vo un dazont d’hor gwirioù politikel ha sokial. Gant ur Parlamant eo e vimp gouest da sevel lezennoù war un tem ha na zedenn na Pariz, na Bro-C’hall : dazont hor yezh.

Gant ar polis e vefe bremañ ar gemenadenn kaset da France Bleu Breizh Izel. Enebiñ a reomp taer ouzh ar c’hudennoù justis a c’hellfe bezañ savet a-enep da stourmerien ha stourmerezed SAB ha kelaouiñ a reomp ar C’hentañ Ministr e vint difennet gant an holl strolladoù politikel a-sav a-du da vat gant brezhoneg ha dizalc’houriezh Breizh.

Diwar-benn SAB hag ar FLPPB :

http://www.oocities.com/flppb_bzh/

http://stourmarbrezhoneg.blogspot.com/

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Politique linguistique : de Pornichet à Saint-Herblain en passant par Redon, entre image et réalité, le PSF et les autres…..

morlaixVous-vous souvenez ? Ca avait surpris beaucoup de gens, mais en Juin 2008, après des années d’un système régionale Pays de la Loire faisant du gommage de l’identité bretonne en pays nantais « une ambition à conquérir » (P.Camous), Jacques Auxiette, président PSF du Conseil Régional des PdL, prenait fait et cause pour « les langues régionales ». C’était à l’occasion du refus par les sénateurs français de mentionner dans la Constitution l’existence de différentes langues sur le territoire de la République Française.auxiette

 

Lorsqu’on lui demanda de préciser quelque peu sa position de « défenseur des langues régionales », il expliqua son engagement en disant « je ne m’oppose pas à l’enseignement optionnel d’une langue par qui veut bien l’apprendre ». Ne pas s’opposer au statu quo, ne pas reconnaître que même le cadre légal ne permet pas à ceux « qui veulent bien l’apprendre », notamment en Loire-Atlantique, d’avoir un accès à la langue Bretonne, voilà un « défenseur actif » ! Encore une fois on voit là la différence entre image et acte ….

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La semaine dernière c’est un autre élu PSF, Jacques Lambert conseiller municipal à Pornichet/Pornizhan, qui démontrait qu’en Pays de la Loire® il n’y avait pas de place pour le Breton. A propos de la proposition de bilinguisation de l’entrée de la commune soutenue par le conseil municipal Jacques Lambert à démontré une opposition assez révélatrice : « Pornichet revendique haut et fort ses origines bretonnes » et à ce titre souhaite « cette inscription symbolique ». Pour l’élu d’opposition, le « socialiste » Jacques Lambert, « cette démarche traduit non pas un acte symbolique mais une vraie déclaration politique ». Il ne trouve « pas opportun d’imposer cette identité alors que le Conseil général a du mal à le faire. Vous faites plaisir à son président Patrick Mareschal mais vous risquez de fâcher le président de la Région des Pays de la Loire ». « C’est pourtant vous qui avez créé Pornizhan Ar Fest », lui a rétorqué le maire. Réponse : « Cela n’a rien à voir; la fête est destinée aux touristes ».

 

De droite comme de gauche aucune prise en compte politique de la problématique linguistique. Les élus essayant debanneliou répondre à la demande sociale du peuple Breton de faire vivre sa langue par des « actes symboliques » ou encore des « manifestations destinées aux touristes ». Ce qui est quand même affligeant en terme de crédibilité et de cohérence c’est que Jacques Lambert oppose deux personnalités de son propre parti, dont le premier est d’ailleurs membre du comité de soutien de l’autre pour les prochaines élections, pour justifier l’absence de la langue Bretonne dans la vie publique. Il va jusqu’à dire pour tenter de convaincre son opposant de droite qu’on risquerait de « fâcher le président de la Région des Pays de la Loire » si on reconnaissait la langue Bretonne à Pornichet, preuve s’il en était que Jacques Auxiette et la région PdL sont bien de vrais « défenseurs des langues régionales » comme ils se présentent !

 

bocherCes petites contradictions du PSF local font écho à celles du MODEM de Saint-Herblain/Sant-Ervlan d’il y a quelques mois. Alors que tout le monde aura remarqué à quel point le MODEM charme depuis sa création certaines personnalités sincèrement engagés en faveur de l’unité territoriale, d’un pouvoir démocratique en Bretagne ou du développement de la langue Bretonne, nous souhaitions rappeler le vote des quatre conseillers municipaux MODEM de Sain-Herblain/Sant-Ervlan sur la signature par la ville au printemps dernier du niveau 1 de la charte Ya d’ar Brezhoneg. Ils furent en effet les seuls élus, Jean-Yves Bocher en tête, à voter contre cette signature, un comble quand on sait que même l’UMP ne s’y opposa pas !

 

 Le 12 octobre dernier c’étaient les représentants du groupe PSF/Verts/UDB de la communauté de communes de Redon, situé à cheval sur trois départements dont la Loire-Atlantique, qui votaient contre la signalisation bilingue français/breton des bâtiments communautaires, avec des élus UDB un peu embarrassés !

 

 Alors que PSF, Verts ou MODEM en Bretagne aimeraient revêtir l’habit de « défenseur du breton » nous ne pouvons que constater que les discours seront toujours loin des faits. Selon le dernier sondage 88 % des Bretons et des Bretonnes souhaitent voir la langue Bretonne se développer (TMO) partout en Bretagne. Force est de constater que ni le PSF, ni les Verts, ni le MODEM, et encore moins l’UMP ne répondront à cette attente.

 

Une occasion de plus de rejoindre la Breizhistance !

 

BREIZHISTANCE-PSB Pays Nantais breizhistance.naoned[at]gmail.com