Dielloù evit ar rummad ‘Sokial’

Dimanche 8 mai 2011, marche de libération de l’Erdre

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Lutte des classes sur bords de l’Erdre.

Ce week-end, une énième marche pour l’accès de tous aux rives de l’Erdre se déroulait à la Chapelle/Erdre, au nord de Nantes. Depuis quelques temps les propriétaires des terrains et châteaux s’accaparant les bords de la rivière se rassemblent pour empêcher le déroulement des marches organisées par le collectif «Erdre pour tous». Plusieurs dizaines de châtelains et de propriétaires contre une grosse centaine de marcheurs.

Dés 1920, les premières pétitions dénonçant l’accaparement des bords de la rivière, lieux de repos et de ballades dominicales pour la classe ouvrière nantaise et chapelaine, sont portées à la connaissance des autorités locales. Les premières marches à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, seront inaugurées à l’initiative de familles chapelaines qui voient s’installer petit à petit une nouvelle race de possédants, souvent ses propres patrons, qui commencent à clôturer les terrains; tranchant ainsi avec le paternalisme des anciens propriétaires généralement bienveillants avec promeneurs et pêcheurs locaux. Cette lutte aujourd’hui presque centenaire, est révélatrice d’un antagonisme dont les problématiques environnementales plus récentes n’ont pas modifiées les caractères principaux.

Comme lors des marches des années 70, de nouvelles bousculades ont eu lieu dimanche derniers provoqué notamment par les possédants, avec néanmoins un camp de propriétaires qui a su au fil du temps mieux s’organiser et se regrouper sous le nom d’«Erdre patrimoine naturel vivant». L’argument est de dire que les «pauvres» ne sauront pas respecter le patrimoine vivant des berges, contrairement à eux et leur privatisation illégitime de l’espace naturel commun. Ce week-end on s’est bien rendu compte que ces néophytes de l’écologie étaient plus volontiers portés à dénoncer les «hordes de marcheurs» «qu’on a pas invité chez nous», qu’à défendre l’ecosystème du martin pêcheur (qui dans la réalité ne se trouverait pas bouleversé).

L’Etat Francais contre le pouvoir politique local

Cette marche était la première depuis l’entrée en vigueur le mois dernier de l’arrêté du Conseil Général, visant à appliquer l’obligation, pour les propritéaires de terrains situés sur le domaine public fluvial, de «servitude de marchepied» de 3,25m pour les piétons. D’abord Les conseillers généraux Françoise Verchère et Hervé Bocher étaient d’ailleurs présents lors de cette marche. Dans un communiqué publié 24 heures avant la marche militante, le préfet Daubigny prenait la défense des propriétaires en stipulant que la décision du Conseil Général ne suffisait pour autoriser le passage des promeneurs et tentait de dissuader ceux-ci de continuer leurs marches. Le réprésentant non élu et imposé de l’Etat Français fait donc encore une fois le choix de défendre les intérêts de sa classe plutôt que l’application de la loi.

Les gendarmes envoyés au lieu-dit La Poterie, tout en avouant ne pas savoir quelle décision appliquer, réclameront «un arrangement entre les deux parties».

Là est bien le problème, il n’y a pas d’arrangement possible entre les deux parties qui semblent au moins d’accord sur ce point là.

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Quelle issue possible ?

Le préfet qui a l’habitude de se réveiller un peu tard le lendemain de sa partie de golf, vient d’appeler à des réunions de concertation les 19 et 20 avril à la Chapelle et Sucé, et le 24 mai à Carquefou. En effet l’arrêté pris par le CG ne concerne pour l’instant que ces communes, mais l’application de la «servitude de marchepied» devrait en théorie pouvoir se faire jusqu’à Nort-sur-Erdre. D’ailleurs la question de la privatisation scandaleuse par un particulier de l’ensemble de l’île Saint-Denis sur la commune de Sucé, fait écho à la situation du domaine châtelain de La Rivière à Petit-Mars, où le dernier propriétaire, «un grand industriel» (?) empêchent les autres habitants de la commune d’aller aux châtaignes ou aux champignons contrairement à l’habitude.

Il aura fallu plusieurs décennies d’action et de mobilisations directes sur le terrain pour commencer à entrevoir une réappropriation collective des rives de l’Erdre. Fruit de l’ensemble des luttes qui ont vu les populations se mobiliser pour se réapproprier leurs espaces naturels communs face aux intérêts privés, l’expérience nous montre que l’application de la loi ne se fera qu’avec la mobilisation populaire. Le collectif «Erdre pour tous» maintient d’ailleurs son appel à une marche le 8 mai à Sucé/Erdre.

Enfin, il parait clair dans cette affaire que la préfecture joue un rôle antidémocratique et empêche l’application des décisions légitimes de démocratie locale; ceci nous renforçant dans notre volonté d’obtenir une véritable démocratie capable de faire appliquer les décisions allant dans le sens de l’intérêt collectif du peuple Breton.

Jonathan Guillaume, pour BREIZHISTANCE-NAONED

L’instituteur Sami Benmeziane recondamné à 29 000 euro !

En juin 2008 lors de la dispersion violente de l’inspection académique occupée par des enseignants, Sami Benmeziane, professeur des écoles et militant syndical d’Indre avait été interpellé sans raison apparente. Condamné à une peine symbolique d’amende avec sursis en mars 2009 par un tribunal qui n’avait pas voulu reconnaître l’arbitraire de l’arrestation, un policier et le Trésor Public ont fait condamné l’instituteur à 29 000 euro de réparations pour un doigt qui aurait été cassé lors de l’interpellation.

Une condamnation injuste qui légitime l’arbitraire et l’usage d’une violence incontrôlée par les forces de l’ordre. BREIZHISTANCE-IS adresse son soutien à l’instituteur et appelle à renforcer son comité de soutien .

la video de l’interpellation :

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BREIZHISTANCE-IS Bro Naoned

La santé pour tous ! Samedi 2 avril

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BREIZHISTANCE-IS appelle à participer à la manifestation unitaire du samedi 2 avril pour la défense des services de santé publics.

La mobilisation victorieuse d’il y a deux ans pour le maintien de services hospitaliers en basse-Bretagne et en particulier à Carhaix, ne doit pas nous faire oublier que les problèmes subsistent. Les menaces de fermetures, les franchises médicales, les déremboursements, les dépassements d’honoraires, les privatisations, le démantèlement de la sécurité sociale, la réforme de la dépendance, etc … sont là pour nous montrer que l’accès à des soins de qualité pour tous et sur tout le territoire n’est pas garanti. Les mobilisations de personnels dans plusieurs hopitaux, comme c’est notamment le cas aux urgences de St-Nazaire depuis plusieurs semaines, témoignent de la précarité dans laquelle l’administration hospitalière et le gouvernement plonge les services de santé publique. A Saint-Nazaire, les urgences ont vu les nombres d’admissions augmenter de 40% en dix ans sans aucune augmentation de personnel ! Comme partout on demande aux salariés de travailler plus avec moins de moyens, au détriment de la qualité et de la capité d’accueil dans de bonnes conditions.

La santé ne doit pas être un secteur marchand, il faut garantir l’accès aux soins à tous et de manière harmonieuse. Ceci passe par un financement de l’Assurance Maladie solidaire fondé sur les revenus et le travail, il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales, imposer le maintien des services de santé partout en Bretagne et l’embauche de personnels dans les services surchargés.

Réunions publiques sur l’Aéroport Notre Dame des Landes à Plouaret et Lannion

Breizhistance Bro-Dreger organise 2 réunions publiques d’information sur le projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Ces réunions publiques seront tenues par l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes) et Solidarités Écologie et portera plus précisément sur l’historique, les conséquences, la pertinence du projet de ce nouvel aéroport et ses alternatives non étudiées.

La première réunion se tiendra à Plouaret le Mercredi 16 Février 2011, à 20h30, à la salle de la Mairie, et la deuxième aura lieu à Lannion le Jeudi 17 Février, à 20h30, au café Le Pixie.

Plus d’informations sur l’ACIPA à cette adresse : http://acipa.free.fr/index.htm

Loppsi 2 sera votée le 14 décembre 1984 : le tout sécuritaire pour plus de contrôle social.

La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure deuxième volet, passera en deuxième lecture le 14 décembre prochain devant l’assemblée national française.


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Cette loi installe un peu plus la logique de contrôle sécuritaire des habitants au sein des structures de la République française. Un contrôle sécuritaire au service notamment des intérêts capitalistes, puisque cette loi introduit notamment les recommandations du Syndicat National des Entreprises de Sécurité, organisation adhérente du MEDEF. D’ailleurs l’USP (l’union des entreprises de sécurité privée) annonçait déjà la création du CNAPS prévue par la loppsi 2, la veille du passage en première lecture début septembre. Cette disposition introduit dans la loi la possibilité pour des entreprises de société privé, à travers le CNAPS de donner leur avis sur des questions de sécurité privée, mais aussi publique.

Cette loi prévoit entre autres mesures de musellement de la contestation sociale, la captation et l’enregistrement de données informatiques des ordinateurs possédés par des personnes poursuivis pour des délits simples de solidarité avec des personnes sans-papiers ou arrêtés lors de manifestation houleuses. Loppsi 2 s’est aussi une généralisation encore plus massive des vidéos de surveillance sur le territoire, et la création du Comité national de la Vidéoprotection absout de la sujétion à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.

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Mesures de contrôle et de surveillance qui tendent aussi à uniformiser les modes d’habitats de certaines personnes sans vouloir résoudre les problèmes sociaux de logement qu’ils sous-tendent. En effet dans le prolongement de la politique de chasse aux Roms voulue par Brice Hortefeux, outre la possibilité de poursuivre ceux-ci pour la raison qu’ils n’ont pas la possibilité d’avoir un logement «licite», c’est à l’ensemble des habitants de logements de fortune ou écologique (yourte, etc … ) qui est visée par l’article 32 ter A. Leurs expulsions malgré une autorisation du propriétaire privé d’un terrain ou d’une mairie, pourra être ordonnée de manière expéditive par le préfet avec une amende pour les maires ou propriétaire qui s’opposerait à cette procédure.

Déjà nous participions aux manifestations de samedi dernier à Rennes et à Brest. Le mardi 14 décembre nous appelons le plus grand nombre à se réunir devant les permanences des députés UMP et à protester contre le vote de la loppsi 2 à Paris. De même le samedi 18 décembre à Nantes, nous invitons le plus grand nombre à assister à la remise symbolique de la «Grande Francisque de Fer 2010» à Brice Hortefeux, organisée dès 11h rue des Bons Français (quartier Decré)

Quand Keolis envoie ses représentants syndicaux au tribunal

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Les adhérents du comité Breizhistance (Indépendance et Socialisme) de Rennes ont été sollicités par une syndicaliste de Solidaires Transport en but à la direction de Keolys Rennes qui dénonce au tribunal la représentativité de l’Union Solidaire des transports. Dans ce cadre et tout en respectant  l’indépendance syndicale nous tenons à affirmer notre totale solidarité avec ceux et celles qui tentent au sein de cette entreprise de monter des sections syndicales combatives. Comme ce syndicat le rappelle 99% du bénéfice annuel de Keolys est reversé aux actionnaires, on comprend mieux pourquoi la direction s’oppose à l’apparition d’un syndicat revendicatif au sein de cette entreprise. Quelque soit les choix d’affiliation syndicale de chacun le dévellopement de Solidaires est acté à nos yeux de part la participation de ses adhérents aux luttes syndicales , mais aussi par les institutions puisque le CESER (Conseil Economique et Sociale Et Environnemental Régional) est obligé d’accueillir Solidaires en son sein suite à un jugement du conseil d’état le jugeant représentatif.

C’est pourquoi nous invitons nos adhérents à se solidariser avec Solidaires Transports Rennes  notamment lors du passage en justice de Solidaires Transports le vendredi 3 décembre prochain à 14 heures à la cité judiciaire.

Pour Breizhistance-IS Rennes/Roazhon. Gael Roblin

ci joint le communiqué de Solidaires : SUD

Expulsion de la maison de la Grève à Rennes, rassemblement 17h aujourd’hui devant la mairie

Nous avons appris que la maison de la grève (créée suite à la mobilisation contre la réforme des retraites) a été expulsée par les forces de police sur demande de la mairie socialiste ce matin à 6 heures. Les prétendus socialistes et leurs alliés UDB PC PRG qui disent avoir suppliés les occupants de quitter ce lieu ont agit en vérité comme de véritables élus de la droite la plus extrême.

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A aucun moment elle n’a tenté de dialoguer avec les occupants et l’assemblée générale interprofessionnelle qui désirait poursuivre le mouvement de lutte contre la réforme des retraites. Elle préfère jeter à la rue par grand froid des militants politiques, dont certains ont été frappés et emmenés au commissariat….disons le franchement l’ex préfète Malgorn n’aurait pas fait mieux ! Par ce que nous en avons marre de voir notre ville livrer aux spéculateurs, aux hôteliers de luxe aux multinationales par des gens qui salissent les idéaux de gauche en répondant par la répression à ceux qui ont construit dans l’ouverture un projet collectif s’inscrivant dans la tradition des bourses du travail, nous invitons chacun et chacune à participer au rassemblement de solidarité avec la maison de la grève à 17 heures place de la mairie ce soir, ainsi qu’aux éventuelles autres initiatives de solidarité.

ROAZHON/RENNES le 02 décembre 2010, rassemblement devant la mairie 17h !

Pour BREIZHISTANCE – Indépendance et Socialisme,

Gael Roblin

Ci-suit : Communiqué de l’assemblée générale interprofessionnelle de Rennes

Ce matin à six heures un imposant dispositif policier (gendarmerie mobile, police nationale, GIPN…) s’est déployé rue de la Barbotière. La police est entrée par effraction dans la Maison de la Grève où une dizaine de personne passait la nuit, elles devaient passer le reste de la matinée au commissariat. Dans la précipitation, une quarantaine de membres de la Maison de la Grève se sont rassemblés devant le lieu. Ils n’ont pu que constater les faits. Les forces de l’ordre avaient déjà embarqué nos camarades tout en nous empêchant de récupérer le matériel et nos effets personnels. A l’heure qu’il est, sous la neige, la Ville de Rennes fait murer ce lieu qui nous réunissait à plusieurs centaines tous les jours.

La Maison de la Grève avait été ouverte fin octobre, dans le cadre du mouvement social et à l’initiative de l’Assemblée Générale Interprofessionnelle (AGI). Depuis un mois, s’y organisaient une cantine (au moins 70 couverts quatre fois par semaine), plusieurs ateliers (vélo, informatique, sérigraphie…), de nombreux concerts, des permanences d’organisations (MCPL, Sud Rail…), des discussions, des actions… Ce sont des centaines de personnes de tous âges, de tous horizons, qui tout au long de ce mois ont fait vivre une autre idée de la grève, et qui se retrouvent aujourd’hui spoliées de leur capacité d’organisation. Précisons que de nombreuses demandes avaient été faites auprès de la Mairie pour qu’elle clarifie sa position et que nous puissions entamer un dialogue en vue de pérenniser l’existence de ce lieu. Contre toute attente, celle-ci a préféré nous opposer un projet ad hoc d’accueil des plus démunis, sans hésiter, pour le mener à bien, à nous chasser dans le froid et la neige. Encore une fois le mépris, la violence et l’abus d’autorité sont les seules réponses d’une majorité prétendument de gauche, qui soutenait la mobilisation contre la réforme des retraites, et qui préfère pourtant tuer toute forme d’initiative politique qui n’abonde pas dans sons sens.

Qu’adviendra-t-il de la Caisse de Grève (1500 euros), restée sur place, de la vingtaine de vélos en réparation de l’atelier vélo, du matériel informatique, de bricolage, de cantine… ? C’est bien à plusieurs milliers d’euros que s’évaluent les dommages matériels et le préjudice financier de cette opération scélérate menée contre la Maison de la Grève. Cette attaque ne restera pas sans réponse.

Forts de nos nombreux soutiens (syndicats, associations, collectifs, partis politiques, institutions culturelles…) nous appelons à un rassemblement ce soir à 17 heures place de la Mairie pour faire part de notre colère et exiger une réponse immédiate.

Venez tous et toutes.          La Maison de la Grève vivra.         contact : agi-rennes@riseup.net

Le maire PSF de Saint-Nazaire réquisitionne des grévistes !

J Auxiette, président région PdL, et Joel Batteaux

J Auxiette, président région PdL, et Joel Batteaux

 

Dans le combat contre la réforme des retraites BREIZHISTANCE-IS tient à dénoncer l’attitude du PS Français qui a abandonné tout solidarité et engagement vis à vis des travailleuses et trravailleurs. D’une part au tournant du mouvement le PSF déclare être pour un allongement de la durée de cotisation d’ici 2020 tout en en pavoisant dans les manifestations contre le projet de réforme. D’autre part en Bretagne dans plusieurs nous voyons les responsables entraver et dénoncer les actions de blocages des travailleurs. A Saint-Nazaire, le maire Joel Batteux vient d’ailleurs d’emboîter le pas des décisions gouvernementales en prenant un arrêté de réquisition des personnels en grève des services des ordures ménagères à la veille de la manifestation unitaire d’aujourd’hui. Nous tenons à dénoncer ce double jeu du PSF et à affirmer notre solidarité aux grévistes.

 

L’attitude de la gauche institutionnelle française (outre le PSF, le sénateur PG Autain de Loire-Atlantique s’est déclaré pour un allongement à 62 ans) témoigne de la nécessité d’une grève menée à la base.

Coup de force de l’Etat et grève des salariés de Donges

 

Alors que de plus en plus de salariés soutiennent et participent à la lutte contre la réforme des retraites, l’Etat français réquisitionne les grévistes des dépôts de pétrole et des raffineries en envoyant l’armée (gardes mobiles) sur les entreprises occupées. L’Etat français bafoue le droit de grève et le code du travail.


L’attitude du gouvernement n’endigue cependant pas la colère sociale, les salariés de la raffinerie de Donges viennent de reconduire la grève jusqu’au vendredi prochain. Nous appelons à amplifier le mouvement et à participer aux actions de blocages économiques, dans la perspective des mobilisations unitaires de la semaine prochaine.


De même l’ensemble des salariés et précaires sont appelés à la solidarité ces prochains jours, d’une part avec les salariés en grève, mais aussi en soutenant les travailleurs poursuivis par la justice comme le 27 octobre prochain à Rennes.

La mobilisation contre la réforme passe à la vitesse supérieure

RENNES/ROAZHON
RENNES/ROAZHON

Les possibilités de faire céder l’Etat Français sur la réforme des retraites progressent. Les annonces de grève reconductible (SNCF, Total, Ports, … ) dans plusieurs secteurs permettent d’entrevoir une grève générale seule à même d’obtenir le retrait du projet de réforme. C’est sans doute cet espoir qui aura permis la mobilisation de mardi plus importante que les autres fois. De même les actions de blocages se sont multipliées ces derniers jours, notamment à Rennes où des militants de la Gauche Indépendantiste ont activement participé à la formation de piquets de grèves en fin de manifestation. La jeunesse vient de démontrer qu’elle venait de prendre sa place dans la lutte, aujourd’hui la L’assemblée générale des étudiants de Rennes 2 à voter le blocus. Aujourd’hui des actions de barrage et de distribution de tracts appelant à la grève se sont multipliés, et beaucoup sont prévus d’ici la manifestation de samedi. Plusieurs grèves sont reconduites dans l’Education, ainsi qu’à la SNCF à Rennes jusqu’à demain, et jusqu’à lundi à la raffinerie de Donges. Il faut maintenant maintenir ce cap et le faire progresser pour amplifier la mobilisation de samedi et permettre d’enchaîner sur grève dure d’ici ces prochains jours.

Tous dans la rue les samedi 16 octobre et mardi 19 octobre pour le retrait de la réforme !

Par ailleurs BREIZHISTANCE apporte son soutien aux jeunes travailleurs arrétés notamment à Saint-Nazaire suite aux manifestions de mardi. Deux d’entre eux se sont vus condamnés à des peines de 2 mois de prison ferme, et un autre placé en détention pour avoir refusé la comparution immédiate. Nous condamnons vivement ces peines anormalement élevées et clairement politique. Nous déclarons prêts à répondre à toute initiative de soutien.