Dielloù evit ar rummad ‘Adunaniezh’

Résutat du procès en appel des 6 jeunes militants nantais

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Le mardi 13 juillet en délibéré de leur appel, les 6 jeunes militants de la Réunification poursuivis pour avoir lancé du coaltar sur des TER Pays de la Loire et sur des panneaux situés à proximité du palais de région, ont été condamnés à 11.000 euros et 2 mois de prison avec sursis. Dans un premier temps, ils avaient écopé de 34.200 euros d’amende, auxquels s’ajoutait une peine de 2 mois de prison avec sursis ainsi que 100 heures de TIG.

Pour de simples actions symboliques les peines restent lourdes. De plus persistent des incohérences dans les sommes réclamées. En effet un peu plus de 3000 euro pour 5 trains Pays de la Loire recouverts de peinture, et 7.000 euro pour un simple panneau contre plaqué de la région… Les inculpés et Skoazell Vreizh ne se satisfont pas de cette peine, tout comme l’ensemble des militants qui les soutiennent. Ils se donnent quelques jours pour donner suite, et pourquoi pas se pourvoir en cassation.

Il est sûr cependant que la solidarité vis-à-vis des militants doit continuer tout comme notre opposition déterminée à la partition de notre pays.

Retour sur le procès des 6 militants de la Réunification à Rennes.

Près d’une centaine de personnes se seront réunies mercredi pour soutenir les 6 jeunes militants poursuivis pour s’être opposés symboliquement à la partition de la Bretagne et à la propagande des Pays de la Loire© en jetant de la peinture et du coaltar sur le Palais de Région PdL et sur des TER.

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Condamné à une peine clairement politique le 12 février 2009 en première instance, puisque les 32 400 euro très largement sur-évalué et réclamé sans devis d’expert par la région Pays de la Loire© et les TER PdL, avaient été suivis par le procureur et le juge. D’un point de vue purement factuel, les condamnations à deux mois de prison ne correspondent absolument pas aux condamnations requises pour des « dégradations » à la peinture. D’ailleurs, il y a quelques mois un tribunal parisien à reconnu que le fait de barbouiller à la peinture de la propagande ou des panneaux publicitaires était du domaine de la libre expression et avait relaxé des prévenus.

 

Kevin, inculpé et militant de Breizhistance en compagnie du témoin et soutien Gilles Servat

Kevin, inculpé et militant de Breizhistance en compagnie du témoin et soutien Gilles Servat

Ce procès se déroulait dans un climat assez particulier puisque quelques jours avant, une motion visant à faciliter et à démocratiser à minima le processus de Réunification avait été déposé au texte sur la Réforme Territorial à l’assemblée nationale française, pour être en fin de compte refusé au vote. De même lors de la session du Conseil régional de Bretagne du mois d’avril 2010, la motion déposée par le groupe UDB était reportée au vote à la fin du mois de juin par des élus de la majorité (PSF, PCF, Bretagne Ecologie), alors même que ceux-ci avait voté en à l’unanimité une résolution plus ambitieuse en 2004 qui proposait alors que le CG 44 et CR B4 « engagent sans attendre un processus de coopération dans les domaines de compétence obligatoires et facultatifs des deux collectivités » dans l’objectif de poser les jalons de l’unité administrative. Ce contexte de blocage démocratique et institutionnel permanent, ne fait selon nous que renforcer la légitimité des actes de résistance symbolique à la partition administrative de notre pays, pour lesquels comparaissaient les 6 militants.

 

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Malgré ces faits, la cour d’appel de Rennes aura refusé d’entendre les témoins venus assistés au procès et qui aurait permis de contextualiser les faits. La parole donnée aux avocats de la SNCF et des Pays de la Loire©, leur aura permis dès le début de se justifier contre tout attaque contre les devis non valides qu’ils avaient présentés en première instance. Selon eux il y a eu un « bug informatique », qui n’enlèverait selon eux rien à la somme réclamée initialement. Le procureur les suivra dans les peines requises. Cependant il y aurait peut-être moyen de se rassurer pour nos compatriotes. En effet l’avocat des Pays de la Loire© glosa sur le fait que 44=Breizh avait dans un communiqué « condamner » les barbouillages des panneaux « naoned » à l’entrée de Nantes. Ceci à une époque ou P. Mareschal, J,M. Ayrault ou J. Auxiette intervenaient dans la presse pour condamner les barbouillages pro-réunification sans s’émouvoir une seule fois des barbouillages anti langue Bretonne. Il s’esclaffa donc en compagnie du procureur, du fait que si 44=Breizh condamnaient les barbouillages « anti breton », les prévenus ne pouvaient pas être surpris d’être condamné à leur tour. Outre le fait que ces propos attestent du peu de considération portée à la langue Bretonne et ses locuteurs par l’avocat des Pays de la Loire© et le parquet, qui les mettent donc à un même niveau d’estime qu’une circonscription administrative, nous pouvons donc considérer, suivant ces déclarations, que les prévenus doivent s’attendre à une condamnation équivalente à celle porté par 44=Breizh sur les barbouillages hostiles à l’existence de la langue Bretonne. C’est à dire symbolique….

 

Beaucoup de militants venus en soutien n'ont pas été autorisé à rentrer dans la salle d'audience

Beaucoup de militants venus en soutien n'ont pas été autorisé à rentrer dans la salle d'audience

 

Bref, alors que le délibéré sera prononcé le 13 juillet, la lutte civile et populaire pour l’unité territoriale doit se renforcer coûte que coûte pour que cesse ce déni démocratique qui dure depuis maintenant trop longtemps. La répression appelle à la solidarité et à l’unité, obtenir l’unité administrative de la Bretagne c’est avancé vers un vrai pouvoir démocratique en Bretagne.

 

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Réunification : une motion, un amendement et 6 inculpés

Le mercredi 16 juin à 14h les 6 jeunes militants de la Réunification arrêtés le 30 décembre 2008 passeront devant la cour d’appel de Rennes pour répondre d’actes de résistances symboliques à la partition de la Bretagne. Ils avaient écopé lors de leur première comparution de 32 000 euro d’amende, 2 mois de prison avec sursis et 100 heures de TIG. Une peine démesurée et inacceptable au vue de la légitimité de leurs actes et des dégâts réels occasionnés par la peinture et le coaltar qu’ils ont projetés sur du mobilier estampillé Pays de la Loire©. Une peine à l’échelle des gardes à vues (40 heures) et perquisitions qu’ils ont subi et de la répression qui touche ceux qui remettent en cause la partition administrative de notre pays.

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Nous appelons donc logiquement aux actions de soutien prévues les samedi 12 juin et mercredi 16 juin à Rennes (13h place du parlement pour les deux journées), d’autant que trois des inculpés font partie de BREIZHISTANCE. Jeunes, et prévenus quelques jours avant seulement, ce procès tombe au même moment qu’une période d’examen pour la plupart d’entre eux.

Ce procès se déroule quelques jours après que le parlement français ait refusé d’examiner une motion concernant la Réunification portée au texte sur la réforme territoriale par des députés bretons de la majorité présidentielle. En effet après des mois à nous dire que la réforme territoriale serait l’occasion de réunifier la Bretagne, nous nous rendons maintenant compte qu’il n’en sera rien et que cette réforme n’apportera rien de positif à la Bretagne. La situation institutionnelle reste donc bloquée comme elle l’est depuis des décennies, avec un veto antidémocratique de la région Pays de la Loire et des départements « ligériens » imposé par l’Etat Français. C’est d’ailleurs une situation analogue que l’on retrouve en ce moment au conseil régional de Bretagne avec certains élus PCF et PSF qui souhaitent bloquer toute évolution vers l’intégrité territoriale de la Bretagne en imposant aux Pays de la Loire© de se prononcer dans un projet qui ne les concerne pas.

La question de l’unité territoriale de la Bretagne est revendiquée depuis trop longtemps. Elle est un des points les plus importants de la politique « régionale » comme l’on déjà admis le préfet de région, le président français, et les candidats des dernières élections régionales. Face à cette situation de blocage démocratique et institutionnelle, que nous reste-t-il si ce n’est de résister à l’entreprise d’assimilation des habitants du Pays Nantais par la région Pays de la Loire©.

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La revendication d’unité territoriale est montée en puissance ces dernières années, et il est temps de de l’intégrer pleinement à l’ensemble des droits politiques et démocratiques que nous réclamons pour la Bretagne. C’est un statut particulier dans le cadre d’une Bretagne Réunifiée qui doit être exigé par la société civile et ses représentants dans la discussion autour de la réforme territoriale. Les collectivités Bretonnes, à commencer par la Région et le département de Loire-Atlantique, doivent se regrouper autour d’un projet pour un statut particulier, et les députés réclamer l’amendement de l’article 13bis du texte sur la réforme pour permettre aux collectivités qui le désirent d’exiger un statut particulier et non plus aux seules régions administratives préexistantes. Nous avons besoin d’un statut qui nous assure un minimum démocratique et une supériorité sur les autres collectivités pour un territoire plus équitable et juste.

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Évidemment ceci implique une réelle volonté politique de ceux qui se déclarent aujourd’hui pour l’unité de la Bretagne. Cette volonté et cet engagement Hoel, Youen, Awen, Ewan, Kevin et Mael, eux l’ont eu et nous leur apportons toute notre solidarité.

NAONED E BREIZH ! SARKO ER MAEZ !

Hier en fin de journée une trentaine de militants et de sympathisants de BREIZHISTANCE-PSB se sont rassemblés devant le local de campagne de Bernadette Malgorn. Le rassemblement a duré une bonne heure et s’est déroulé dans le calme.malllllllll Depuis la création des Conseils Régionaux et la partition de la Bretagne en 1972, imposée aux Bretonnes et aux Bretons sous l’égide des préfets, la société Bretonne ne cesse de réclamer la Réunification administrative de la Bretagne. Le 27 février dernier avait d’ailleurs lieu à Nantes une fresque humaine de 2000 personnes rappelant notre volonté d’unité territoriale. 

De nombreux candidats, dont Bernadette Malgorn, ont voulu surfer sur cette attente en tentant de faire croire qu’ils y étaient favorables. C’est notamment dans cette perspective purement électoraliste qu’il y a un mois le conseiller régional et sénateur Dominique de Legge déposait au Sénat pour l’UMP une proposition de décret. Contrairement à ce qui est annoncée par Bernadette Malgorn, cette proposition ne rend pas plus possible la Réunification qu’elle ne l’était avant. Encore une fois ce décret donne la possibilité au Conseil Régional des Pays de la Loire de s’opposer à la volonté démocratique de l’ensemble des habitants de la Bretagne. Or le principe de la démocratie voudrait que ce soit à nous de décider pour notre avenir. 

Tout en essayant d’accaparer un électorat favorable à l’unité territoriale, Bernadette Malgorn déclare que « la Loire-Atlantique ne fait pas partie de la Bretagne » puisque depuis près cinquante ans ce département n’a pas participé à la création du Conseil régional de Bretagne. Déclaration malhonnête car c’est le gouvernement central qui a imposé cette décision. Nous rappelons à Bernadette Malgorn que la société civile Bretonne se projette et imagine son avenir de plus en plus au sein d’une Bretagne Réunifiée. La vision de Bernadette Malgorn appartient au passé, la Bretagne Réunifiée à l’avenir. 

Dans une lettre envoyée à BREIZHISTANCE-PSB, l’équipe de Bernadette Malgorn justifie son double langage en agitant le chiffon d’une fracture sociale et territoriale en cas de Réunification. Nous rappelons que c’est bien l’UMP qui soutient l’abandon des services publiques en Centre-Bretagne. C’est bien l’UMP, il y a un peu plus d’un an, qui pilotait la fermeture des hôpitaux et centres médicaux des petites et moyennes villes comme elle voulait le faire à Carhaix. C’est d’ailleurs à cette occasion, ou lors d’autres grandes mobilisations sociales et écologistes (CPE, Marées noires, Nucléaire, …) que nous avons pu assister à une grande solidarité de la population de Nantes à Brest et de Quimper à Fougères. Bernadette Malgorn propose de créer une « commission inter-régionale pour la culture bretonne ». C’est bien une provocation que ce genre de proposition quand on sait qu’il existe déjà un conseil culturel de Bretagne organisée sur les cinq départements bretons et doté de bien plus de moyens qu’une « commission ». Elle propose aussi que « deux élus favorables suivent ce dossier » en ayant « une feuille de route pour multiplier les coopérations entre les deux régions ». Ce que veut Malgorn c’est nous baratiner pour nous vendre une région « Grand Ouest » dont personne ne veut en Bretagne. 

Contrairement à d’autres propos de Bernadette Malgorn il y a bien un projet d’avenir portée et soutenue par l’ensemble de la Bretagne, mais ce n’est seulement pas celui qu’elle défend. Enfin c’est bien le gouvernement qu’elle représente qui impose une réforme des collectivités territoriales qui accentuera inévitablement ce déséquilibre en réduisant les ressources de la collectivité régionale au profit des grandes agglomérations concentrées à l’est de la Bretagne.

 La Bretagne que veut dessinée Bernadette Malgorn c’est celle de la division et des inégalités sociales croissantes du gouvernement Sarkosy. Nous mettons aussi ici en garde le PSF et J.-Y. Le Drian qui semble bien se satisfaire de la partition de la Bretagne et de son cadre institutionnel actuel. Cadre qui ne semble pas suffire pour répondre aux attentes des Bretonnes et Bretons quand on voit le taux d’abstention du premier tour. 

Nous rappelons que seul un parlement Breton, représentant la diversité géographique et politique de notre territoire, sera à même d’appliquer un aménagement équilibrée et un projet réellement solidaire et écologiste face aux choix de concentrations urbaines et de déséquilibres sociaux et économiques défendus par Paris.  malgorn22

BREIZHISTANCE-PSB propose au second tour des candidats sur la liste EUROPE ECOLOGIE BRETAGNE. Cette liste sera la seule liste au second tour à défendre un « parlementarisme régional » accompagnée d’un projet sociale solidaire et écologiste. Il n’y a qu’en Bretagne que semble aujourd’hui se dégager la possibilité d’une politique nouvelle émancipée du PSF. Dimanche 21 mars faisons le choix de l’avenir, votons Europe Ecologie Bretagne.

Bernadette Malgorn : Nantes n’est pas en Bretagne ! Action !

Rassemblement devant la permanence de Malgorn jeudi 18 heures

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Bernadette Malgorn représentante de Sarkozy déclare : Nantes n’est pas en Bretagne !

Alors que la candidate Bernadette Malgorn déclare aux différentes associations oeuvrant pour l’unité territoriale de la Bretagne, être clairement engagé pour la Réunification, elle déclare au journal l’express que la « Loire-Atlantique n’est pas en Bretagne ».

Bernadette Malgorn tente de charmer l’électorat Breton avec des promesses sur l’évolution institutionnelle de notre pays. Elle voudrait bien s’éloigner de son image sarkosyste, réactionnaire et autoritaire, mais c’est bien ces valeurs qu’elle et sa liste défendent. Elle voudrait passer pour une femme franche et à l’image de la Bretagne, mais c’est bien un projet politique commun au pouvoir centrale qu’elle défend.

C’est d’ailleurs une photo d’elle en costume de préfet qu’elle a choisi pour illustrer son compte de campagne twitter. Le préfet personnage non-élu, désigné par le pouvoir central et chargé de faire appliqué la politique choisie par Paris, ici en Bretagne. C’est d’ailleurs sous l’égide des préfets qu’on été créé les régions et qu’a été entériné, et même encouragée, la partition administrative de la Bretagne à partir de 1972. Pas étonnant donc qu’en tant que préfète, Bernadette Malgorn considère que la Bretagne, son territoire et son identité sont avant tout ceux décidés par le gouvernement central et appliqués par les préfets.

Pourtant Bernadette Malgorn répond aux questions des associations « Kevredigezh Breizh » ou « Bretagne Réunie » en exprimant sa volonté d’aller au delà de la résolution, de créer une commission spéciale pour la Réunification. Elle dit vouloir même vouloir s’appuyer sur la proposition de décret déposée par le conseiller régional De Legge au Sénat, dont BREIZHISTANCE-PSB a déjà démontré le caractère artificiel et antidémocratique.

De plus en plus la société civile Bretonne pense et imagine son avenir au sein d’une Bretagne unie territorialement comme le prouve la présence au second tour en Bretagne administrative, et pour la première fois, d’une liste clairement engagée en faveur de l’autonomie celle d’Europe Ecologie Bretagne. D’ailleurs Bernadette Malgorn et la majorité des listes l’ont bien compris puisque tous se sentent obligés de donner un avis favorable sur la question, l’UMP et le PSF en tête malgré une incapacité de ces organisations a dépasser le cadre administratif que l’on nous impose.
Notons toutefois que Bernadette n’a pas hésité à déclaré dans Ouest-France du 16 mars que le fait régional breton n’avait pas de traduction politique !

Pour une Bretagne unie et solidaire, pour que Les représentants de Paris comme Bernadette Malgorn apprennent à nous respecter , pour dire à LeDrian que nous voulons des actes et non des paroles en faveur de l’unité de notre pays : rassemblement pacifique jeudi à Rennes devant le local de campagne de Bernadette Malgorn au croisement de la rue Saint Hélier et du boulevard Laennec à Rennes jeudi 18 mars à 18 heures.

Les Bretonnes et les Bretons attendent un véritable statut démocratique afin de pouvoir s’exprimer, nous ne nous suffiront pas des fausses promesses de Bernadette Malgorn et d’élections incapables de se libérer des enjeux hexagonaux.

Nous agirons pour que le prochain Conseil Régional de Bretagne en partenariat avec le Conseil général de Loire Atlantique, soutenus par les élus du Conseil Régional des Pays de la Loire s’étant engagés en faveur de l’unité territoriale, engagent d’ici 2014 auprès du pouvoir central un processus permettant au peuple Breton de s’exprimer librement sur l’unité territoriale et l’évolution de son cadre institutionnel.

Breizhistance/PSB

Fresque 44=BZH à Nantes : un grand succès !

freskMalgré la tempête annoncée et la pluie, près de 2000 personnes se sont rassemblées à Nantes ce week-end pour réaliser une fresque humaine en faveur de l’unité territoriale, BREIZHISTANCE-PSB participait évidemment à cette journée.  Hormis la tentative de perturbation d’un petit groupe d’extrême droite, vite repoussée,  la mobilisation était clairement réussie.

Aucun évènement de la campagne électorale n’aura à ce jour été aussi rassembleur. Malgré la volonté affichée par certains élus et responsables politiques, mais aussi par certains médias, de ne pas prendre sérieuxement en compte le problème de la partition administrative de la Bretagne, la société civile a clairement montré que la question ne pouvait être écarté de la campagne actuelle pour les élections régionales.

La population et les militants réunient ce samedi à Nantes ne pourront restés indéfinemment à attendre la Réunification administrative. Cette question devra être réglée avant les prochaines élections territoriales en 2014.

L’UMP ne récupéra pas la lutte pour l’unité territoriale !

DSC01226Aujourd’hui les militants rennais de BREIZHISTANCE-PSB se sont rendus au local de l’UMP à Rennes, pour rappeler au conseiller régional et candidat De Legge que la lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne dépassait l’effet d’annonce purement électoraliste. En effet il y a quelques jours le sénateur De Legge déposait une proposition d’amendement au Sénat présentée par l’UMP comme rendant désormais possible la Réunification de la Bretagne. Lire la position de BREIZHISTANCE-PSB ci joint :  http://www.breizhistance.tv/2010/02/07/que-de-leggeule/

Encore une fois l’UMP a voulu tromper les militants de la Réunification avec un amendement qui empêche l’expression démocratique du peuple Breton sur la question. Plutôt que d’attendre d’éventuels actes des élus PSF ou UMP en faveur de la Réunification, nous considérons aujourd’hui que c’est par la mobilisation et la pression de la société civile en Bretagne que nous construirons l’unité territoriale. C’est ce que nous sommes venu faire entendre devant le local de l’UMP en appelant à participer à la fresque humaine organisée par BRETAGNE Réunie et 44=BREIZH le samedi 27 février à Nantes.

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Que De Leggeule !

rn05_2500007_1_px_501__w_ouestfrance_BREIZHISTANCE- PSB dénonce l’hypocrisie du sénateur-maire- conseiller régional UMP Dominique de Legge. Un mois avant les élections régionales il vient de déposer au Sénat un projet d’amendement présenté comme « base de travail » à la Réunification, et comme rendant dorénavant « la Réunification de la Bretagne juridiquement possible ».

Cette proposition purement électoraliste avant les régionales, n’apporte en réalité rien de nouveau sur le fond. Dire qu’il est légalement impossible de Réunifier la Bretagne, et que l’amendement le permet maintenant, est faire passer l’UMP et Dominique de Legge pour les hérauts de l’unité territoriale Bretonne qu’ils ne sont pas. En pays Nantais, l’UMP mène la même tactique de contentement des réseaux militants en présentant  aux régionales le directeur de communication de Sarkozy, Franck Louvier, sois-disant récent convertit à la Réunification. Il s’agit bien ici de mieux communiquer pour ne rien faire ensuite.

En effet les articles concernant les modifications territoriales permettent déjà, avec de la volonté politique, d’entamer un processus de Réunification (L.4122-1* du Code général des Collectivités Territoriales et L. 72-1* de la Constitution) . Le problème du cadre législatif actuel est avant tout qu’il ne permet pas aux bretons de déterminer eux mêmes et démocratiquement leur cadre territoriale, puisque que les articles L.4122-1 et L.72-1 peuvent être interpréter comme donnant à la collectivité Pays de la Loire la possibilité de s’opposer à la volonté des Bretons et de leurs collectivités.ttt

Or l’amendement déposé par Dominique de Legge, appuie une nouvelle fois ce droit de veto, puisque l’article proposé ne permet pas au Conseil Général de Loire-Atlantique et au Conseil Régional de Bretagne de se passer de l’aval du Conseil Régional des Pays de la Loire. De plus il reviendrait encore à l’Etat Français de décider d’appliquer ou non la volonté du peuple Breton et des collectivités sensées les représenter en Bretagne.

A moins qu’un jour une assemblée du Conseil Régional PdL et son président dise « ok » à la Réunification de la Bretagne, ce qui n’est clairement pas envisageable, l’article de M. De Legge stipule que « Lorsqu’une consultation a été organisée, le rattachement ne peut être décidé que si le projet recueille, dans chacune des deux régions concernées, et dans le département concerné, l’accord de la majorité absolue ». Concrètement, dans le cas de l’application de cet amendement, la Réunification ne se ferait pas même si la majorité des Bretonnes et des Bretons de Loire-Atlantique et de Bretagne administrative votaient favorablement.

Si les représentants des collectivités en Bretagne, comme M. De Legge, souhaitaient vraiment l’unité territoriale, ils n’appuieraient pas une situation dénoncée depuis longtemps par l’ensemble des acteurs de la Réunification. La légitimité démocratique est bien de pouvoir permettre au peuple Breton de décider lui-même de son cadre administratif, sans la région Pays de la Loire, et même sans l’Etat Français.

Si les représentants du CG 44 et du CRB4 veulent réellement être les acteurs de la Réunification, ils doivent élaborer une stratégie et travailler au sein de leurs collectivités à la construction de l’unité territoriale, plutôt que de se placer dans une position attentiste vis à vis du Parlement Français. Notamment en dépassant la simple commission mixte existant entre le CG44 et le CRB4, en travaillant sur la question avec les représentants de la société civile (syndicats, fédérations sportive, ….), en invitant fermement le Parlement à légiférer sur le sujet.

rrrrPour BREIZHISTANCE- PSB un referendum sur la question de l’unité territoriale ne pourra se faire légitimement qu’avec les habitants de l’ensemble de la Bretagne. En cas d’organisation de ce referendum, la collectivité Pays de la Loire ne devrait avoir les moyens d’exercer des pressions médiatiques pendant au moins un an avant l’organisation de celui-ci, afin de ne pas influencer le vote en pays nantais. Si la question de l’unité territoriale devait être posée aux Bretonnes et aux Bretons, elle ne pourrait s’abstenir d’une question logique sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne.

Jonathan Guillaume, pour BREIZHISTANCE-PSB

*L’article L. 4122-1 du code général des collectivités territoriales est ainsi rédigé :

 » Les limites territoriales des régions sont modifiées par la loi après consultation des conseils régionaux et des conseils départementaux intéressés./ La modification des limites territoriales des régions peut être demandée par les conseils régionaux et les conseils départementaux intéressés. Lorsque cette modification est demandée par délibérations concordantes des conseils régionaux et des conseils départementaux intéressés, elle est prononcée par décret en Conseil d’Etat./ Lorsqu’un décret en Conseil d’Etat modifie les limites territoriales de départements limitrophes n’appartenant pas à la même région et qu’un avis favorable a été émis par les conseils départementaux et par les conseils régionaux, ce décret entraîne la modification des limites de la région.

*Extrait art. L.72-1 :

« Lorsqu’il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d’un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi »

100 propositions pour les élections régionales 2010

100 kinnig evit an dilennadegoù-rannvro 2010

Breizh mod-all

Une autre Bretagne est possible

100 propositions pour résister et construire en Bretagne

Consultez le manifeste en PDF : manifestonevez