Missing image

Communiqué du réseau « Tout Rennes lutte »

Sécuritaire, antisociale Où va la mairie de Rennes ?

Les mesures récentes de la mairie de Rennes prennent un tour nettement antisocial : tandis que s’accumulent les projets destinés à attirer les classes d’affaires à Rennes, les services publics municipaux subissent une offensive sans précédent.

L’installation prévue au couvent des Jacobins d’un centre des congrès en constitue sans doute l’exemple le plus emblématique. Loin de vouloir en faire un lieu utile à l’ensemble de la population, ce lieu est donc destiné au confort des hommes d’affaires. Ce projet faramineux (chiffré pour l’instant à 80 millions d’euros dont la moitié financée par la ville) est révélateur des priorités de la municipalité, qui privilégie une « stratégie de rayonnement », visant à positionner Rennes sur le marché des destinations pour touristes d’affaires, au détriment du développement et même du maintien des services publics municipaux.

Ceux-ci subissent en effet une offensive tous azimuts : fermeture de la maison de quartier de Maurepas, de la bibliothèque du quartier St Martin, de celle de Carrefour 18, et baisse drastique du budget de toutes les maisons de quartier. Les écoles maternelles et primaires sont également attaquées : ainsi à Villejean c’est l’école Kennedy qui va fermer. Parmi les arguments avancés, une baisse des effectifs observée par une étude statistique datant d’il y a deux ans et qui n’a plus de réalité aujourd’hui. La politique de la mairie concernant les écoles semble en réalité viser à la création de grands établissements scolaires, permettant la réalisation d’économies d’échelle et préparant leur future autonomie, dans la droite ligne de ce que préconise le gouvernement UMP. De plus, on ne trouve pas 200000 euros pour faire fonctionner l’école Kennedy, alors que pour la deuxième année consécutive, la ville de Rennes a accordé la même somme pour les trois jours du Forum Libération, qui n’a eu pour utilité que de donner la parole à des vedettes médiatiques qui l’ont déjà.

Les seules dépenses en hausse actuellement et qui concernent l’ensemble de la population sont d’une toute autre nature. Il s’agit du développement des mesures sécuritaires. Des caméras ont ainsi été installées place St Anne, et d’autres le seront au Gast à Maurepas, et la mairie embauche 11 policiers municipaux... Mais l’argent public est principalement mis au service de grands projets comme EuroRennes, qui consiste à rénover le quartier de la Gare pour accueillir la future Ligne à Grande Vitesse, qui ne profitera qu’aux entreprises et aux riches et certainement pas aux classes populaires.

La casse des services publics locaux n’est donc pas due à des contraintes budgétaires mais bien aux priorités dans l’utilisation de l’argent public définies par l’équipe municipale. Ces choix politiques tournent le dos aux intérêts de la population et c’est sans doute pour cela que ces décisions sont prises sans aucune concertation. Pour imposer une autre logique qui ne soit pas dictée par les intérêts économiques d’une minorité, les Rennaises et Rennais doivent faire irruption dans la vie politique locale, unir leurs mécontentements et lutter avec détermination, pour créer de nouveaux espaces de solidarités soustraits aux logiques marchandes et à l’emprise institutionnelle, à même de faire vivre une authentique démocratie locale. C’est le but du réseau « Tout Rennes lutte » qui se met actuellement en place autour d’individu-e-s, d’organisations politiques et de collectifs.

RASSEMBLEMENT JEUDI 24 JUIN à partir de 16H30 PLACE STE ANNE A RENNES

Pour faire entendre un refus global de la politique antisociale de la mairie de Rennes.

Action soutenue par Alternative Libertaire Rennes (AL), Breizhistance Indépendance et socialisme, Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL), Nouveau parti anticapitaliste Rennes (NPA).